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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Trois rois en une seule ann&#233;e</title>
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		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>politique internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Albert R&#233;millard &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 19 octobre 2017. &lt;br class='autobr' /&gt; Au cours de l'ann&#233;e 1936, trois rois se sont succ&#233;d&#233;s sur le tr&#244;ne d'Angleterre, fait unique dans les annales de la royaut&#233; anglaise. Voyons les faits. &lt;br class='autobr' /&gt; Lors du d&#233;c&#232;s du roi Georges V survenu le 20 janvier 1936, personne n'aurait pu pr&#233;dire la suite des &#233;v&#232;nements. L'h&#233;ritier pr&#233;somptif num&#233;ro un, Son Altesse Royale le prince &#201;douard de Galles fut alors proclam&#233; roi, tandis que son fr&#232;re cadet, Son Altesse Royale le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton875-1026d.jpg?1688686721' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Albert R&#233;millard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 19 octobre 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au cours de l'ann&#233;e 1936, trois rois se sont succ&#233;d&#233;s sur le tr&#244;ne d'Angleterre, fait unique dans les annales de la royaut&#233; anglaise. Voyons les faits.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Lors du d&#233;c&#232;s du roi Georges V survenu le 20 janvier 1936, personne n'aurait pu pr&#233;dire la suite des &#233;v&#232;nements. L'h&#233;ritier pr&#233;somptif num&#233;ro un, Son Altesse Royale le prince &#201;douard de Galles fut alors proclam&#233; roi, tandis que son fr&#232;re cadet, Son Altesse Royale le prince Albert, duc d'York devenait le futur h&#233;ritier du tr&#244;ne, &#201;douard VIII, a renonc&#233; au tr&#244;ne le 11 d&#233;cembre 1936 et Georges VI lui a succ&#233;d&#233;. Voici une courte biographie des trois rois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/3-Trois-rois-en-une-seule-anne&#769;e.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;George V (1865 - 1936)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; N&#233; George Frederick Ernest Albert, 3 juin 1865 et mort le 20 janvier 1936, fut roi du Royaume-Uni et des Dominions et empereur des Indes du 6 mai 1910 jusqu'&#224; sa mort.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans sa jeunesse, le futur roi se prend de passion pour la marine. Officier, il commande une fr&#233;gate. Son mariage avec la princesse Victoria Mary de Teck est c&#233;l&#233;br&#233; le 6 juillet 1893. Albert et Marie eurent six enfants, dont cinq gar&#231;ons.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le r&#232;gne de George V est marqu&#233; par la Grande Guerre. La famille royale tient son r&#244;le avec dignit&#233;. Deux gar&#231;ons servent dans l'arm&#233;e. Le roi se rend sur le front et dans les h&#244;pitaux, fait des donations et se soumet au rationnement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Affect&#233; par les m&#233;disances &#224; l'&#233;gard de la famille royale, qualifi&#233;e d'&#233;trang&#232;re, George V change, le 18 juillet 1917, son nom dynastique &#224; consonance allemande, Saxe-Cobourg-Gotha, pour celui de Windsor. Il abandonne &#233;galement tous ses titres allemands.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Apr&#232;s la guerre, le roi multiplie, avec la reine, des d&#233;placements dans le royaume. Ces contacts avec la population, permettent de circonvenir la mont&#233;e des socialistes et de l'extr&#234;me gauche r&#233;publicaine. Cela lui vaut une immense popularit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&#201;douard VIII (1894 - 1972)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; N&#233; Edward Albert Christian George Andrew Patrick David le 23 juin 1894 et mort le 28 mai 1972 fut roi du Royaume-Uni et des autres Dominions et empereur des Indes du 20 janvier 1936 au 11 d&#233;cembre 1936.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avant son accession au tr&#244;ne, Il participa &#224; la Premi&#232;re Guerre mondiale au sein des forces arm&#233;es britanniques et r&#233;alisa plusieurs voyages pour le roi George V. Edward eut des liaisons avec de nombreuses femmes mari&#233;es, mais resta c&#233;libataire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Edward monta sur le tr&#244;ne &#224; la mort de son p&#232;re sous le nom d'&#201;douard VIII. Quelques mois apr&#232;s le d&#233;but de son r&#232;gne, il provoqua une crise constitutionnelle en demandant en mariage la mondaine am&#233;ricaine Wallis Simpson, deux fois divorc&#233;e. Il choisit d'abdiquer plut&#244;t que de renoncer &#224; sa relation. Avec un r&#232;gne de 326 jours, &#201;douard VIII est l'un des monarques ayant eu le r&#232;gne le plus court de l'histoire de la monarchie britannique. Il ne fut jamais couronn&#233;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Apr&#232;s son abdication, il re&#231;ut le titre de Duc de Windsor et &#233;pousa Wallis Simpson en France. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut post&#233; en France, et il fut nomm&#233; gouverneur g&#233;n&#233;ral des Bahamas. Apr&#232;s la guerre, il ne re&#231;ut pas d'autres fonctions officielles et il passa le reste de sa vie en France.