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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Drame &#224; Saint-LiboireL'affaire Jean-Baptiste Guillemain (2)</title>
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		<dc:creator>Martin Ostiguy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
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		<dc:subject>faits divers</dc:subject>

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&lt;p&gt;Martin Ostiguy &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; dans Le Courrier de Sasint-Hyacinthe le 9 d&#233;cembre 2021. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 12 novembre 1897, deux semaines apr&#232;s le meurtre de son oncle Johnny Laplante de Saint-Liboire, le jeune Jean-Baptiste quitte la maison de sa tante o&#249; il r&#233;side depuis le d&#233;but du mois d'octobre et il retourne chez ses parents &#224; Biddeford, dans le Maine. Sit&#244;t d&#233;barqu&#233; du train, il croise un ami, Pierre Ledoux, et lui propose de &#171;prendre une brosse&#187;. Ils font le tour de plusieurs bars et chaque fois, il paie avec des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton1358-a96c5.jpg?1688732994' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Martin Ostiguy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Sasint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 9 d&#233;cembre 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Le 12 novembre 1897, deux semaines apr&#232;s le meurtre de son oncle Johnny Laplante de Saint-Liboire, le jeune Jean-Baptiste quitte la maison de sa tante o&#249; il r&#233;side depuis le d&#233;but du mois d'octobre et il retourne chez ses parents &#224; Biddeford, dans le Maine. Sit&#244;t d&#233;barqu&#233; du train, il croise un ami, Pierre Ledoux, et lui propose de &#171;prendre une brosse&#187;. Ils font le tour de plusieurs bars et chaque fois, il paie avec des billets de dix dollars. Lorsque Ledoux lui demande comment il s'est procur&#233; cet argent, il lui r&#233;pond qu'il l'a vol&#233; au cirque Barnum de Montr&#233;al o&#249; il a travaill&#233; pendant un mois. Ce mensonge se propage rapidement dans la petite communaut&#233; francophone de Biddeford et attire l'attention des forces de l'ordre. Faisant le lien avec le meurtre non r&#233;solu de Laplante au Canada, on arr&#234;te Guillemain.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;Palais de justice de Saint-Hyacinthe vers 1910&#034; src=&#034;https://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/Palais de justice, vers 1910.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Ses parents vont le visiter en prison. D&#232;s qu'il voit sa m&#232;re, il &#233;clate en sanglots. Lorsqu'elle lui demande s'il est coupable, il avoue imm&#233;diatement le crime mais il lui jure que c'est sa tante qui l'a fait boire pour le convaincre de tuer son oncle. Il va m&#234;me jusqu'&#224; d&#233;clarer que sa tante lui a promis de le marier d&#232;s que son mari serait mort. Les autorit&#233;s am&#233;ricaines communiquent imm&#233;diatement avec la police de Saint-Hyacinthe qui met la veuve Laplante en garde &#224; vue. Guillemain est alors extrad&#233; au Canada. On lui fait rencontrer sa tante et on observe la r&#233;action des deux pr&#233;sum&#233;s complices. Devant le d&#233;sarroi de la veuve, Guillemain avoue avoir menti et, cette fois, il accuse un voisin, Louis T&#233;trault d'avoir commis le crime. T&#233;trault aurait partag&#233; la somme vol&#233;e avec Guillemain pour acheter son silence.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;T&#233;trault est imm&#233;diatement mis sous arr&#234;t et les deux hommes sont incarc&#233;r&#233;s &#224; la prison de Saint-Hyacinthe. Le t&#233;moignage de Guillemain &#233;tant plein de contradictions, T&#233;trault est rapidement lib&#233;r&#233; et seul Guillemain est finalement accus&#233; du crime. Le d&#233;but du proc&#232;s est fix&#233; au 27 juin 1898. Il se d&#233;roulera au Palais de justice de Saint-Hyacinthe devant Louis Tellier, juge &#224; la Cour Sup&#233;rieure. Le 25 avril, Guillemain et un cod&#233;tenu faussent compagnie &#224; leurs gardiens. Ils seront repris &#224; Saint-Hilaire, trois jours plus tard. Cette tentative d'&#233;vasion n'aidera pas la cause du jeune homme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Lorsque s'ouvre le proc&#232;s, la foule est nombreuse et compos&#233;e en grande partie de femmes. L'accus&#233; est jeune et bel homme et sa m&#233;saventure fascine. Les grands journaux de Montr&#233;al, de Qu&#233;bec et m&#234;me de la c&#244;te est am&#233;ricaine envoient des reporters &#224; Saint-Hyacinthe pour couvrir l'&#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;L'avocat de la d&#233;fense, Alphonse Bourgeault, fait un travail remarquable d'apr&#232;s les journalistes pr&#233;sents au Tribunal. Il insiste constamment sur le fait que les preuves de la Couronne ne sont que circonstancielles. Personne n'a vu Guillemain commettre le meurtre. Le fait qu'il se soit retrouv&#233; avec l'argent du d&#233;funt ne veut pas dire qu'il a tu&#233; son oncle pour se le procurer. Malgr&#233; tout, lorsque le proc&#232;s se termine le 10 juillet, le jury rend un verdict de culpabilit&#233;. Le juge Tellier le condamne &#224; &#234;tre pendu par le cou jusqu'&#224; ce que mort s'ensuive le 30 septembre. Une semaine avant, gr&#226;ce au travail acharn&#233; de maitre Bourgeault, la peine est commu&#233;e en emprisonnement &#224; vie. Le 27 septembre, Guillemain est &#233;crou&#233; au p&#233;nitencier Saint-Vincent de Paul &#224; Laval dont il ne sortira qu'en 1914. On perd sa trace par la suite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;b&gt;Photo :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Palais de justice de Saint-Hyacinthe, vers 1910.&lt;br /&gt;
