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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Le tunnel Sainte-Anne (2)</title>
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		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Ville de Saint-Hyacinthe</dc:subject>
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&lt;p&gt;Par David Bousquet &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 31 mars 2011. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 2 mai 1938, le conseil municipal de la Cit&#233; de Saint-Hyacinthe adoptait l'id&#233;e de construire un tunnel sur la rue Sainte-Anne et d'am&#233;nager deux passages souterrains pour pi&#233;tons sur les rues Laframboise et Bourdages. Le co&#251;t total de ce projet &#233;tait alors estim&#233; &#224; 150 000 $. Trois mois plus tard, une lettre de la nouvelle Commission des transports du Canada vint confirmer que la proposition soumise par la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/voirie" rel="tag"&gt;voirie&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton253-7ccc2.jpg?1688725446' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Par &lt;strong&gt;David Bousquet&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 31 mars 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le 2 mai 1938, le conseil municipal de la Cit&#233; de Saint-Hyacinthe adoptait l'id&#233;e de construire un tunnel sur la rue Sainte-Anne et d'am&#233;nager deux passages souterrains pour pi&#233;tons sur les rues Laframboise et Bourdages. Le co&#251;t total de ce projet &#233;tait alors estim&#233; &#224; 150 000 $. Trois mois plus tard, une lettre de la nouvelle Commission des transports du Canada vint confirmer que la proposition soumise par la municipalit&#233; &#171; offrait la meilleure solution aux probl&#232;mes de circulation. &#187; Toutefois, l'estimation des co&#251;ts fut aussi augment&#233;e &#224; 230 700 $. &#192; la veille du d&#233;clenchement de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, &#171; le pays se retrouvait dans une p&#233;riode o&#249; les &#233;conomies les plus strictes devaient &#234;tre observ&#233;es. &#187; Les ressources devenant de plus en plus rares, le temps &#233;tait d&#233;sormais compt&#233;. Il fallait &#171; proc&#233;der avec la plus grande diligence possible. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans une lettre adress&#233;e au conseil municipal, monsieur Th&#233;ophile-Ad&#233;lard Fontaine, d&#233;put&#233; de la Chambre des Communes, met en garde les &#233;lus contre tout retard en affirmant &#171; constater que la Compagnie de Chemins de Fer tente de gagner du temps et qu'elle peut juger qu'il est de son int&#233;r&#234;t de recourir &#224; des proc&#233;dures dilatoires pour faire en sorte que la cause soit entendue devant la Commission le plus tard possible, et qu'aucune d&#233;cision ne soit prise cette ann&#233;e. &#187; C'est dans de pareilles circonstances que la Cit&#233; de Saint-Hyacinthe accepta, le 3 octobre 1938, &#171; de payer 30 % du co&#251;t r&#233;el, quelqu'il soit, de la construction du tunnel projet&#233; &#187;, et ce, m&#234;me si elle &#171; trouve excessifs les estim&#233;s fournis par le Canadien National. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les d&#233;marches furent finalement couronn&#233;es de succ&#232;s lorsque la Commission des transports d&#233;cr&#233;ta, avant la fin de l'ann&#233;e, que 70 % du co&#251;t des travaux, sans exc&#233;der la somme de 161 490 $, soit pay&#233; par le gouvernement f&#233;d&#233;ral et que 15 % du co&#251;t des travaux, sans d&#233;passer la somme de 40 000 $, soit pay&#233; par la Compagnie de Chemins de Fer. Il ne restait alors qu'&#224; financer la part de la ville, ce qui ne se fit pas sans peine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le r&#232;glement No. 520, d&#233;cr&#233;tant plusieurs travaux de voirie et d'am&#233;liorations g&#233;n&#233;rales des services publics et ordonnant un emprunt et une &#233;mission d'obligations de 410 000 $, dont une somme de 50 000 $ serait allou&#233;e au projet de tunnel sous les voies du C.N.R., fut adopt&#233; le 12 d&#233;cembre 1938. Selon &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, la ville &#171; se propose un programme consid&#233;rable de travaux publics, &#224; ex&#233;cuter &#224; partir de 1939. &#187; Le journal &lt;em&gt;Le Clairon &lt;/em&gt;rench&#233;rit en rapportant que l'emprunt &#171; n'entra&#238;nera aucun accroissement de la taxe fonci&#232;re, ceci &#233;tant d&#251; au fait de la bonne administration des conseils municipaux qui se sont succ&#233;d&#233; &#224; l'H&#244;tel-de-Ville depuis un quart de si&#232;cle &#187; et viendra &#171; fournir de l'ouvrage &#224; ceux qui en ont besoin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/tunnel_ste_anne//art_2.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le r&#232;glement d'emprunt devra n&#233;anmoins recevoir l'approbation des &#233;lecteurs propri&#233;taires lors d'un vote se tenant les 3 et 4 janvier 1939. Et selon les dires de Harry Bernard, r&#233;dacteur en chef du &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; : &#171; les citoyens de notre ville ont accueilli avec scepticisme le projet de construction d'un tunnel &#224; la rue Sainte-Anne. &#187; Dans son &#233;ditorial, il explique que m&#234;me si &#171; les retards nombreux occasionn&#233;s &#224; la circulation par les trains en stationnement, et les accidents mortels d&#233;plor&#233;s dans le pass&#233;, sur les voies ferr&#233;es, suffisent depuis longtemps &#224; justifier sa construction (&#8230;) il faut admettre d'autre part que des inconv&#233;nients graves r&#233;sulteront de la construction du tunnel. &#187; Le journaliste s'oppose ainsi, comme de nombreux citoyens, &#224; la fermeture des passages &#224; niveau des rues Laframboise et Bourdages.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Devant les r&#233;criminations des propri&#233;taires, le conseil municipal, d&#233;sireux de satisfaire tout le monde, d&#251; s'engager, &#224; l'unanimit&#233;, &#171; &#224; faire les d&#233;marches n&#233;cessaires pour obtenir que les rues Laframboise et Bourdages demeurent ouvertes au moins dix heures par jour. &#187; Selon les propos de T.-D. Bouchard, &#171; cette d&#233;cision du conseil a fait cesser l'opposition au r&#232;glement et les chefs de ceux qui s'opposaient se sont d&#233;clar&#233;s enti&#232;rement satisfaits et se sont engag&#233;s &#224; le supporter. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cependant, le d&#233;bat politique entourant le r&#232;glement No. 520 avait d&#233;j&#224; pris une ampleur consid&#233;rable, le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;ayant entrepris une violente campagne contre la proposition et &#171; un soi-disant comit&#233; allant jusqu'&#224; faire distribuer de porte en porte des circulaires dans lesquelles on prenait l'administration Bouchard &#224; partie. &#187; Cette situation critique obligea Monsieur le Maire &#224; organiser, la veille de la votation, une deuxi&#232;me assembl&#233;e publique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#192; quelques jours du vote, l'affaire &#233;tait loin d'&#234;tre gagn&#233;e. D&#233;j&#224;, l'ann&#233;e 1939 s'annon&#231;ait des plus tumultueuses.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo&lt;/strong&gt;:&lt;br /&gt; Le tunnel Saint-Anne en 1964.&lt;br /&gt; Studio B.J. H&#233;bert. Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de deux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;&lt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/le-tunnel-sainte-anne-1&#034;&gt;Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le tunnel Sainte-Anne (1)</title>
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		<dc:subject>Ville de Saint-Hyacinthe</dc:subject>