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;George VI (1895 - 1952)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; N&#233; Albert Frederick Arthur George le 14 d&#233;cembre 1895 et mort le 6 f&#233;vrier 1952 a &#233;t&#233; roi du Royaume-Uni et des autres Dominions du Commonwealth britannique du 11 d&#233;cembre 1936 jusqu'&#224; sa mort. Il a &#233;galement &#233;t&#233; le dernier empereur des Indes et le premier chef du Commonwealth.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le prince Albert servit dans la Royal Navy et la Royal Air Force durant la Premi&#232;re Guerre mondiale. Il &#233;pousa Elizabeth Bowes-Lyon le 26 avril 1923 et ils eurent deux filles, Elizabeth et Margaret.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; la mort de son p&#232;re en 1936, son fr&#232;re acc&#233;da au tr&#244;ne sous le nom d'&#201;douard VIII. Toutefois, moins d'un an plus tard, &#201;douard choisit d'abdiquer et Albert monta sur le tr&#244;ne le 11 d&#233;cembre 1936 sous le nom de George VI. Durant son r&#232;gne la dislocation de l'Empire britannique et sa transition vers le Commonwealth s'acc&#233;l&#233;r&#232;rent. George VI demeura en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale. Il mourut le 6 f&#233;vrier 1952. Sa fille, Elizabeth, lui succ&#233;da sous le nom d'Elizabeth II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Photo: &lt;/span&gt;&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Carte postale. Collection priv&#233;e.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Saint-Hyacinthe diplomatique (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/saint-hyacinthe-diplomatique-2</link>
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		<dc:date>2016-07-04T12:52:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville de Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>politique internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Gilles Guertin &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 6 d&#233;cembre 1994. &lt;br class='autobr' /&gt; Il faut attendre l'&#233;dition du 12 juin 1885 du journal L'Union pour apprendre que Saint-Hyacinthe poss&#232;de un consulat des &#201;tats-Unis. Ce jour l&#224; la banni&#232;re &#233;toil&#233;e flottait &#224; mi-m&#226;t, en signe de deuil, sur l'&#233;difice consulaire. Le disparu &#233;tait un Secr&#233;taire d'&#201;tat aujourd'hui oubli&#233;. Par contre ce que nous savons c'est l'emplacement exact du consulat en ces ann&#233;es l&#224;. Il se situait &#224; l'angle Est de la jonction Saint-Simon et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/politique-internationale" rel="tag"&gt;politique internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton644-31d47.jpg?1688732305' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Gilles Guertin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 6 d&#233;cembre 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il faut attendre l'&#233;dition du 12 juin 1885 du journal &lt;em&gt;L'Union&lt;/em&gt; pour apprendre que Saint-Hyacinthe poss&#232;de un consulat des &#201;tats-Unis. Ce jour l&#224; la banni&#232;re &#233;toil&#233;e flottait &#224; mi-m&#226;t, en signe de deuil, sur l'&#233;difice consulaire. Le disparu &#233;tait un Secr&#233;taire d'&#201;tat aujourd'hui oubli&#233;. Par contre ce que nous savons c'est l'emplacement exact du consulat en ces ann&#233;es l&#224;. Il se situait &#224; l'angle Est de la jonction Saint-Simon et Des Cascades. Plus pr&#233;cis&#233;ment au quatre-vingt quinze de cette derni&#232;re rue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le quatre septembre suivant &#8220;M. Alain Fish consul de la r&#233;publique&#8221; saluait la pr&#233;sence de d&#233;l&#233;gu&#233;s fran&#231;ais. Ceux-ci faisant probablement partie d'une d&#233;l&#233;gation commerciale le consul dut s'empresser de discuter exportations. Monsieur Fish demeura en poste jusqu'&#224; la fin mai 1886. Le 2 avril d'Honorable W.T. Mitchell vient occuper le m&#234;me poste qu'&#224; Port-Huron en Ontario. On apprend le 9 juillet que le respect du dimanche prime sur la c&#233;l&#233;bration; puisqu'on attendit au lundi le 5 pour f&#234;ter l'anniversaire de l'ind&#233;pendance. Monsieur Mitchell habita trois ans au 21 rue Girouard puis fut remplac&#233; dans l'exercice de ses fonctions par Monsieur Thomas Moore.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;em&gt;L'Union&lt;/em&gt;,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;du 26 juillet 1889, relate le d&#233;part de Monsieur Mitchell comme suit: &#8220;Le d&#233;part de Monsieur Mitchell sera vivement regrett&#233; par notre population, dont il a su acqu&#233;rir les plus sinc&#232;res sympathies&#8221;. De ce Thomas Moore nous ne savons rien. Pas plus que de son successeur un monsieur Willet qui avait dit-on m&#233;rit&#233; l'estime et la consid&#233;ration de tous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La date suivante marque un tournant dans la politique diplomatique am&#233;ricaine vis-&#224;-vis le Qu&#233;bec francophone. Le quatre ao&#251;t 1893 un franco-am&#233;ricain, Monsieur Charles Laberge, devenait le premier consul issu de la province. Les locaux qui abritent la d&#233;l&#233;gation ont &#233;t&#233; emm&#233;nager au 139 Des Cascades; plus pr&#232;s de la rue Mondor. Je dit d&#233;l&#233;gation puisque &#224; Charles Laberge ont adjoint Monsieur Francis Bartels assureur de son m&#233;tier.