Collection du Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH085, Studio B.J. H&#233;bert.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/drame-a-saint-liboirel-affaire-jean-baptiste-guillemain-1&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Drame &#224; Saint-LiboireL'affaire Jean-Baptiste Guillemain (1)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Ostiguy</dc:creator>


		<dc:subject>Palais de Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Policier</dc:subject>
		<dc:subject>justice</dc:subject>
		<dc:subject>Martin Ostiguy</dc:subject>
		<dc:subject>faits divers</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Martin Ostiguy &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 4 novembre 2021. &lt;br class='autobr' /&gt;
La fin de l'ann&#233;e 1897 fut marqu&#233;e par un fait divers qui fit grand bruit &#224; l'&#233;poque dans la r&#233;gion. Le jeune Jean-Baptiste Guillemain de Biddeford, Maine, est accus&#233; d'avoir tu&#233; son oncle, Jean-Baptiste &#8216;Johnny' Laplante &#224; Saint-Liboire. Le crime a lieu samedi le 30 octobre en d&#233;but de soir&#233;e. Laplante a pass&#233; la journ&#233;e &#224; Sainte-Rosalie o&#249; il a emprunt&#233; une somme de 200 $ &#224; son p&#232;re, puis &#224; Saint-Hyacinthe pour faire des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton1353-6fc17.jpg?1688732994' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Martin Ostiguy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 4 novembre 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;La fin de l'ann&#233;e 1897 fut marqu&#233;e par un fait divers qui fit grand bruit &#224; l'&#233;poque dans la r&#233;gion. Le jeune Jean-Baptiste Guillemain de Biddeford, Maine, est accus&#233; d'avoir tu&#233; son oncle, Jean-Baptiste &#8216;Johnny' Laplante &#224; Saint-Liboire. Le crime a lieu samedi le 30 octobre en d&#233;but de soir&#233;e. Laplante a pass&#233; la journ&#233;e &#224; Sainte-Rosalie o&#249; il a emprunt&#233; une somme de 200 $ &#224; son p&#232;re, puis &#224; Saint-Hyacinthe pour faire des emplettes. Il s'embarque dans le train de 17:30 qui le ram&#232;ne vers Saint-Liboire. &#192; son arriv&#233;e au village, il s'arr&#234;te chez le marchand g&#233;n&#233;ral, &#201;phrem Dupont pour acheter un quart de livre de th&#233; fort. Il quitte le magasin vers 18:30. Il ne lui reste que dix minutes &#224; marcher avant d'&#234;tre arriv&#233; chez lui. Il salue Dupont, qui sera le dernier &#224; le voir vivant et s'&#233;loigne dans l'obscurit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH867/Jean-Baptist948d-098d3.jpg?1692352211' style='border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='867' /&gt;Vers 19:00, la voiture conduite par Hormidas Lapierre, stoppe net au milieu de la route. Lapierre descend et va voir ce qui a arr&#234;t&#233; son cheval. Il fait noir et il ne distingue pas grand-chose mais il constate tout de m&#234;me qu'un homme, soit ivre, soit bless&#233;, est &#233;tendu de tout son long sur le chemin. Il se rend chez le plus proche voisin pour y prendre un fanal. Le sort veut que la maison la plus pr&#232;s soit celle de la victime. Madame Laplante est aussit&#244;t convaincue qu'il s'agit de son &#233;poux. Lapierre, accompagn&#233; de quelques voisins, se rend de nouveau pr&#232;s de l'homme. Ce dernier baigne dans une mare de sang. Il a visiblement &#233;t&#233; frapp&#233; derri&#232;re la t&#234;te puis sur la m&#226;choire. On court pr&#233;venir le docteur Berthiaume qui constate le d&#233;c&#232;s et qui s'empresse de pr&#233;venir le coroner Blanchard. Le cadavre du pauvre Laplante est alors transport&#233; chez lui et pos&#233; sur la table de la cuisine. Sa femme, ses sept enfants et son neveu, en visite de Biddeford depuis le 5 octobre, semblent constern&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;On pensa un temps que Laplante aurait pu &#234;tre &#233;tendu sur la route pour une raison inconnue et que le cheval de Lapierre aurait pu lui infliger les blessures constat&#233;es sur sa d&#233;pouille. Mais le coroner &#233;carta assez rapidement cette hypoth&#232;se. Il &#233;tait clair, tant pour lui que pour le docteur Berthiaume, que Johnny Laplante avait &#233;t&#233; victime d'un meurtre. Le b&#226;ton qui servit au crime fut d'ailleurs rapidement retrouv&#233; derri&#232;re la grange de Laplante. Le motif du crime ne fut pas non plus difficile &#224; trouver. Tout le monde savait que Laplante, jamais tr&#232;s discret lorsqu'il &#233;tait question d'argent, se rendait &#224; Saint-Hyacinthe pour y collecter des sommes cette journ&#233;e-l&#224;. Or aucun montant significatif ne fut retrouv&#233; sur lui.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Le jeune Guillemain, &#226;g&#233; de 17 ans, est le fils de la s&#339;ur de Mathilda Berthiaume Laplante, la femme du d&#233;funt. Il habite chez les Laplante depuis le d&#233;but du mois. Au moment du meurtre, il s'est absent&#233; pour aller rentrer les chevaux qui &#233;taient encore au pacage. Il y avait bien une demi-heure que sa tante lui demandait de le faire mais il lui r&#233;pondait que &#231;a ne pressait pas. Lorsqu'il d&#233;cide d'y aller, il refuse que son cousin le plus vieux l'accompagne. Plus tard, lorsque Lapierre cogne &#224; la porte, il refuse net de l'accompagner pour identifier l'homme &#233;tendu sur la route. Il n'en faut pas plus pour mettre la puce &#224; l'oreille des autorit&#233;s, mais Guillemain a d&#233;j&#224; quitt&#233; le Canada et est retourn&#233; &#224; Biddeford&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&#192; suivre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;b&gt;Photo :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste Guillemain.&lt;br /&gt;
Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH478.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/drame-a-saint-liboirel-affaire-jean-baptiste-guillemain-2&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Article 2 &gt;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cour du recorder de Saint-Hyacinthe (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/cour-du-recorder-de-saint-848</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/cour-du-recorder-de-saint-848</guid>
		<dc:date>2018-01-09T16:31:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Palais de Justice</dc:subject>
		<dc:subject>justice</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Vincent Bernard, historien, archiviste au Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe. &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 24 ao&#251;t 2017. &lt;br class='autobr' /&gt; Bien que nous abordions les prisons dans le pr&#233;c&#233;dent article, la Cour du recorder a plut&#244;t tendance &#224; infliger des amendes aux individus reconnus coupables. Selon les criminologues Pierre Tremblay et Guy Therriault : &#171; L'emprisonnement commun est principalement un emprisonnement n&#233;gatif, la plupart des individus incarc&#233;r&#233;s l'&#233;tant par d&#233;faut, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton848-62829.jpg?1688726738' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Vincent Bernard, historien, archiviste au Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 24 ao&#251;t 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Bien que nous abordions les prisons dans le pr&#233;c&#233;dent article, la Cour du recorder a plut&#244;t tendance &#224; infliger des amendes aux individus reconnus coupables. Selon les criminologues Pierre Tremblay et Guy Therriault : &#171; L'emprisonnement commun est principalement un emprisonnement n&#233;gatif, la plupart des individus incarc&#233;r&#233;s l'&#233;tant par d&#233;faut, c'est-&#224;-dire pour n'avoir pas pay&#233; l'amende &#224; laquelle ils avaient &#233;t&#233; condamn&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#192; cet effet, 155 personnes payent une amende pour des infractions aux r&#232;glements municipaux en 1890. N&#233;anmoins, le recorder Sicotte condamne tout de m&#234;me : &#171; sept d&#233;linquants &#224; la prison commune du District de St-Hyacinthe pour des termes variant de huit jours &#224; deux mois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/cour du recorder/CH548_S8-SS1-D1_Police-radar-2.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Un moyen de r&#233;guler&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; En fonction depuis 1889, la Cour du recorder change de nom en 1952 &#224; la suite de l'adoption de la Loi concernant les recorders et les Cours du recorder. Elle se nomme dor&#233;navant la Cour municipale de Saint-Hyacinthe. Les causes entendues lors de ses 63 ans d'existence fournissent un &#233;clairage int&#233;ressant sur la communaut&#233; maskoutaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin de saisir l'&#233;volution du monde illicite r&#233;gional, nous comparons des rapports soumis par la Cour du recorder de Saint-Hyacinthe. Pour les ann&#233;es 1917 et 1950, il y a respectivement 64 et 953 infractions recens&#233;es. Ce sont les infractions reli&#233;es &#224; la circulation qui expliquent en partie cette augmentation. Le changement de moyen de locomotion : le passage du cheval &#224; l'automobile et sa d&#233;mocratisation font exploser le nombre de d&#233;lits. En 1950, 64 % des infractions sont li&#233;es &#224; la circulation automobile, alors qu'en 1917 aucun d&#233;lit n'y est relatif. En comparaison, 5 % des infractions de 1917 concernent la circulation &#224; cheval, tandis qu'aucune infraction n'y est li&#233;e en 1950.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sans &#233;gard aux violations des r&#232;glements de circulation, les condamnations pour ivresse dans un lieu public sont les plus fr&#233;quentes. En 1917, sur un total de 48 cas, 23 sont li&#233;s &#224; l'ivresse. Cette proportion reste semblable 33 ans plus tard, puisque 99 d&#233;lits sur 228 y sont associ&#233;s. Soulignons toutefois qu'entre 1921 et 1951, la population maskoutaine a presque doubl&#233;, passant de 10 859 &#224; 20 236 citoyens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au-del&#224; de ces statistiques r&#233;v&#233;latrices des tentatives de r&#233;gulation sociale, penchons-nous sur certains cas de fa&#231;on plus approfondie. Par exemple, &lt;em&gt;Le Courrier&lt;/em&gt; du 19 avril 1905 recense le cas d'une femme fr&#233;quemment condamn&#233;e : &#171; Pas chanceuse cette [femme] qui ne passe gu&#232;re l'ann&#233;e sans attraper quelques sentences. La cour du recorder vient encore de condamner cette cliente assidue &#224; deux semaines de prison pour vagabondage &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'historienne Mary Anne Poutanen d&#233;montre que des femmes vagabondes utilisent cette pratique d'emprisonnement &#224; r&#233;p&#233;tition comme strat&#233;gie de survie face aux dangers de la vie dans la rue : &#171; Plusieurs femmes [&#8230;] pour &#233;viter les intemp&#233;ries, prof&#233;raient des menaces ou commettaient de petits d&#233;lits dans l'espoir d'&#234;tre jet&#233;es en prison ou d'&#234;tre envoy&#233;es en maison de correction &#187;. Une fois incarc&#233;r&#233;es, ces femmes peuvent profiter de nourriture et d'un toit les prot&#233;geant du froid.