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&lt;p&gt;Par David Bousquet &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 10 mars 2011. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est avec grand &#233;moi que la population maskoutaine apprit, le 11 mai 1935, la nouvelle du tragique accident ferroviaire qui causa le d&#233;c&#232;s d'un des hommes d'affaires les plus en vue de notre ville, Monsieur J.-O. Gareau, pr&#233;sident et g&#233;rant de la compagnie E.T. Corset. La collision se produisit au passage &#224; niveau de la rue Laframboise. Selon le Courrier de Saint-Hyacinthe : &#171; M. Gareau avait travaill&#233; une partie de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/chemin-de-fer" rel="tag"&gt;chemin de fer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/voirie" rel="tag"&gt;voirie&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton252-b0580.jpg?1688725446' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par David Bousquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 10 mars 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; C'est avec grand &#233;moi que la population maskoutaine apprit, le 11 mai 1935, la nouvelle du tragique accident ferroviaire qui causa le d&#233;c&#232;s d'un des hommes d'affaires les plus en vue de notre ville, Monsieur J.-O. Gareau, pr&#233;sident et g&#233;rant de la compagnie E.T. Corset. La collision se produisit au passage &#224; niveau de la rue Laframboise. Selon le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; : &#171; M. Gareau avait travaill&#233; une partie de la soir&#233;e &#224; son bureau, qui se trouve au nord des voies du chemin de fer. Comme il retournait chez lui en automobile, il ne vit pas venir le train qui arrivait de Sherbrooke et qui s'appr&#234;tait &#224; entrer en gare. Il venait de s'engager sur la traverse quand la locomotive du train heurta sa voiture qui tourna deux ou trois fois sur elle-m&#234;me. &#187; Monsieur Gareau, &#226;g&#233; de 71 ans, fut transport&#233; d'urgence &#224; l'H&#244;pital Saint-Charles afin d'&#234;tre soign&#233; pour de multiples l&#233;sions dont une fracture &#224; la jambe droite. Malheureusement, un mois plus tard, il succomba &#224; une syncope lors de sa convalescence.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Depuis un certain temps d&#233;j&#224;, il &#233;tait question de la s&#233;curit&#233; au passage &#224; niveau de la rue Laframboise. Toutefois, tel que mentionn&#233; dans une lettre du d&#233;put&#233; de la Chambre des Communes, Monsieur Th&#233;ophile-Ad&#233;lard Fontaine, l'accident semble avoir acc&#233;l&#233;r&#233; les efforts &#224; l'&#233;gard de la &#171; suppression d'un passage &#224; niveau que nous avons en plein coeur de ma cit&#233; de Saint-Hyacinthe, sur la voie du C.N.R. et dont nous demandons la suppression depuis longtemps d&#233;j&#224;, parce qu'il offre une cause de danger constant. &#187; Aussi, dans cette lettre adress&#233;e &#224; la Commission des Chemins de Fer, il prend soin d'&#233;voquer le d&#233;c&#232;s de &#171; l'un de nos manufacturiers locaux &#187; et d'indiquer que &#171; ce passage &#224; niveau se trouve tout pr&#232;s de la gare et dans le voisinage imm&#233;diat de plusieurs manufactures importantes &#187;. D'o&#249; l'urgence de le faire dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Malheureusement, ces premi&#232;res d&#233;marches s&#233;rieuses furent frein&#233;es par la r&#233;ponse de la Commission des Chemins de Fer du Canada estimant &#171; qu'il en co&#251;tera 310 000 $ pour construire un viaduc &#224; cet endroit outre le montant des dommages estim&#233;s &#224; 50 000 $ soit un total de 360 000 $. &#187; De plus, la Commission juge que le passage &#224; niveau est bien servi du point de vue de la s&#233;curit&#233;, ce &#224; quoi le conseil municipal r&#233;pond qu'il regrette de diff&#233;rer d'opinion avec la Commission au sujet de la s&#233;curit&#233; de ce passage &#224; niveau mais qu'il n'insistera pas davantage, pour le moment, sur l'opportunit&#233; de construire le viaduc projet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/tunnel_ste_anne/art_1.