&lt;br /&gt; Monsieur Laberge qui fut en poste cinq ans demeurait au 225 rue Girouard. Il ne laissa pas d'autres traces de son activit&#233; ou de son passage &#224; Saint-Hyacinthe. On apprendra son d&#233;c&#232;s &#224; New-York le 11 octobre 1906, chez sa fille unique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH172/19941129-Sai02cf-059ba.jpg?1693225402' style='margin: 15px; border-width: 1px; border-style: solid; float: left;' width='500' height='172' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le 27 mai 1898 le pr&#233;sident des &#201;tats-Unis, Mc Kinley, assigne le poste de consul &#224; Saint-Hyacinthe &#224; Monsieur Joseph Misa&#235;l Authier de Central Falls. Il &#233;tait le fils du notaire J.-M. Authier premier secr&#233;taire-tr&#233;sorier de la Municipalit&#233; de Saint-Charles-sur-Richelieu. Ce monsieur Authier n'&#233;tait pas &#233;tranger &#224; notre ville puisqu'il avait &#233;t&#233; plusieurs ann&#233;es &#224; l'emploi de la poste locale: &#192; l'&#233;poque o&#249; Emmanuel Couillard-Despr&#233;s y r&#233;gnait en ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; On &#233;crit que J.-M. Authier a re&#231;u sa commission de Washington. C'est peut-&#234;tre &#224; dire que d'autres l'auraient re&#231;us d'un moins haut niveau ou que ce consul officiel recevait des revenus tout aussi officiels pour sa position.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le vingt ao&#251;t 1898, &#8220;Messieurs les Consul et Vice-Consul-Am&#233;ricains Authier et Bartels&#8221; re&#231;oivent, en grande pompe, l'un des g&#233;n&#233;raux de l'arm&#233;e am&#233;ricaine Charles R. Brayton. Ce dernier avait particip&#233; &#224; quelques engagements lors des op&#233;rations de pacification des territoires indiens de l'Ouest. Le g&#233;n&#233;ral aussi propri&#233;taire d'un journal &#224; Providence, touchait de la politique dans l'&#201;tat du Rhode-Island.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Monsieur Authier qui habite le 26 rue Rosalie ne quittera ses fonctions que dix ans plus tard. Le 30 juin 1908, 26 ans apr&#232;s sa cr&#233;ation, le consulat de Saint-Hyacinthe perd son titulaire. Monsieur J.-M. Authier ne sera pas remplac&#233;. Ce jour l&#224;, il fut l'objet d'une belle manifestation &#224; l'H&#244;tel Yamaska. &#192; l'occasion de son d&#233;part pour la Guadeloupe il est accompagn&#233; &#224; la gare du Grand Tronc par &#8220;le maire Eug&#232;ne Saint-Jacques et par messieurs A.M. Beauparlant, T.-D. Bouchard, le Lt-Col. H.A. Beauregard, &#201;mile Marin, Eug&#232;ne Lamarche et F. Bartels&#8221;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une derni&#232;re fois nous retrouvons Fran&#231;ois (Francis) Bartels le 15 mars 1912. Il revient &#224; Saint-Hyacinthe apr&#232;s un voyage de deux semaines &#224; Qu&#233;bec o&#249; il a eut diff&#233;rentes entrevues avec le gouvernement. Ainsi s'efface notre pass&#233; diplomatique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Illustration:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Annonce parue dans l'&lt;em&gt;Annuaire-guide&lt;/em&gt; de Saint-Hyacinthe de 1898.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/saint-hyacinthe-diplomatique-i&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Saint-Hyacinthe diplomatique (I)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/saint-hyacinthe-diplomatique-i</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Ville de Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>politique internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Gilles Guertin &lt;br class='autobr' /&gt; &#8203;Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 29 novembre 1994. &lt;br class='autobr' /&gt; Cet &#233;pisode d&#233;bute au printemps 1882. Le conservateur John A. MacDonald guide le Canada depuis quatre ans d&#233;j&#224;. Il sera &#224; la t&#234;te du gouvernement jusqu'en 1891. Au Qu&#233;bec John James Ross, un autre conservateur, est au pouvoir. &lt;br class='autobr' /&gt; La population du Qu&#233;bec atteint 1 400,00 individus. Cinq mille quatre cents d'entre eux vivent &#224; Saint-Hyacinthe. &lt;br class='autobr' /&gt; La R&#233;volution Industrielle qui prend son essor ici avec force, s'appr&#232;te (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton643-746ff.jpg?1688732305' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Gilles Guertin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &#8203;Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinth&lt;/em&gt;e le 29 novembre 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet &#233;pisode d&#233;bute au printemps 1882. Le conservateur John A. MacDonald guide le Canada depuis quatre ans d&#233;j&#224;. Il sera &#224; la t&#234;te du gouvernement jusqu'en 1891. Au Qu&#233;bec John James Ross, un autre conservateur, est au pouvoir. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La population du Qu&#233;bec atteint 1 400,00 individus. Cinq mille quatre cents d'entre eux vivent &#224; Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; La R&#233;volution Industrielle qui prend son essor ici avec force, s'appr&#232;te &#224; faire passer la ville d'une &#232;re &#224; une autre.&lt;br /&gt; Le commerce de la r&#233;gion est florissant parce que les principales denr&#233;es d'exportation sont agricoles. La bonne terre produit &#224; chaque ann&#233;e des surplus de c&#233;r&#233;ales et de foin. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les acheteurs de chevaux de l'arm&#233;e am&#233;ricaine sillonnent nos campagnes raflant des milliers de b&#234;tes. Nos voisins ont un besoin d'accroissement que l'on peut facilement chiffrer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entre 1881 et 1890, ils accueillent plus de cinq millions d'immigrants. Quatre cent cinquante milles proviennent du Canada, dont cent cinquante milles canadiens fran&#231;ais (11,3% de la population). Donc pendant que nous alimentons les usines de Lowell, nos chevaux creusaient leur propre tombe en aidant &#224; construire le chemin de fer qui allait les supplanter.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH692/19941129-Saiab89-18bfc.jpg?1693225402' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='692' /&gt;Les am&#233;ricains qui avaient &#224; coeur leur propre d&#233;veloppement d&#233;siraient qu'une harmonie commerciale r&#232;gne dans leur r&#233;gion. L'exportation de leurs machineries et de produits finis atteignait des sommets &#224; chaque bilan.&lt;br /&gt; Au Canada, en plus, ils imposaient des tarifs douaniers pr&#233;f&#233;rentiels. Ils veillaient tellement bien sur leurs int&#233;r&#234;ts qu'ils finirent par faire accepter la pr&#233;sence d'agents commerciaux, puis de consuls dans la plupart des pays du monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1902, on sait qu'ils sont onze cents. Il y en a deux cent vingt-deux en Angleterre et cent-soixante-quinze au Canada. C'est montrer l'importance que les am&#233;ricains accordent &#224; nos &#233;changes mutuels. Seulement une partie de cet imposant corps diplomatique touche un salaire pour la charge qu'il exerce. On &#233;crit que trois cents en vivent, que trois cents autres sont pay&#233;s &#224; la pi&#232;ce et qu'il y en a cinq cents qui sont nomm&#233;s &#224; titre gracieux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Saint-Hyacinthe ne fut pas la seule ville satellite &#224; recevoir pareil ambassade. On sait qu'un tel ph&#233;nom&#232;ne se produisit &#224; Sorel, Sherbrooke et Trois-Rivi&#232;res o&#249; monsieur Belleau fut consul en 1893.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Mais venons en au mandat officiel qui leur &#233;tait confi&#233;. Leur r&#244;le se d&#233;finit comme suit : &#8220;Agent qui a pour mission de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts politiques, commerciaux de son pays et d'assurer la s&#233;curit&#233; de ses compatriotes &#224; l'&#233;tranger.&#8221; Le 12 mai 1882 W.A. Warden est nomm&#233; agent commercial am&#233;ricain &#224; Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; Il vient surveiller &#8220;l'ex&#233;cution des lois fiscales am&#233;ricaines et les droits commerciaux des citoyens des &#201;tats-Unis&#8221;. Tout ce que l'on sait de lui, c'est qu'il fut en poste jusqu'au 24 ao&#251;t 1883. &#192; cette date, il devient vice-consul g&#233;n&#233;ral pour l'&#206;le du Prince-&#201;douard. Il ne semble pas avoir &#233;t&#233; regrett&#233; &#224; l'exemple de ceux qui vont le suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Sceau officiel des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique. &lt;br /&gt; Source: &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, le 29 novembre 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/saint-hyacinthe-diplomatique-2&#034;&gt;Article 2 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Grande Guerre (3)</title>
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		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>arm&#233;e canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>politique internationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Albert R&#233;millard &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 23 octobre 2014 &lt;br class='autobr' /&gt; Formation du Corps canadien &lt;br class='autobr' /&gt; Entre temps, au Canada, l'enthousiasme ne tombait pas, m&#234;me si la liste des pertes s'allongeait. Un second contingent s'embarqua pour l'Angleterre au printemps 1915 et donna naissance &#224; la 2e division canadienne. Apr&#232;s avoir pass&#233; un certain temps &#224; s'entra&#238;ner en Angleterre, il passa en septembre en France pour y rejoindre la Ve division. &#192; la demande des autorit&#233;s canadiennes qui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/grande-guerre" rel="tag"&gt;Grande Guerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/politique-internationale" rel="tag"&gt;politique internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton272-fdaea.jpg?1688732305' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Albert R&#233;millard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 23 octobre 2014&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Formation du Corps canadien&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Entre temps, au Canada, l'enthousiasme ne tombait pas, m&#234;me si la liste des pertes s'allongeait. Un second contingent s'embarqua pour l'Angleterre au printemps 1915 et donna naissance &#224; la 2e division canadienne. Apr&#232;s avoir pass&#233; un certain temps &#224; s'entra&#238;ner en Angleterre, il passa en septembre en France pour y rejoindre la Ve division. &#192; la demande des autorit&#233;s canadiennes qui s'&#233;taient toujours oppos&#233;es &#224; tout fractionnement des troupes d&#233;p&#234;ch&#233;es, on forma avec les deux divisions le Corps canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;La bataille de la Somme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &#192; la fin de l'&#233;t&#233; de 1916, les troupes quittent le plat pays boueux des Flandres, o&#249; ils ont combattu depuis leur arriv&#233;e sur le continent, dans les premiers mois de 1915, pour se rendre dans la r&#233;gion onduleuse de la Somme. L&#224;, pendant deux mois, a fait rage la grande offensive alli&#233;e connue sous le nom de bataille de la Somme, mais que les Allemands appellent, avec plus de justesse, der Blutbad &#8211; le bain de sang. C'est la guerre d'usure futile, d&#233;cevante et co&#251;teuse dont on se souvient toujours lorsqu'il est question de 1914-1918. Treize jours d'attaques et de contre-attaques confuses pour la possession de six crat&#232;res de mines co&#251;t&#232;rent 1373 pertes aux Canadiens qui portaient pour la premi&#232;re fois le nouveau casque d'acier.