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or, l'analyse historique de sources judiciaires n&#233;cessite de prendre en consid&#233;ration le &#171; chiffre noir &#187;, c'est-&#224;-dire le nombre total des d&#233;lits commis. Ce ne sont pas tous les d&#233;linquants qui se font prendre. Pour cette raison, nous pouvons pr&#233;sumer que le nombre des cas r&#233;els est plus important que le nombre des cas recens&#233;s. Il est donc essentiel de multiplier les sources d'information pour se rapprocher le plus possible de la r&#233;alit&#233; du monde illicite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi, dans les archives municipales, nous retrouvons une plainte d&#233;pos&#233;e le 2 septembre 1952 par des Maskoutains r&#233;sidant sur la rue Vaudreuil. Ils y rapportent un d&#233;lit qui n'a pas &#233;t&#233; appr&#233;hend&#233; par les policiers et demandent : &#171; au Conseil de ville de faire pression aupr&#232;s des autorit&#233;s, pour faire fermer d&#233;finitivement un d&#233;bit clandestin de boisson (un trou) [&#8230;] qui op&#232;re le samedi soir apr&#232;s 2 heures du matin et surtout le dimanche toute la journ&#233;e pour cause de spectacle ind&#233;cent et de bruit &#187;. Les citoyens d&#233;positaires de la plainte concluent en sp&#233;cifiant que : &#171; La boisson se trouve dans un hangar ou dans un petit &#233;tablissement dans le fond de la cour &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En somme, les informations que referment les archives associ&#233;es &#224; la Cour du recorder nous permettent de mettre en lumi&#232;re son histoire institutionnelle et les diff&#233;rentes r&#233;alit&#233;s sociales de la r&#233;gion maskoutaine du d&#233;but du XXe si&#232;cle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Contr&#244;le de vitesse durant les ann&#233;es 1960.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH548.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/cour-du-recorder-de-saint&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;color: rgb(51, 51, 51); font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 13.0013px; background-color: rgb(252, 252, 252);&#034;&gt;Pour obtenir une version de ce texte avec les notes de r&#233;f&#233;rence, &lt;a href=&#034;http://histoiredemaska.com/IMG/pdf/cour_du_recorder_de_st-hyacinthe_2_avec_notes.pdf&#034;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cour du recorder de Saint-Hyacinthe (1)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Palais de Justice</dc:subject>
		<dc:subject>justice</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Vincent Bernard, historien, archiviste au Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe. &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 17 ao&#251;t 2017. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Voici les r&#233;sultats des comparutions qui ont eu lieu en Cour du recorder cette semaine : Joseph Lacasse; arr&#234;t&#233; par le constable Gaucher pour ivresse : 3 jours [de prison]. Arthur L'Heureux; pour le m&#234;me d&#233;lit : 15 jours. Roland L&#233;tourneau; pour exc&#232;s de vitesse en automobile : 20 $ ou 8 jours. Charles-&#201;mile Bernier de Qu&#233;bec; pour avoir colport&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/palais-de-justice" rel="tag"&gt;Palais de Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/justice" rel="tag"&gt;justice&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton847-9c8f9.jpg?1688726738' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Vincent Bernard, historien, archiviste au Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 17 ao&#251;t 2017.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#171; Voici les r&#233;sultats des comparutions qui ont eu lieu en Cour du recorder cette semaine : Joseph Lacasse; arr&#234;t&#233; par le constable Gaucher pour ivresse : 3 jours [de prison]. Arthur L'Heureux; pour le m&#234;me d&#233;lit : 15 jours. Roland L&#233;tourneau; pour exc&#232;s de vitesse en automobile : 20 $ ou 8 jours. Charles-&#201;mile Bernier de Qu&#233;bec; pour avoir colport&#233; des images et ce sans licence : sentence suspendue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ces cas dont il est question dans l'&#233;dition du 20 avril 1934 du journal &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; illustrent la diversit&#233; des causes entendues devant la Cour du recorder de Saint-Hyacinthe tout au long de la premi&#232;re moiti&#233; du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Fond&#233;e en d&#233;cembre 1889, elle est l'anc&#234;tre de l'actuelle Cour municipale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/cour du recorder/CH478,-Ancien-palais-de-justice-vers-1905_Logo.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Son origine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Lors du Conseil municipal du 6 d&#233;cembre 1889, une motion est adopt&#233;e afin qu'un comit&#233; soit charg&#233; d'organiser le plus t&#244;t possible une Cour du recorder en conformit&#233; avec la charte municipale. L'affaire est aussit&#244;t d&#233;plor&#233;e par la presse locale, alors que Le Courrier reproche aux &#233;lus maskoutains de d&#233;penser inutilement les revenues de la ville : &#171; Nous ne comprenons gu&#232;re l'&#224;-propos d'augmenter les d&#233;penses de la ville pour cr&#233;er un tribunal dont personne ne ressent l'utilit&#233;, que personne ne demande et dont on peut fort bien se dispenser pour le pr&#233;sent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les membres du Conseil vont tout de m&#234;me de l'avant lors de la s&#233;ance du 20 d&#233;cembre en adoptant le rapport du comit&#233; sp&#233;cial charg&#233; de la question. Les auteurs du rapport recommandent notamment aux autorit&#233;s provinciales de nommer le sh&#233;rif Victor-Benjamin Sicotte et Robert Desch&#234;nes, respectivement recorder et greffier de cette cour. Alors que Sicotte r&#233;clame une r&#233;mun&#233;ration annuelle de 200 $, Desch&#234;nes consent plut&#244;t &#224; agir comme greffier aux conditions