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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Chauffer avec de la tourbe! (3)</title>
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		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>T.-D. Bouchard</dc:subject>
		<dc:subject>chauffage</dc:subject>
		<dc:subject>Tourbi&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 22 janvier 2015 &lt;br class='autobr' /&gt; On ne saurait dire si le commerce de briquettes de tourbe de 1893 a fait long feu. Pr&#232;s de vingt ans plus tard, &#224; la fin janvier 1902, une nouvelle publi&#233;e dans le journal L'Union, indique que &#171; les appareils de M. Lamarre de Cacouna qui vient exploiter les tourbi&#232;res de St-Dominique sont actuellement chez M. F.X. Bertrand &amp; Cie, o&#249; on est &#224; les remettre &#224; neuf. &#187; Le r&#233;dacteur poursuit en mentionnant que Lamarre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/t-d-bouchard" rel="tag"&gt;T.-D. Bouchard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/chauffage" rel="tag"&gt;chauffage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/tourbiere" rel="tag"&gt;Tourbi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton341-14c6a.jpg?1688732316' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 22 janvier 2015&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On ne saurait dire si le commerce de briquettes de tourbe de 1893 a fait long feu. Pr&#232;s de vingt ans plus tard, &#224; la fin janvier 1902, une nouvelle publi&#233;e dans le journal &lt;em&gt;L'Union&lt;/em&gt;, indique que &#171; les appareils de M. Lamarre de Cacouna qui vient exploiter les tourbi&#232;res de St-Dominique sont actuellement chez M. F.X. Bertrand &amp; Cie, o&#249; on est &#224; les remettre &#224; neuf. &#187; Le r&#233;dacteur poursuit en mentionnant que Lamarre d&#233;butera bient&#244;t ses op&#233;rations sur la terre de M. Guilbert.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans la brochure de J. Obalski intitul&#233;e &#171; Op&#233;rations mini&#232;res dans la province de Qu&#233;bec pour l'ann&#233;e 1902 &#187;, l'auteur rappelle que la tourbi&#232;re de Cacouna &#233;tait exploit&#233;e par la &#171; Compagnie de la Tourbe Combustible du Qu&#233;bec Ltd. &#187; Si l'on vient exploiter la tourbi&#232;re de Saint-Dominique en 1902, c'est qu'&#224; l'automne de 1901 les installations de Cacouna sont d&#233;truites par un incendie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;T.-D. Bouchard s'en m&#234;le !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Au cours de la premi&#232;re d&#233;cennie du XXe si&#232;cle, T.-D. Bouchard est le chef de file d'un groupe favorable &#224; l'implantation d'une centrale &#233;lectrique capable de desservir les besoins de la ville. Ainsi, de 1911 &#224; 1916, les abonn&#233;s maskoutains seront aliment&#233;s localement. Par la suite, ce sont des compagnies priv&#233;es qui exploiteront ce march&#233; lucratif.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1928, Bouchard, alors maire de la ville, &#171; prend la t&#234;te du combat contre les trusts de l'&#233;lectricit&#233; et relance le projet d'une centrale municipale &#187;, indique Gilles Guertin dans &#171; Saint-Hyacinthe 1748-1998 &#187;. En 1930, Mgr Choquette rappelle les faits dans son &#171; Histoire de la Ville de Saint-Hyacinthe &#187; &#224; la page 440 : &#171; La soci&#233;t&#233; Canada Southern fournit aujourd'hui l'&#233;nergie &#233;lectrique, mais son contrat est r&#233;siliable &#224; l'expiration de chaque ann&#233;e. Si la tourbi&#232;re de Saint-Fran&#231;ois &#8211; sollicit&#233;e &#224; l'heure pr&#233;sente par des processus nouveaux, &#8212; tient ses promesses de succ&#232;s, il est permis de pr&#233;sument que l'auteur des moteurs &#224; gaz (Bouchard) reviendra &#224; ses anciennes amours. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'ailleurs, Bouchard indique dans le tome 3 de ses &#171; M&#233;moires &#187; que Nicholas Sauer, un ing&#233;nieur russe qui l'a aid&#233; &#224; mettre sur pied la municipalisation de l'&#233;lectricit&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 1920, &#233;tait &#171; surintendant de notre usine fabriquant de la tourbe en briquette pour servir de combustible. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH337/3-TD-Bouchar3def-833b2.jpg?1692499831' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='337' /&gt;Celina, la fille de Bouchard, raconte toute l'histoire dans un document retrac&#233; dans son fonds d'archives conserv&#233; au Centre d'histoire : &#171; Mon p&#232;re toujours avec des id&#233;es pas comme les autres, poss&#233;dait une tourbi&#232;re &#224; Saint-Fran&#231;ois, situ&#233;e &#224; une huitaine de milles de Saint-Hyacinthe, et cherchait un sp&#233;cialiste en la mati&#232;re qui pourrait l'aider &#224; l'exploiter. Il mit des annonces dans les journaux europ&#233;ens avec l'offre d'emploi. [&#8230;] Monsieur Sauer accepta l'emploi de surintendant de son usine, fabriquant des briquettes de tourbe. [&#8230;] Il (Bouchard) esp&#233;rait construire une usine &#233;lectrique et croyait pouvoir activer les g&#233;n&#233;ratrices en chauffant les chaudi&#232;res avec des briquettes de tourbe, mais la chose ne r&#233;ussit pas. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La compagnie qui exploitait la tourbe &#224; Saint-Hyacinthe se nommait la Hydropeat Compagny of Canada Ltd. &#192; la fin des ann&#233;es 1920 et au d&#233;but des ann&#233;es 1930, le journal &lt;em&gt;Le Clairon&lt;/em&gt;, appartenant &#224; Bouchard, publie des annonces et un certain nombre d'articles vantant les m&#233;rites du chauffage domestique avec des briquettes de tourbe. La Hydropeat vendait aux particuliers par l'entremise de l'agence Bouchard et Mercure qui &#233;tait courtiers en assurances. Camille Mercure, l'associ&#233; de Bouchard dans ce cabinet, poss&#233;dait &#233;galement des terres pr&#232;s de la cr&#234;te de Saint-Dominique o&#249; il exploitait des fours &#224; chaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#171; De 1929 &#224; 1935, se joua le dernier chapitre de la tourbe combustible au Qu&#233;bec &#187;, rappelle le site Internet Laurentia &#8211; Milieux humides du Qu&#233;bec. La Hydropeat &#171; mit en production la tourbi&#232;re de Saint-Hyacinthe &#224; l'aide d'un proc&#233;d&#233; d'extraction hydraulique alors en usage au Danemark et en Finlande. La tourbe ainsi produite &#233;tait utilis&#233;e &#224; des fins domestiques dans la r&#233;gion de Saint-Hyacinthe et servait &#233;galement &#224; chauffer les fours &#224; chaux de Saint-Dominique. Malgr&#233; de nombreuses r&#233;organisations, cette entreprise termina d&#233;finitivement ses op&#233;rations &#224; la fin de 1935. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Terminons cette s&#233;rie d'articles en rappelant que le surnom de Bouchard n'&#233;tait pas uniquement reli&#233; &#224; son combat anticl&#233;rical. L'exemple de la tourbe est &#233;vocateur. Bouchard poss&#232;de des int&#233;r&#234;ts dans une compagnie exploitant une tourbi&#232;re. Il vend la production de la tourbi&#232;re par l'entremise d'une de ses compagnies. Il se sert de son journal pour en faire la publicit&#233;. Finalement, comme maire de la ville, il favorise la relance d'une centrale &#233;lectrique qui ach&#232;terait la tourbe qu'il produit, vend et publicise pour faire fonctionner ses moteurs. Vite, appelez la Commission Charbonneau!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Photo : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; T.-D. Bouchard en compagnie de l'ing&#233;nieur russe Nicholas Sauer, en 1933.&lt;br /&gt; Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe. CH354.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le dernier d'une s&#233;rie de trois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/chauffer-avec-de-la-tourbe-1&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chauffer avec de la tourbe! (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/chauffer-avec-de-la-tourbe-2</link>
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&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 15 janvier 2015 &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s avoir d&#233;fini ce qu'est la tourbe et apr&#232;s avoir situ&#233; l'emplacement de la tourbi&#232;re dans la r&#233;gion de Saint-Hyacinthe, abordons maintenant le th&#232;me de l'exploitation. &lt;br class='autobr' /&gt; Le 24 janvier 1903, l'ing&#233;nieur J. De Clercy prononce une conf&#233;rence dans les salles du bureau d'enregistrement de Saint-Hyacinthe au sujet de la tourbe. Selon le journal La Tribune, plusieurs citoyens influents assistent &#224; l'&#233;v&#233;nement. La conf&#233;rence qui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/saint-dominique" rel="tag"&gt;Saint-Dominique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/tourbiere" rel="tag"&gt;Tourbi&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton340-d4f96.jpg?1688732311' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 