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Il faudra attendre un deuxi&#232;me d&#233;c&#232;s, celui de Mlle Yvonne Grondin, survenu le 18 janvier 1938, pour que la volont&#233; politique s'engage v&#233;ritablement sur la voie de la r&#233;alisation. Ainsi, lors de la s&#233;ance publique du 7 f&#233;vrier 1938, le conseil municipal adopte une r&#233;solution proposant &#171; que le gouvernement f&#233;d&#233;ral soit pri&#233; de largement contribuer (&#8230;) au co&#251;t de la construction d'un viaduc sur la rue Laframboise dont le conseil souhaite l'&#233;dification dans le plus court d&#233;lai possible. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cependant, une rencontre entre le d&#233;put&#233; de Saint-Hyacinthe-Bagot et Messieurs Lazure, chef de gare du C.N.R et Lafontaine, inspecteur de la Commission des Chemins de Fer s'av&#233;rera beaucoup plus d&#233;terminante et viendra modifier irr&#233;m&#233;diablement le projet de tunnel. Dans une lettre transmise au conseil municipal, Monsieur T.-A. Fontaine d&#233;voile cette nouvelle id&#233;e : &#171; Ces deux messieurs m'ont parl&#233; d'un autre projet relativement &#224; cette m&#234;me affaire, &#224; savoir, la construction d'un viaduc un peu &#224; l'ouest de la gare, c'est-&#224;-dire, entre la gare et la rue Saint-Anne, projet qui, dans leur opinion, serait beaucoup moins co&#251;teux qu'un viaduc &#224; la rue Laframboise m&#234;me. &#187; Cette possibilit&#233; viendrait donc r&#233;soudre la derni&#232;re grande difficult&#233; : celle des finances.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans une autre lettre &#233;crite en r&#233;ponse &#224; une interpellation de la Chambre de Commerce de Saint-Hyacinthe, le d&#233;put&#233; de la Chambre des Communes explique que l'ing&#233;nieur de la ville est actuellement &#224; pr&#233;parer un rapport et des chiffres et qu'une requ&#234;te devra incessamment &#234;tre produite aupr&#232;s de la Commission des Chemins de Fer par la municipalit&#233;. Fort heureusement, &#171; l'Honorable Monsieur Bouchard s'int&#233;resse grandement &#224; ce projet. &#187; (Il s'agit ici de T.-D. Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe et chef de l'Opposition officielle &#224; l'Assembl&#233;e l&#233;gislative)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Enfin, le 2 mai 1938, le conseil municipal &#171; prend connaissance d'un rapport de l'ing&#233;nieur concernant l'endroit qu'il recommande pour la construction d'un tunnel sous les voies du C.N.R., ainsi que le co&#251;t de ce projet. &#187; Dans son rapport, l'ing&#233;nieur de la Cit&#233;, Monsieur Jean Bouchard, pr&#233;sente un projet de tunnel, tel que connu de nos jours, afin d'&#233;viter les voies ferr&#233;es aux rues Laframboise, Sainte-Anne et Bourdages. Il conclut que &#171; le projet de la rue Sainte-Anne semble le plus acceptable parce qu'il fait dispara&#238;tre les trois traverses &#224; niveau, qu'il est au centre de la ville et qu'il est de beaucoup le moins dispendieux de tous les projets. &#187; Le co&#251;t total estim&#233; est de 150 000 $ et comporte la construction d'un tunnel sur la rue Sainte-Anne et de deux passages souterrains pour pi&#233;tons sur les rues Laframboise et Bourdages.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Lors de cette m&#234;me s&#233;ance publique, le conseil municipal adoptera une r&#233;solution amend&#233;e proposant la construction d'un tunnel sur la rue Sainte-Anne plut&#244;t que sur la rue Laframboise &#171; afin que la partie nord de la cit&#233; soit constamment reli&#233;e avec les autres quartiers de la ville. &#187; Deux &#233;chevins voteront contre cet amendement, non pas par opposition au projet de tunnel, mais parce qu'ils n'approuvent pas la fermeture des passages &#224; niveau des rues Laframboise et Bourdages.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo&lt;/strong&gt;: &lt;br /&gt; L'inauguration du tunnel Sainte-Anne en 1942&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de deux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/le-tunnel-sainte-anne-2&#034;&gt;Article 2 &lt;/a&gt;&gt;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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