suivantes : &#171; Il ne recevra pour toute indemnit&#233; que les frais et honoraires qui seront fix&#233;s par le tarif adopt&#233; suivant la loi et dans les cas seulement o&#249; ils pourront &#234;tre collect&#233;s du d&#233;fendeur. Chaque fois qu'un jugement sera contre le Conseil [&#8230;] il ne r&#233;clamera rien dudit Conseil &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avec l'adoption du Code criminel du Canada en 1892, les cours du recorder exercent : &#171; les m&#234;mes comp&#233;tences criminelles que tout magistrat ou juge des sessions de la paix [&#8230;] Il s'agit notamment du pouvoir de juger des poursuites sommaires ainsi que des d&#233;lits pour lesquels un magistrat sans jur&#233; suffit &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Selon le chapitre 83 des Statuts refondus de la province de Qu&#233;bec de 1888, la Cour du recorder de Saint-Hyacinthe a juridiction afin de : &#171; juger sommairement toute poursuite pour le recouvrement des amendes ou p&#233;nalit&#233;s impos&#233;es par cet acte ou par tout r&#232;glement du conseil &#187;. L'article 187 de ce m&#234;me chapitre donne quelques d&#233;tails sur le lieu de d&#233;tention des d&#233;linquants : &#171; Chaque fois que [&#8230;] l'emprisonnement est inflig&#233;, cet emprisonnement devra se faire dans la prison commune du district de St-Hyacinthe ou dans la prison de ville de St-Hyacinthe selon qu'il sera prescrit par le jugement ou la conviction &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; cette &#233;poque, il existe un p&#233;nitencier dans le palais de justice du district judiciaire de Saint-Hyacinthe. Construit en 1861, l'&#233;difice, et plus sp&#233;cifiquement sa section p&#233;nitentiaire, est typique de cette p&#233;riode. Dans son ouvrage sur les principaux immeubles maskoutains, Louise Voyer d&#233;crit l'int&#233;rieur de cette section de la b&#226;tisse : &#171; le double alignement des cellules, adoss&#233;es les unes aux autres, et leur ouverture unique donnant sur un corridor d'o&#249; viennent la ventilation et la lumi&#232;re du jour [&#8230;] les dimensions des cellules, leur destination, identifi&#233;es sur les plans, font preuve d'une intention certaine d'humaniser la d&#233;tention &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous retrouvons &#233;galement des cellules &#224; la station de police et pompier maskoutaine, lieu m&#234;me o&#249; le Conseil municipal a &#233;tabli la Cour du recorder. Nous pouvons lire dans l'&#233;dition du Courrier du 24 septembre 1895 que : &#171; Edmond Beaunoyer n'a pas eu la main heureuse vendredi soir. Son fr&#232;re Joseph &#233;tait &#224; cuver son vin dans l'une des cellules de la station de police quand il s'avisa d'aller lui porter du r&#233;confort sous forme d'un flacon rempli d'une boisson quelconque. La police l'invita &#224; p&#233;n&#233;trer dans la cellule pour donner plus libre cours &#224; ses effusions fraternelles et l'y enferma &#224; double tour &#187;. &#192; noter que la Cour a condamn&#233; Edmond &#224; &#171; trois piastres &#187; d'amende ou 15 jours de prison pour cette m&#233;saventure.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Ancien palais de justice de Saint-Hyacinthe vers 1905.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH478.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/cour-du-recorder-de-saint-848&#034;&gt;Article 2 &gt;&gt;&#8203;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour obtenir une version de ce texte avec les notes de r&#233;f&#233;rence, &lt;a href=&#034;http://histoiredemaska.com/IMG/pdf/cour_du_recorder_de_st-hyacinthe_1_avec_notes.pdf&#034;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les grands disparus des ann&#233;es 1960 (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/les-grands-disparus-des-annees-527</link>
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		<dc:date>2016-03-02T16:38:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Patrimoine b&#226;ti</dc:subject>
		<dc:subject>Palais de Justice</dc:subject>
		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Anne-Sophie Robert &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 7 mars 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; L'ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve &lt;br class='autobr' /&gt; Le stationnement situ&#233; entre les rues Sainte-Marie, Duclos et Saint-Antoine a &#233;t&#233; le site d'une institution qui apporta aide et r&#233;confort &#224; de nombreux maskoutains pendant 85 ans, soit de 1878 &#224; 1963. Cette institution, nomm&#233;e l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve, appartenait aux S&#339;urs de la Charit&#233; de Saint-Hyacinthe. &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#339;uvre d&#233;bute en 1863 dans une maison de la rue Saint-Simon et d&#233;m&#233;nage sur la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/palais-de-justice" rel="tag"&gt;Palais de Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton527-543c2.jpg?1688695542' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Par &lt;strong&gt;Anne-Sophie Robert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 7 mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;L'ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le stationnement situ&#233; entre les rues Sainte-Marie, Duclos et Saint-Antoine a &#233;t&#233; le site d'une institution qui apporta aide et r&#233;confort &#224; de nombreux maskoutains pendant 85 ans, soit de 1878 &#224; 1963. Cette institution, nomm&#233;e l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve, appartenait aux S&#339;urs de la Charit&#233; de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'&#339;uvre d&#233;bute en 1863 dans une maison de la rue Saint-Simon et d&#233;m&#233;nage sur la rue Concorde avant de s'installer d&#233;finitivement sur la rue Saint-Antoine. On y engage des ouvri&#232;res dans le besoin pour effectuer des travaux de couture. Les religieuses fournissent &#233;galement des repas aux pauvres. Vers 1878, l'ouvroir accueille les orphelins du dioc&#232;se de Saint-Hyacinthe et devient un hospice pour dames &#226;g&#233;es de 1909 &#224; 1963.