15 janvier 2015&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Apr&#232;s avoir d&#233;fini ce qu'est la tourbe et apr&#232;s avoir situ&#233; l'emplacement de la tourbi&#232;re dans la r&#233;gion de Saint-Hyacinthe, abordons maintenant le th&#232;me de l'exploitation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 24 janvier 1903, l'ing&#233;nieur J. De Clercy prononce une conf&#233;rence dans les salles du bureau d'enregistrement de Saint-Hyacinthe au sujet de la tourbe. Selon le journal &lt;em&gt;La Tribune&lt;/em&gt;, plusieurs citoyens influents assistent &#224; l'&#233;v&#233;nement. La conf&#233;rence qui sera publi&#233;e sous le titre &#171; Les Tourbi&#232;res. Leur utilisation et leur avenir au Canada &#187; rappelle l'importance de d&#233;velopper des sources d'&#233;nergie et de chaleur et de n'en n&#233;gliger aucune, car l'Ontario et le Qu&#233;bec n'ont pas de grandes sources de charbon. D'ailleurs, &#224; cette &#233;poque, une crise du charbon s&#233;vit au Qu&#233;bec et en Ontario. En s'adressant aux Maskoutains, De Clercy veut stimuler l'exploitation de la tourbe en affirmant que dans la r&#233;gion de Saint-Hyacinthe &#171; vous poss&#233;dez des tourbi&#232;res immenses, utilisez-les pour vos industries; elles valent encore mieux que des pouvoirs d'eau parce qu'elles peuvent donner de la chaleur en plus de l'&#233;nergie, et parce qu'elles sont moins co&#251;teuses &#224; mettre en op&#233;ration. Utilisez-les rationnellement, ne les gaspillez pas comme on gaspille actuellement la houille de ce pays, et vous en aurez pour plus d'un si&#232;cle. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lors de son allocution, De Clercy aborde les diff&#233;rentes utilisations de la tourbe : &#171; on peut l'employer &#224; l'&#233;tat naturel, comprim&#233;e ou non, dess&#233;ch&#233;e &#224; l'air ou par de moyens artificiels; on peut en tirer du gaz et des produits chimiques de grande utilit&#233;, et du coke de tourbe qui vaut les meilleurs anthracites. &#187; En ce qui a trait &#224; l'usage domestique, il indique que &#171; la briquette de tourbe peut servir au chauffage des habitations. Mais elle a un inconv&#233;nient : Si le po&#234;le dans lequel on la br&#251;le n'a pas un excellent tirage, la tourbe donne une mauvaise odeur. [&#8230;] il faudra des po&#234;les de plus forte dimension pour chauffer une habitation par la tourbe que par le charbon. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La valeur calorifique des briquettes de tourbe &#233;tant inf&#233;rieure de moiti&#233; &#224; la m&#234;me quantit&#233; de charbon, il faut donc un volume plus &#233;lev&#233; de tourbe pour produire la m&#234;me quantit&#233; de chaleur. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La Ville de Saint-Hyacinthe encourage cette industrie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le passage de l'ing&#233;nieur fran&#231;ais &#224; Saint-Hyacinthe ne tient pas du hasard. D&#233;j&#224;, au d&#233;but de 1893, la Ville de Saint-Hyacinthe favorise l'implantation d'un commerce de tourbe sur son territoire. &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH203/IMG_3039jpg-8b53-4f93d.jpg?1692499831' style='margin: 15px; border-width: 1px; border-style: solid; float: right;' width='500' height='203' /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ainsi, dans le proc&#232;s &#8212; verbal de la s&#233;ance du Conseil municipal du 2 janvier 1893, on indique que &#171; Son honneur le Maire soumet &#224; ce conseil l'opportunit&#233; et l'avantage qu'il y aurait pour ce conseil et les contribuables de cette cit&#233; d'accorder une aide p&#233;cuniaire afin de favoriser l'&#233;tablissement d'une industrie en cette cit&#233;, ayant pour but de pr&#233;parer et convertir la terre noire de Savanne en combustible pouvant avantageusement remplacer le charbon. &#187; Le conseil, pr&#233;sident par le maire George-Casimir Dessaulles examine cette opportunit&#233;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au terme des discussions, on donne l'avis qu'&#224; la prochaine s&#233;ance, on pr&#233;sentera la motion suivante :&lt;br /&gt; &#171; Attendu que M. John McDougall de New York, propose d'&#233;tablir dans les limites de cette cit&#233;, une industrie ayant pour but de manufacturer la terre noire de Savanne en combustible pouvant avantageusement remplacer le charbon pour toutes les fins. De chauffage soit des chaudi&#232;res &#224; vapeur ou des maisons.