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Sur la Somme, comme au cours des engagements pr&#233;c&#233;dents, l'histoire du combat en est une d'actes individuels h&#233;ro&#239;ques, d'&#233;puisement physique, de confusion d'esprit et d'horribles conditions de vie dans la boue. Mais c'est &#233;galement celle de la d&#233;termination, car c'est sur la Somme, en particulier &#224; Courcelette, que les Canadiens confirment leur r&#233;putation de dures troupes de choc. L'allant et le cran ne sont pas leurs seuls attributs : la r&#233;solution et la fermet&#233; dans les pires conditions de combat sont les qualit&#233;s qui caract&#233;risent le corps d'arm&#233;e canadien. Lloyd George &#233;crit : &#171; Les Canadiens s'y sont tellement distingu&#233;s que, d&#232;s lors, ils ont &#233;t&#233; appel&#233;s &#224; servir de troupes d'assaut; pendant le reste de la guerre, ce sont eux qui dirigent la charge dans chacune des grandes batailles. Chaque fois que les Allemands voyaient le corps d'arm&#233;e canadien en premi&#232;re ligne, ils se pr&#233;paraient au pire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH786/gg3jpg-3c1d13c1d-dec9f.jpg?1692352799' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='786' /&gt;La partie du front occup&#233;e par le corps d'arm&#233;e canadien, le 4 septembre, s'&#233;tend entre la route de Bapaume et celle de Mouquet, en face du village de Courcelette. La 1re Division doit simplement tenir sa position. Mais la division se heurte presque aussit&#244;t &#224; un dur combat. Le bombardement est ininterrompu, et les troupes sont oblig&#233;es de repousser sans r&#233;pit de fortes attaques, tandis que les 2e et 3e Divisions rel&#232;vent successivement la 1re. Entre le 4 et le 13 septembre, la 1re Division a perdu 2 600 hommes. Le 15, l'offensive britannique reprend, les troupes du corps d'arm&#233;e canadien se lancent en avant. Leurs premiers objectifs, une sucrerie des faubourgs de Courcelette et une ferme sur la route de Mouquet, tombent facilement, on d&#233;cide alors de pousser plus loin et de d&#233;passer Courcelette. Un tel degr&#233; d'initiative est exceptionnel pendant cette guerre de batailles rang&#233;es : le commandant britannique f&#233;licite les Canadiens pour avoir commenc&#233; &#224; attaquer &#171; sans avoir de tranch&#233;es comme point de d&#233;part &#187;. Ceci, poursuit-il, est &#171; sans &#233;gal dans la pr&#233;sente campagne &#187;. Le 22e Bataillon du Qu&#233;bec et le 25e de la Nouvelle-&#201;cosse, suivis par le 26e du Nouveau-Brunswick, traversent le village sans rencontrer de r&#233;sistance. Le 16 septembre, ils ont fait plus de 1 000 prisonniers tout en repoussant de nombreuses contre-attaques. Nulle part ailleurs, les r&#233;sultats ne sont aussi spectaculaires ou aussi satisfaisants. L'ennemi pour sa part, apr&#232;s s'&#234;tre renforc&#233; dans le secteur, parvient &#224; briser l'&#233;lan canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#192; la mi-octobre, les trois divisions canadiennes sont envoy&#233;es dans la r&#233;gion d'Artois, un secteur calme. Le corps d'arm&#233;e canadien a besoin de repos et de r&#233;organisation. Des raids de tranch&#233;es ont lieu pendant les mois d'hiver, mais les divisions ne combattent pas d'une mani&#232;re intensive avant le printemps.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Pendant ce temps, la 4e Division canadienne, r&#233;cemment organis&#233;e, se d&#233;bat dans la boue jusqu'aux genoux, au nord de Courcelette. Le 25 octobre, puis le 18 novembre, les bataillons canadiens attaquent les ouvrages de d&#233;fense allemands, mais ils ne gagnent que de l'exp&#233;rience, et bien peu de terrain. Les divisions canadiennes avaient essuy&#233; 24 029 pertes dans la Somme, mais elles avaient justifi&#233; leur r&#233;putation de troupes de choc.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#192; la fin de novembre, les troupes, d&#233;go&#251;t&#233;es de ce terrain immonde et gorg&#233; de sang, sont heureuses d'apprendre qu'elles vont rejoindre les autres formations du corps d'arm&#233;e canadien pour participer, avec elles, aux pr&#233;paratifs longs et m&#233;thodiques de l'attaque de la cr&#234;te de Vimy qui aura lieu au printemps de 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Illustration:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Carte postale illustrant bien la citation de Lloyd George.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le troisi&#232;me d'une s&#233;rie de six.