&lt;br /&gt; La fermeture de l'ouvroir devient une &#233;ventualit&#233; d&#232;s 1960 lorsque le maire Jacques Fontaine envoie une lettre &#224; la r&#233;v&#233;rende m&#232;re Lachapelle lui expliquant que des pressions des marchands et de diff&#233;rentes associations locales incitent le conseil municipal &#224; cr&#233;er des stationnements hors-rue et que le meilleur choix serait d'agrandir le terrain de stationnement situ&#233; rue Saint-Antoine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans une lettre dat&#233;e du 25 mars 1960, s&#339;ur Lachapelle informe le maire que la corporation des S&#339;urs de la Charit&#233; accepte la proposition de la ville d'acqu&#233;rir l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve, pour la somme de 150 000,00 $. La ville propose 125 000,00 $ mais la contre-offre est refus&#233;e par les religieuses. Finalement, le 29 mars 1961, le greffier informe les S&#339;urs de la Charit&#233; que la ville accepte de payer 150 000,00 $ en plus de donner un d&#233;lai de trois ans pour assurer l'hospitalisation des personnes vivant &#224; l'Ouvroir. La cit&#233; est autoris&#233;e &#224; prendre possession de l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve le 25 juillet 1963. C'est le 6 septembre 1963 que l'&#233;difice est d&#233;moli.&lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH197/125-Ouvroir-c8f9-45621.jpg?1692352211' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-top: 15px; margin-bottom: 15px;' width='500' height='197' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Le palais de justice&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; En 1857, l'Acte du parlement cr&#233;e 12 nouveaux districts judiciaires dont un &#224; Saint-Hyacinthe. En 1861, la construction du palais de justice, confi&#233;e &#224; l'entrepreneur Charles Peter de Qu&#233;bec et au sous-contracteur M. Connolly, est presque termin&#233;e. Un autre palais de justice avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; construit en haut de la rue Concorde mais celui-ci avait &#233;t&#233; d&#233;truit par un incendie en 1859. L'&#233;difice construit en 1861 a la double fonction de cour de justice et de p&#233;nitencier. Il est situ&#233; au m&#234;me endroit que celui que l'on conna&#238;t aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deux agrandissements modifient le plan initial de l'&#233;difice, en 1877 et 1916. Des r&#233;novations suscitent la controverse et la dispute entre Daniel Johnson, d&#233;put&#233; de Bagot et Ren&#233; St-Pierre, d&#233;put&#233; lib&#233;ral de Saint-Hyacinthe. Ce dernier affirme que les co&#251;ts auraient &#233;t&#233; moins &#233;lev&#233;s si on avait construit un nouvel &#233;difice &#224; la place de restaurer l'ancien. Finalement, on apprend dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 24 novembre 1960 que Ren&#233; L&#233;vesque, alors ministre des travaux publics, annonce la construction d'un nouveau palais de justice pour Saint-Hyacinthe. Le nouvel &#233;difice de style contemporain est l'&#339;uvre des architectes Desnoyers et Brodeur. On dit dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;du 22 juin 1961 qu'il ressemblera au Metropolitain Opera du Lincoln Center de New York.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'ancien palais de justice est d&#233;moli &#224; la fin mai et d&#233;but juin 1961 par les entrepreneurs Guilmaine &amp; Fr&#232;res de Saint-Hyacinthe. C'est le 14 f&#233;vrier 1965 qu'a lieu l'inauguration du nouvel &#233;difice par l'honorable Claude Wagner, ministre de la justice. Pour sa part, Daniel Johnson continue d'&#234;tre contre l'id&#233;e de cette nouvelle construction. Il affirme dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 9 avril 1964 que : &#171; l'ancien palais de justice avait un caract&#232;re exceptionnel sur le plan artistique et cadrait bien avec le d&#233;cor de Saint-Hyacinthe. Si le gouvernement a d&#233;cid&#233; de gaspiller un demi-million de dollars pour remplir une promesse &#233;lectorale, il en portera la responsabilit&#233;.&#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette vague de d&#233;molition dans les villes du Qu&#233;bec de la d&#233;cennie soixante conduit &#224; la cr&#233;ation de la loi sur les biens culturels adopt&#233;e en 1972 qui &#171; a pour but de favoriser la sauvegarde et la mise en valeur des &#233;l&#233;ments les plus repr&#233;sentatifs et les mieux conserv&#233;s de notre patrimoine, qu'il s'agisse de lieux, de b&#226;timents, d'objets d'art ou d'ethnologie, de sites ou de collections arch&#233;ologiques, d'archives ou de documents imprim&#233;s. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; Saint-Hyacinthe, les projets de d&#233;molition ou de modification doivent passer devant le comit&#233; d'urbanisme, mais c'est le conseil municipal qui a le dernier mot. Il est aussi &#224; noter que certains secteurs de la ville, tels qu'une partie de la rue Girouard et de la rue Saint-Pierre &#224; La Providence, jug&#233;s patrimoniaux, sont prot&#233;g&#233;s par un r&#232;glement. Heureusement, il reste toujours les photographies pour garder en m&#233;moire ces beaux &#233;difices qui ont fait la beaut&#233; et l'histoire de Saint-Hyacinthe, il y a de nombreuses ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photos:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; L'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve vers 1920 et le palais de justice vers 1915&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le dernier d'une s&#233;rie de deux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/les-grands-disparus-des-annees&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1 &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La rue Rosalie</title>