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Attendu que le dit M. McDougall ne demande aucune autre aide de ce conseil pour l'&#233;tablissement de son industrie de transport et l'installation de machines qui lui sont n&#233;cessaire et qui ont une valeur d'au moins dix mille dollars, que l &#8216;usage d'une b&#226;tisse convenable pendant l'espace de six mois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Attendu que l'&#233;tablissement d'une industrie de ce genre serait d'un tr&#232;s grand avantage pour la ville et les citoyens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Attendu qu'il existe dans cette ville une b&#226;tisse convenable pour y &#233;tablir une telle industrie et que M. McDougall a visit&#233; et qu'il peut louer : il est r&#233;solu que le conseil paie au dit M. McDougall oui &#224; ses repr&#233;sentants une somme de cinquante piastres par mois, &#224; titre d'aide, du jour de la passation du bail, pendant six mois, &#224; condition que les dites machines soient install&#233;es et mises en op&#233;ration. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette motion, pr&#233;sent&#233;e par le conseiller Nault et second&#233;e par le conseiller Brousseau, sera finalement adopt&#233;e lors de la s&#233;ance du 4 janvier 1893. Ainsi, 10 ans avant la conf&#233;rence de J. De Clercy, un commerce de tourbe s'&#233;tablit &#224; Saint-Hyacinthe. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Sur cette carte dat&#233;e de 1964, on voit bien ce qui reste de la tourbi&#232;re de Saint-Dominique.&lt;br /&gt; &#171; Rapport g&#233;ologique 101. R&#233;gion de Saint-Hyacinthe (moiti&#233; ouest) &#187;. 1964. Biblioth&#232;que du S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de trois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/chauffer-avec-de-la-tourbe-1&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/chauffer-avec-de-la-tourbe-3&#034;&gt; Article 3 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chauffer avec de la tourbe! (1)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/chauffer-avec-de-la-tourbe-1</link>
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		<dc:subject>Saint-Dominique</dc:subject>
		<dc:subject>Tourbi&#232;re</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 8 janvier 2015 &lt;br class='autobr' /&gt; Il y a quelques ann&#233;es, en parcourant les pages du Clairon de Saint-Hyacinthe, un article publi&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1930 attire mon attention. On mentionne que l'on peut chauffer avec de la tourbe. Quoi, on chauffait nos maisons avec de la tourbe ? J'avais entendu parler du charbon, du bois, mais de la tourbe ! Vraiment ? &lt;br class='autobr' /&gt; Pour r&#233;pondre &#224; cette question, il fallait avant tout caract&#233;riser ce qu'est la tourbe. Dans son (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton339-f2d2f.jpg?1688732311' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 8 janvier 2015&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a quelques ann&#233;es, en parcourant les pages du &lt;em&gt;Clairon de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, un article publi&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1930 attire mon attention. On mentionne que l'on peut chauffer avec de la tourbe. Quoi, on chauffait nos maisons avec de la tourbe ? J'avais entendu parler du charbon, du bois, mais de la tourbe ! Vraiment ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour r&#233;pondre &#224; cette question, il fallait avant tout caract&#233;riser ce qu'est la tourbe. Dans son livre &#171; Le chauffage domestique au Canada : des origines &#224; l'utilisation &#187;, Marcel Moussette d&#233;finit ce qu'est la tourbe : &#171; Une mati&#232;re noir&#226;tre ou brune, d'autant plus combustible qu'elle est plus pure, c'est-&#224;-dire moins charg&#233;e de terre et d'eau. Ce sont g&#233;n&#233;ralement des mousses (Sphagnum) qui forment la tourbe. Les mousses se d&#233;veloppent dans l'eau par la partie sup&#233;rieure et meurent par la base, qui s'&#233;paissit progressivement, se carbonisant ainsi &#224; l'abri de l'air [&#8230;] On extrait g&#233;n&#233;ralement la tourbe au printemps, en mottes de la grosseur d'une double brique, qu'on laisse s&#233;cher pendant l'&#233;t&#233; sur les lieux m&#234;mes de l'exploitation en formant un tas non compact &#224; travers les intervalles duquel l'air peut circuler. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J. De Clercy, ing&#233;nieur des Arts et Manufactures de Paris, vient donner une conf&#233;rence &#224; ce sujet &#224; Saint-Hyacinthe le 24 janvier 1903. &#192; ses auditeurs maskoutains il parle de la tourbe en ces termes : &#171; La Tourbe (que vous appelez aussi terre noire) est un produit de fermentation d&#251; &#224; des v&#233;g&#233;taux aquatiques qui ont rempli certains lacs ou &#233;tangs. C'est un produit dont la formation est contemporaine de l'homme et se continue de nos jours. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi donc, le mot tourbe, dont l'&#233;quivalent anglais est &#171; peat moss &#187; est utilis&#233;, &#224; tort, pour d&#233;signer des bandes de gazon. La tourbe, c'est de la mati&#232;re organique dont on fait usage &#171; en contenants afin de cr&#233;er un milieu propice &#224; la croissance des v&#233;g&#233;taux ou comme amendement de sol pour en am&#233;liorer les propri&#233;t&#233;s &#187;, nous indique le site Internet de l'Association des producteurs de tourbe horticole du Qu&#233;bec.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Autre temps, autre usage&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Dans les ann&#233;es 1930, les propri&#233;taires de maisons pouvaient chauffer leurs domiciles avec des briquettes de tourbe. Mais d'o&#249; provenait la mati&#232;re premi&#232;re n&#233;cessaire &#224; la confection de ces briquettes ? Allez, on lance la recherche afin d'en savoir un peu plus &#224; ce sujet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/chauffer_tourbe/1 tourbe s&#233;pia.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Dans son &#171; Rapport de progr&#232;s depuis son commencement jusqu'&#224; 1863 &#187;, la Commission g&#233;ologique du Canada identifie, &#224; la page 831, l'emplacement d'une tourbi&#232;re dans la r&#233;gion de Saint-Hyacinthe : &#171; On trouve une tourbi&#232;re d'une grande &#233;tendue dans la seigneurie de Ste. Marie de Monnoir, et une autre dans la paroisse de St. Dominique, y compris des portions de Ste. Rosalie et de St. Pie. &#187; On peut donc conclure que les vastes champs de terre noire que l'on peut observer lorsqu'on se rend de Saint-Hyacinthe &#224; Saint-Dominique seraient l'emplacement central de cette tourbi&#232;re observ&#233;e en 1863.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans le m&#234;me document, on poursuit en affirmant que cette tourbi&#232;re peut avoir de huit &#224; dix kilom&#232;tres dans une direction et de cinq &#224; sept dans l'autre direction. &#171; Cette &#233;tendue est recouverte par un lit de tourbe, qui atteint jusqu'&#224; six pieds d'&#233;paisseur, et m&#234;me, dit-on, dans quelques endroits, dix-huit pieds, bien qu'il n'en ait que deux &#224; trois pieds sur les bords. &#187; &#192; cette &#233;poque, on indique que la tourbi&#232;re fut partiellement dess&#233;ch&#233;e et livr&#233;e &#224; l'agriculture. Apr&#232;s avoir coup&#233; les arbres, on laboure les parties cultivables et pendant la saison s&#232;che, on y met le feu. En br&#251;lant la tourbe de surface, on engraisse la terre. &#171; Quand, par suite de plusieurs r&#233;p&#233;titions de ce proc&#233;d&#233; la tourbe a &#233;t&#233; r&#233;duite &#224; quelques pouces, la portion qui reste est m&#233;lang&#233;e par le labourage avec l'argile inf&#233;rieure, et l'on obtient un riche terrain meuble. &#187;&lt;br /&gt; Mais en plus de produire de la terre d'excellente qualit&#233;, la tourbe servira &#233;galement pour le chauffage. Mais pour en arriver l&#224;, il faut d'abord la recueillir. Selon le site Internet Laurentia &#8211; Milieux Humides, James Hodges invente, en 1864, dans la r&#233;gion de Victoriaville, les premi&#232;res machines d'extraction de la tourbe. &#171; La tourbe qui y &#233;tait produite &#233;tait extraite &#224; l'aide d'une grosse tari&#232;re install&#233;e sur un ponton flottant pouss&#233; dans des canaux creus&#233;s dans la tourbi&#232;re. Puis, la pulpe de tourbe ainsi produite &#233;tait s&#233;ch&#233;e au soleil et d&#233;coup&#233;e en petits blocs. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Au cours de la d&#233;cennie 1940, ces deux travailleurs pr&#233;l&#232;vent la tourbe &#224; la pelle.&lt;br /&gt; &#171; Rapport g&#233;ologique 31. La tourbe dans Qu&#233;bec &#187;. Biblioth&#232;que du S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de trois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/chauffer-avec-de-la-tourbe-2&#034;&gt;Article 2 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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