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;&lt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-grande-guerre-2&#034;&gt;Article 2 &lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-grande-guerre-4&#034;&gt;Article 4&lt;/a&gt; &gt;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Grande Guerre (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-grande-guerre-2</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>arm&#233;e canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>politique internationale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Albert R&#233;millard &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 16 octobre 2014 &lt;br class='autobr' /&gt; La situation en Europe &lt;br class='autobr' /&gt; L'Allemagne, la France et la Russie avaient d&#233;j&#224; dress&#233; de minutieux plans de guerre qu'elles s'attach&#232;rent &#224; mettre en &#339;uvre&#8201;; tous &#233;chou&#232;rent. Les troupes allemandes envahirent la Belgique, pilonn&#232;rent les villes fortifi&#233;es de Li&#232;ge et de Namur, et s'enfonc&#232;rent en France. &lt;br class='autobr' /&gt; Toutefois, par la suite, l'avance des Allemands fl&#233;chit. Les Fran&#231;ais et les Anglais contre-attaqu&#232;rent. Au cours de la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/grande-guerre" rel="tag"&gt;Grande Guerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/politique-internationale" rel="tag"&gt;politique internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton271-1ec13.jpg?1688732305' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Albert R&#233;millard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 16 octobre 2014&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;La situation en Europe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; L'Allemagne, la France et la Russie avaient d&#233;j&#224; dress&#233; de minutieux plans de guerre qu'elles s'attach&#232;rent &#224; mettre en &#339;uvre&#8201;; tous &#233;chou&#232;rent. Les troupes allemandes envahirent la Belgique, pilonn&#232;rent les villes fortifi&#233;es de Li&#232;ge et de Namur, et s'enfonc&#232;rent en France.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Toutefois, par la suite, l'avance des Allemands fl&#233;chit. Les Fran&#231;ais et les Anglais contre-attaqu&#232;rent. Au cours de la premi&#232;re bataille de la Marne, l'invasion fut arr&#234;t&#233;e, et les Allemands furent repouss&#233;s vers une ligne le long de l'Aisne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le 29 octobre 1914, l'arm&#233;e allemande fit un dernier effort pour atteindre les ports de la Manche. Au cours de la premi&#232;re bataille d'Ypres dans les Flandres belges, le corps exp&#233;ditionnaire britannique parvint miraculeusement &#224; enrayer son avance.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Malheureusement, l'arm&#233;e r&#233;guli&#232;re britannique sortait d&#233;cim&#233;e de ces premiers combats et la d&#233;fense d'Ypres allait occasionner des pertes encore plus lourdes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;L'extension du conflit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &#192; leur arriv&#233;e en Grande-Bretagne, les soldats canadiens pass&#232;rent un long et lugubre hiver &#224; s'entra&#238;ner dans la boue et la bruine de la plaine de Salisbury. Au printemps 1915, on les jugea bons pour le front. Il ne peut rien y avoir de pire que Salisbury, pensaient-ils. Ils n'allaient pas tarder &#224; r&#233;aliser &#224; quel point ils se trompaient.&lt;br /&gt; Le premier contingent canadien &#224; arriver en France fut le Princess Patricia's Canadian Light Infantry, il d&#233;barqua en France en d&#233;cembre 1914 avec la 27e division britannique et combattit pr&#232;s de Saint-&#201;loi et au Bois de Polygone.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au d&#233;but de f&#233;vrier, la 1re division canadienne passa en France et fut initi&#233;e &#224; la guerre de tranch&#233;es par des v&#233;t&#233;rans de l'arm&#233;e britannique. Apr&#232;s un bref entra&#238;nement, elle prit en charge sur le front un secteur de plus de quatre milles dans la r&#233;gion d'Armenti&#232;res. Ses r&#234;ves de gloire s'&#233;vanouirent rapidement au contact de la crasse, de la maladie et de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Ypres 1915&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Au d&#233;but d'avril 1915, les troupes canadiennes abandonn&#232;rent leur paisible secteur pour aller occuper, en avant d'Ypres, une portion de front faisant saillie dans les lignes alli&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; C'est l&#224; que le 22 avril les Allemands tent&#232;rent de percer enfin les d&#233;fenses alli&#233;es en recourant &#224; une nouvelle arme : les gaz. Apr&#232;s un tir intense d'artillerie, l'ennemi d&#233;versa 160 tonnes de chlore. Le gaz vint se d&#233;poser en un &#233;pais nuage oliv&#226;tre au-dessus des tranch&#233;es alg&#233;riennes et mit les soldats en d&#233;route. Profitant de leur avantage, les Allemands menac&#232;rent un moment de prendre les Canadiens &#224; revers et d'enserrer 50 000 soldats canadiens et britanniques dans un mortel &#233;tau. Heureusement, l'ennemi fut incapable d'exploiter la situation.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/grande_guerre/2 a002468.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La bataille de Saint-Julien allait &#234;tre plus &#226;pre encore. Le 24 avril, les Allemands d&#233;clench&#232;rent une offensive. Un autre violent bombardement fut suivi d'une nouvelle attaque au gaz, dirig&#233;e cette fois contre les Canadiens. Une furieuse bataille s'engagea alors au milieu des &#233;clats d'obus et des balles de mitrailleuses&#8201;; handicap&#233;s par des fusils qui s'enrayaient constamment, pris de violentes naus&#233;es et essayant tant bien que mal de se prot&#233;ger du gaz avec des chiffons imbib&#233;s d'eau boueuse, les Canadiens n'en tinrent pas moins bon jusqu'&#224; l'arriv&#233;e de renforts.