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		<dc:date>2014-10-08T19:29:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>incendie</dc:subject>
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&lt;p&gt;Par Philippe Pothier &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 31 mai 1975 &lt;br class='autobr' /&gt; Cette jolie rue de Saint-Hyacinthe, bord&#233;e par les grands ormes du parc Dessaulles, tenait son nom de l'&#233;pouse du seigneur Jean Dessaulles, n&#233;e Rosalie Papineau, elle-m&#234;me s&#339;ur de Louis-Joseph Papineau, le grand patriote de 1837. Elle d&#233;bute au &#171; Mont d'or &#187; et se termine &#224; la gare du chemin de fer. D'apr&#232;s le proc&#232;s-verbal des rues (5 octobre 1888) elle &#171; commence sur le c&#244;t&#233; sud de la ligne du chemin de fer du Grand (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/palais-de-justice" rel="tag"&gt;Palais de Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/gare" rel="tag"&gt;gare&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton234-ae5b2.jpg?1688733006' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Par &lt;strong&gt;Philippe Pothier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 31 mai 1975&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cette jolie rue de Saint-Hyacinthe, bord&#233;e par les grands ormes du parc Dessaulles, tenait son nom de l'&#233;pouse du seigneur Jean Dessaulles, n&#233;e Rosalie Papineau, elle-m&#234;me s&#339;ur de Louis-Joseph Papineau, le grand patriote de 1837. Elle d&#233;bute au &#171; Mont d'or &#187; et se termine &#224; la gare du chemin de fer. D'apr&#232;s le proc&#232;s-verbal des rues (5 octobre 1888) elle &#171; commence sur le c&#244;t&#233; sud de la ligne du chemin de fer du Grand Tronc et se continue jusqu'&#224; la rue Girouard, sur une largeur de trente-trois pieds &#187;. Aujourd'hui elle se nomme rue de l'H&#244;tel-de-Ville.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans les premi&#232;res ann&#233;es du si&#232;cle, de magnifiques maisons victoriennes l'encadraient du c&#244;t&#233; est &#224; partir de la rue Girouard. Il en reste encore quelques-unes. Parmi les citoyens en vue qui y ont r&#233;sid&#233; &#224; l'&#233;poque de mon enfance, il y avait le docteur Gaston Lapierre, devenu plus tard l'un des plus c&#233;l&#232;bres p&#233;diatres de Montr&#233;al. Il demeurait sur l'emplacement de l'&#233;difice actuel de l'H&#244;tel de ville. Vers le nord habitaient le docteur &#201;mile Saint-Jacques (qu'il ne faut pas confondre avec le docteur Eug&#232;ne Saint-Jacques, ancien maire de la ville), l'avocat Aim&#233; Gendron, p&#232;re du grand criminaliste Lucien Gendron, les marchands Henri Sicotte, Jules Richer et Arthur S&#233;guin, le notaire Elz&#233;ar Chabot, le greffier de la ville Solyme Carreau et le courtier d'assurance Edmond Duckett.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Mon p&#232;re avait lou&#233; de M. Jules Richer vers 1907 une coquette maison de briques &#224; pignon et &#224; deux &#233;tages avec galerie en fa&#231;ade tout pr&#232;s du trottoir. Elle faisait face au sinistre mur de pierre qui entourait la cour de la prison.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Tout &#224; c&#244;t&#233; de la maison se trouvait un minuscule parterre o&#249; poussait un peu d'herbe envahie par le plantain et le pissenlit. Il n'y avait qu'un seul arbre, un &#233;rable d'assez bonne taille que mon p&#232;re entaillait au printemps. En &#233;t&#233;, nous allions tous les deux le soir d&#233;raciner des pissenlits, non pas pour en manger les feuilles, mais pour faire une tisane avec les racines qui, selon les herboristes, avait une certaine vertu contre la maladie et servait &#224; purifier le sang. C'&#233;tait amer &#224; faire grimacer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Notre maison donnait sur la face lat&#233;rale du Palais de Justice et du logement du ge&#244;lier, le vieux p&#232;re Benoit, qui avait la garde des prisonniers dont on pouvait voir les fen&#234;tres des cellules munies de barreaux de fer par-dessus le mur du pr&#233;au. Des marguerites fleurissaient dans le champ entre le mur et la rue. Pr&#232;s de la porte d'entr&#233;e, il y avait une balan&#231;oire &#224; deux bancs o&#249; les vieilles filles Benoit venaient se bercer le soir sous un arbuste de lilas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH634/Palais_justi3f13-ab428.jpg?1692352212' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='634' /&gt;&#192; l'intersection de la rue Dessaulles, dans l'assiette de la rue, se trouvaient d'immenses trappes en bois garnies de pentures ferr&#233;es qui fermaient un r&#233;servoir souterrain. Lorsque les voitures y passaient, l'on entendait le bruit sourd des sabots des chevaux et le roulement des roues aux jantes bard&#233;es d'acier. Plusieurs de ces citernes avaient &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;es en diff&#233;rents points de la ville, dont une beaucoup plus grande, sur la rue Girouard, face au parc Dessaulles. Elles servaient de r&#233;serve d'eau pour la brigade des pompiers au cas d'incendie dans le voisinage. Les pompes &#224; vapeur pouvaient y tirer une &#233;norme quantit&#233; d'eau sur place au lieu de la remonter de la rivi&#232;re qui &#233;tait encore assez &#233;loign&#233;e de la haute ville. Quand, quelques ann&#233;es plus tard, la distribution de l'eau fut am&#233;lior&#233;e par un nouveau r&#233;seau et l'installation des bornes-fontaines, les r&#233;servoirs furent remplis et l'on fit le pavage des rues.