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; C'est ainsi que d&#232;s leur premier engagement sur un champ de bataille europ&#233;en, les Canadiens se firent une r&#233;putation de redoutables soldats. Cependant, la bataille avait co&#251;t&#233; cher. En quarante-huit heures, le contingent canadien form&#233; de civils h&#226;tivement entra&#238;n&#233;s avait perdu 6 035 hommes, soit le tiers de ses effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Apr&#232;s la bataille d'Ypres, la 1re division canadienne, descendit plus au sud pour participer aux offensives que les Alli&#233;s avaient d&#233;j&#224; d&#233;clench&#233;es. Pendant que les Britanniques faisaient des attaques de diversion en Artois, les Fran&#231;ais tent&#232;rent, sans succ&#232;s, de s'emparer de la cr&#234;te de Vimy, l'offensive se poursuivit et les Canadiens entr&#232;rent en mai &#224; Festubert et &#224; Givenchy en juin. Comme &#224; la triste habitude, on les envoya attaquer de front des positions ennemies solidement d&#233;fendues cependant, ils atteignirent tous leurs objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;La vie au front&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le premier conflit mondial est caract&#233;ris&#233; par une ligne de front continue de 700 kilom&#232;tres, fortifi&#233;e, qui ne sera jamais rompue par aucune des arm&#233;es en pr&#233;sence avant 1918. Le front est constitu&#233; de plusieurs lignes de d&#233;fense creus&#233;es dans la terre, les tranch&#233;es, reli&#233;es entre elles par des boyaux d'acc&#232;s. Les conditions de vie dans ces tranch&#233;es sont &#233;pouvantables, du c&#244;t&#233; fran&#231;ais, on trouve des tranch&#233;es de terre qui r&#233;sistent tant bien que mal aux obus. Les soldats y vivent entour&#233;s par la boue, la vermine, les rats et l'odeur des cadavres en d&#233;composition. Les soldats vivaient dans l'incertitude, toujours en attente d'un raid ou d'un assaut. Et, jour apr&#232;s jour, la mort leur chuchotait &#224; l'oreille : sifflement des obus, tirs de canon, g&#233;missements des bless&#233;s et des mourants. Nos braves soldats apprirent n&#233;anmoins &#224; endurer ces &#233;preuves.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Minist&#232;re de la D&#233;fense nationale/Biblioth&#232;que et Archives Canada /PA-002468&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de six.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;&lt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-grande-guerre-1&#034;&gt;Article 1&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-grande-guerre-3&#034;&gt; Article 3&lt;/a&gt; &gt;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Grande Guerre (1)</title>
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		<dc:date>2014-11-30T14:05:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>arm&#233;e canadienne</dc:subject>
		<dc:subject>Grande Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>politique internationale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Albert R&#233;millard &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 9 octobre 2014 &lt;br class='autobr' /&gt; Pourquoi y a-t-il eu la guerre&#8201;? &lt;br class='autobr' /&gt; Avant 1914, de plus en plus d'Europ&#233;ens vivent de mieux en mieux, car il y a beaucoup d'inventions : caf&#233;s, spectacles, voitures, avions, loisirs, bals... Cette p&#233;riode est appel&#233;e la Belle &#201;poque. Les pays d'Europe se jalousent, car il y a plein de nouvelles inventions et des grandes puissances se partagent le monde, empires coloniaux anglais et fran&#231;ais, les autres se partageant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/armee-canadienne" rel="tag"&gt;arm&#233;e canadienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/grande-guerre" rel="tag"&gt;Grande Guerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/politique-internationale" rel="tag"&gt;politique internationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton270-c7d36.jpg?1688732305' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Albert R&#233;millard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 9 octobre 2014&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Pourquoi y a-t-il eu la guerre&#8201;? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Avant 1914, de plus en plus d'Europ&#233;ens vivent de mieux en mieux, car il y a beaucoup d'inventions : caf&#233;s, spectacles, voitures, avions, loisirs, bals... Cette p&#233;riode est appel&#233;e la Belle &#201;poque. Les pays d'Europe se jalousent, car il y a plein de nouvelles inventions et des grandes puissances se partagent le monde, empires coloniaux anglais et fran&#231;ais, les autres se partageant les miettes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les puissances jouent &#224; celui qui sera le plus fort. De nombreux pays sont des royaumes, les rois aussi se jalousent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La France, elle, veut se venger de l'Allemagne et r&#233;cup&#233;rer l'Alsace et la Lorraine, car l'Allemagne lui avait pris ces territoires en 1871 par la guerre franco-prussienne de 1870.