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La rue Rosalie &#233;tait l'une des art&#232;res les plus achaland&#233;es de la ville. Elle conduisait &#224; la gare. Tout le monde voyageait par chemin de fer car il n'y avait aucun autre moyen de transport &#224; longue distance &#224; cette &#233;poque. Le seul trottoir qui longeait cette rue &#233;tait rempli &#224; toute heure de gens press&#233;s portant des valises de tous genres qui se h&#226;taient dans les deux sens.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Vers cinq heures, il y avait au moins une dizaine de trains qui arrivaient et partaient soit du c&#244;t&#233; de Montr&#233;al, de Qu&#233;bec, de Sherbrooke et de la c&#244;te du Maine. Vers 1910, une vingtaine de convois passaient par Saint-Hyacinthe sans compter les trains de fret. Quelques-uns avaient leur nom comme &#171; le Local, le Nicolet, l'Express Maritime et l'Oc&#233;an Limit&#233;e &#187;. Deux immenses tableaux noirs &#233;taient accroch&#233;s &#224; la devanture de la gare o&#249; l'on &#233;crivait &#224; la craie le num&#233;ro du convoi, sa destination et sa provenance, l'heure de l'arriv&#233;e et du d&#233;part ainsi que le retard pr&#233;vu. L'un servait au trafic vers l'est et l'autre vers Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le &#171; Local &#187; partait tous les matins vers sept heures de Sainte-Rosalie pour Montr&#233;al. Il revenait &#224; midi, repartait un peu avant deux heures pour rentrer &#224; l'heure du souper. Le p&#232;re Casavant et son assistant, le grand H&#233;tu, les contr&#244;leurs du train, &#233;taient des personnages connus de toute la population et sont rest&#233;s, l&#233;gendaires dans la r&#233;gion. Le petit village de Sainte-Rosalie, &#224; quelque trois milles de Saint-Hyacinthe, &#233;tait alors un centre ferroviaire important avec d'immenses ateliers de r&#233;paration et plaques tournantes pour locomotives. C'&#233;tait un point de jonction tr&#232;s occup&#233; qui divisait la ligne du Grand Tronc allant vers Sherbrooke et les &#201;tats-Unis, et celle de l'Intercolonial qui se rendait jusqu'&#224; Halifax en passant par L&#233;vis et Qu&#233;bec. La petite ligne du Pacifique Canadien desservant Farnham et Saint-Guillaume passait aussi &#224; Sainte-Rosalie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Tous les h&#244;tels de la ville avaient leur omnibus, sorte de char &#224; bancs avec toit et petites fen&#234;tres sur les c&#244;t&#233;s, marchepied et porte &#224; l'arri&#232;re. Les cochers, soit pour ne pas manquer le train ou pour l'honneur de la maison, entreprenaient des courses et poussaient leurs chevaux au galop dans un nuage de poussi&#232;re et un vacarme infernal dignes des ar&#232;nes et des quadriges de l'Empire romain. Je vois toujours le charretier de l'H&#244;tel Canada, &#171; Tit Ange &#187; Jarret, fouettant sa monture &#224; tour de bras et vocif&#233;rant des encouragements de sa voix &#233;raill&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il y avait aussi des voitures de louage que l'on nommait &#171; voitures de charretier &#187;. L'&#233;t&#233;, l'on se servait des victorias &#224; deux bancs face &#224; face avec marchepieds de chaque c&#244;t&#233;, lanternes et garde-boue, mont&#233;es sur quatre roues caoutchout&#233;es et munies d'une capote en tissu imperm&#233;able. Les banquettes recouvertes d'un capitonnage de cuir manquaient souvent de rembourrage et l'on sentait les ressorts sous le si&#232;ge. L'hiver, on changeait de mod&#232;le. C'&#233;tait, soit la victoria d'&#233;t&#233; mont&#233;e sur patins avec de larges couvertures en peau de vache retombant sur l'arri&#232;re, soit le cab ou carrosse ferm&#233; avec portes lat&#233;rales perc&#233;es par une fen&#234;tre. On les appelait des &#171; carrioles &#187;. On pouvait toujours reconna&#238;tre ces voitures sans les voir par le carillon de leurs grelots qui sonnaient clair ou &#224; l'&#233;touff&#233;e selon que le temps &#233;tait limpide et sec ou humide et neigeux. C'&#233;tait le charme de cette &#233;poque que d'entendre tinter ces clochettes dans la neige, dans le soleil du matin ou le silence du soir. Jusqu'au Bon Dieu qui voyageait en voiture de charretier. T&#244;t le matin, le pr&#234;tre allait donner la communion &#224; un malade ou &#224; un mourant. Le cocher tenait &#224; la main une petite sonnette qu'il agitait au passage d'un pi&#233;ton qui se jetait &#224; genoux sur le trottoir et faisait un signe de croix&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La rue Rosalie r&#233;sonnait du sifflement des locomotives et du tintement de leurs cloches car toutes s'arr&#234;taient ici pour y faire le plein d'eau. Il n'&#233;tait pas facile de s'y habituer &#224; dormir. La rue Laframboise voisine n'&#233;tait pas moins bruyante. Les deux h&#244;tels pr&#232;s de la gare et leurs tavernes ainsi que le Grand H&#244;tel au bout de la rue, le bureau de vente des billets de chemin de fer, le bureau du t&#233;l&#233;graphe et des colis express, des restaurants, des &#233;piceries et une importante entreprise de voitures de louage apportaient &#224; cette rue l'animation d'une art&#232;re de grande m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Maintenant la rue Rosalie est devenue silencieuse. On peut y dormir paisiblement. Le progr&#232;s a donn&#233; &#224; ses riverains la tranquillit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Vue du Palais de Justice du c&#244;t&#233; de la rue Rosalie lors de sa d&#233;molition en 1961.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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