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'Europe est une poudri&#232;re, il ne manque qu'une &#233;tincelle pour que la guerre &#233;clate. Cette &#233;tincelle &#233;clate &#224; cause de l'assassinat, &#224; Sarajevo, de l'archiduc Fran&#231;ois-Ferdinand de Hasbourg, neveu de l'empereur d'Autriche, par un &#233;tudiant serbe Gavrilio Princip. Pour enqu&#234;ter sur cet attentat, l'Autriche-Hongrie veut envoyer des policiers en Serbie. C'est un petit pays qu'elle n'aime pas. La Serbie refuse. L'Autriche-Hongrie menace de d&#233;clencher une guerre et elle lui envoie un ultimatum. Cela va d&#233;clencher, sans vraiment le vouloir, une guerre mondiale par le jeu des alliances. En effet, la Russie est l'alli&#233;e des Serbes et menace &#224; son tour les Autrichiens. Mais les Allemands veulent d&#233;fendre les Autrichiens. La France alli&#233;e des Russes va s'opposer &#224; l'Allemagne. La machine de guerre est lanc&#233;e en Europe en moins d'un mois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;La mobilisation en France&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le dimanche 2 ao&#251;t 1914, le tocsin retentit dans tous les villages et dans toutes les villes de France. Tout le monde se pr&#233;cipite voir les affiches de mobilisation. Tous les hommes de 20 &#224; 48 ans doivent laisser leur travail et ils doivent rejoindre les casernes pour partir &#224; la guerre. Ils partent en train ou &#224; pied au front &#224; l'est de la France.&lt;br /&gt; Les chevaux sont confisqu&#233;s pour servir &#224; l'Arm&#233;e. En France, l'Arm&#233;e est pass&#233;e de 880 000 &#224; 3 500 000 hommes apr&#232;s la mobilisation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans les campagnes, ce sont les moissons. Il y a beaucoup de travail. Les femmes vont se retrouver toutes seules &#224; s'occuper des fermes et des enfants. Il existe des lettres de certaines mairies qui donnent la liste des femmes les plus m&#233;ritantes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Beaucoup de ces hommes qui partent pensent qu'ils reviendront pour No&#235;l. Certains partent la fleur au fusil, surtout dans les villes. En campagne, le moral est plus triste. Les soldats ne savent pas ce qui les attend.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH324/gg1jpg-3e87f3e87-4a516.jpg?1692352799' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='324' /&gt;La r&#233;ponse du Canada&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Lorsque la Grande-Bretagne a d&#233;clar&#233; la guerre &#224; l'Allemagne le 4 ao&#251;t 1914, c'est tout l'Empire britannique qui a &#233;t&#233; entra&#238;n&#233; dans ce conflit, y compris le Canada et Terre-Neuve.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'un bout &#224; l'autre du Dominion du Canada, les hommes ont afflu&#233; vers les postes de recrutement. En l'espace de deux mois, la Milice du Canada est pass&#233;e de 3 110 membres avant la guerre &#224; un effectif de 33 000 hommes. Ils forment le premier contingent du Corps exp&#233;ditionnaire canadien. Beaucoup de ces hommes &#233;taient des immigrants britanniques r&#233;cemment arriv&#233;s au pays ou des Canadiens de naissance ayant des origines britanniques, mais leur nombre comptait &#233;galement plus d'un millier de Canadiens fran&#231;ais, de nombreux Autochtones et des immigrants d'autres provenances, alors qu'environ 2 500 femmes se sont port&#233;es volontaires pour devenir infirmi&#232;res de guerre. Se joignent &#224; eux les &#171; Blue Puttees &#187;, un contingent de 500 soldats de Terre-Neuve, une colonie britannique distincte avant son annexion au Canada en 1949.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le plus important convoi &#224; n'avoir jamais travers&#233; l'Atlantique &#224; ce moment-l&#224; part pour l'Europe le 3 octobre 1914. Des dizaines de milliers de p&#232;res, de fils, d'&#233;poux et de fr&#232;res emprunt&#232;rent la passerelle bord&#233;e de c&#226;bles de navires en acier qui les emmen&#232;rent en Angleterre, de m&#234;me que 7 000 chevaux, des munitions et des provisions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le transport ferroviaire a &#233;galement jou&#233; un r&#244;le essentiel dans la mobilisation du Canada. En effet, c'est par train que des soldats venant de partout au pays &#233;taient emmen&#233;s jusqu'au nouveau camp d'entra&#238;nement de Valcartier, pr&#232;s de Qu&#233;bec, ou jusqu'au port d'Halifax, d'o&#249; ils prenaient la mer. Durant la guerre, plus de 650 000 hommes effectu&#232;rent cette travers&#233;e. Malheureusement, plus de 66 000 ne sont jamais rentr&#233;s au pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La Premi&#232;re Guerre mondiale a marqu&#233; pour le jeune Canada le d&#233;but d'une &#232;re nouvelle et les sentiments d'espoir, de peur, de courage et de sacrifice &#233;prouv&#233;s par les Canadiens il y a 100 ans sont toujours aussi &#233;mouvants et inspirants aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans la suite de cet article, nous verrons les actes de bravoure des Canadiens sur les champs de bataille fran&#231;ais, principalement dans le nord.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Photo: quartiers ge&#769;ne&#769;raux de Valcartier en 1915.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de six.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-grande-guerre-2&#034;&gt;Article 2&lt;/a&gt; &gt;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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