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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Notre-Dame du Rosaire (2)Bicentenaire de la paroisse-m&#232;re</title>
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		<dc:date>2021-09-22T13:01:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Ostiguy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>seigneurie</dc:subject>
		<dc:subject>Rapide-plat</dc:subject>
		<dc:subject>Jules-Antonin Plourde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Jules-Antonin Plourde &lt;br class='autobr' /&gt;
Article paru dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 14 septembre 1977. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1948, la ville de Saint-Hyacinthe &#233;rigeait deux monuments comm&#233;moratifs en I'honneur du seigneur Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme, deuxi&#232;me seigneur de Maska et fondateur de l'agglom&#233;ration qui devait bient&#244;t porter son nom: Saint-Hyacinthe. L'un de ces monuments, repr&#233;sentant de pied en cape le seigneur, se trouve en ville, face &#224; l'&#233;difice de CKBS, tandis que I'autre, humble st&#232;le faite de pierres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/seigneurie" rel="tag"&gt;seigneurie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/rapide-plat" rel="tag"&gt;Rapide-plat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/jules-antonin-plourde" rel="tag"&gt;Jules-Antonin Plourde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L110xH150/arton1283-f88d9.jpg?1688732983' width='110' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Par Jules-Antonin Plourde&lt;br /&gt;
Article paru dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 14 septembre 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;En 1948, la ville de Saint-Hyacinthe &#233;rigeait deux monuments comm&#233;moratifs en I'honneur du seigneur Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme, deuxi&#232;me seigneur de Maska et fondateur de l'agglom&#233;ration qui devait bient&#244;t porter son nom: Saint-Hyacinthe. L'un de ces monuments, repr&#233;sentant de pied en cape le seigneur, se trouve en ville, face &#224; l'&#233;difice de CKBS, tandis que I'autre, humble st&#232;le faite de pierres des champs, se dresse &#224; Rapide Plat, &#224; peu de distance de Sainte-Rosalie. Nous avons l&#224; les deux points de ralliement de l'histoire maskoutaine. Commenc&#233;e &#224; Rapide Plat, elle s'est &#233;panouie &#224; La Cascade, &#224; trois lieues de son point d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Delorme est &#224; proprement parler le premier seigneur de Maska, puisque de Vaudreuil, premier seigneur, ne vint jamais exploiter sa concession. Celle-ci &#233;chut au premier en 1753. Natif de Qu&#233;bec, le seigneur Delorme entreprit de se rendre sur place et d'y d&#233;velopper son fief. Celui-ci couvrait 36 lieues de superficie: soit six lieues le long de la rivi&#232;re Yamaska, &#224; partir des concessions existantes (c'est-&#224;-dire &#224; partir de 7 lieues de son embouchure) par six lieues de profondeur (3 de chaque c&#244;t&#233; de la rivi&#232;re). Apr&#232;s avoir pris femme &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac, en 1756, Delorme arriva &#224; l'&#233;t&#233; de 1757, au croisement de la Yamaska et d'une petite rivi&#232;re qu'il nomma rivi&#232;re Delorme. &#192; cause des rapides plats qui s'y rencontrent, le nom de cette crois&#233;e pr&#233;valut.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH605/Monument-Delb411-a7eab.jpg?1693225445' style='border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='605' /&gt;D&#232;s qu'un seigneur, accompagn&#233; de quelques colons, avait pris possession d'un nouveau territoire, le missionnaire arrivait sur leurs traces pour les encourager et les fortifier. On peut dire en effet que tout le syst&#232;me de colonisation de la Nouvelle-France reposait sur deux hommes, le pr&#234;tre et le seigneur, qui marchaient c&#244;te &#224; c&#244;te et se pr&#234;taient un mutuel secours. Le censitaire, qui &#233;tait en m&#234;me temps le paroissien, avait deux points de ralliement: l'&#233;glise et le manoir. Toutefois, parler de paroisse d&#232;s 1756 est pr&#233;matur&#233; pour Saint-Hyacinthe. Deux d&#233;cades passeront avant le commencement d'une paroisse ayant un cur&#233; &#224; sa t&#234;te. La vie religieuse de la seigneurie Maska n'en est pas moins pour autant bien existante, et c'est de cette vingtaine d'ann&#233;es de vie chr&#233;tienne, dont nous parlerons dans cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Nous avons l&#224; les racines spirituelles de ce qui deviendra en I777 la paroisse de Saint-Hyacinthe. Comme celle-ci est la toute premi&#232;re de la r&#233;gion, raconter son histoire religieuse, c'est aussi raconter l'histoire religieuse du grand Saint-Hyacinthe et de la r&#233;gion avoisinante. Rappeler ces souvenirs, c'est une mani&#232;re d&#233;licate de c&#233;l&#233;brer le bicentenaire de la Paroisse-m&#232;re de Saint-Hyacinthe. On peut diviser en trois sections l'histoire religieuse de Saint-Hyacinthe: 1) sa desserte par les cur&#233;s voisins (1758-1768); 2) sa desserte par des missionnaires itin&#233;rants (1768-1777); 3) sa desserte par des cur&#233;s r&#233;sidents (1777-1977).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Ce sont les cur&#233;s voisins de Rapide Plat qui furent les premiers desservants de la seigneurie, non qu'ils vinssent y c&#233;l&#233;brer les sacrements, mais &#233;tant les plus proches, c'est chez eux que les premiers habitants de la r&#233;gion allaient accomplir les principaux &#233;v&#233;nements de la vie chr&#233;tienne: bapt&#234;mes, mariages, enterrements. C'est surtout &#224; la paroisse de Saint-Michel d'Yamaska, la plus commod&#233;ment accessible par la rivi&#232;re que les premiers chr&#233;tiens de Saint-Hyacinthe se rendirent le plus souvent. En 1758 le seigneur lui-m&#234;me vient y faire baptiser des jumelles; dans l'acte de bapt&#234;me, la mission de la rivi&#232;re Maska est d&#233;sign&#233;e d&#233;j&#224; sous le vocable de Saint-Hyacinthe. Mais cela n'&#233;tait pas suffisant. En 1758, le vicaire g&#233;n&#233;ral de Qu&#233;bec ordonna au cur&#233; de Saint-Michel, le p&#232;re Maquet, j&#233;suite, de se transporter de temps &#224; autre aux Rapides Plats et d'y donner des missions aux habitants du lieu. Ce missionnaire y vint d&#232;s le mois d'ao&#251;t et y baptisa Antoine, fils de Pierre Leclerc et de Marie-Anne Lavoie. C'est le premier bapt&#234;me c&#233;l&#233;br&#233; dans la seigneurie. A sa cinqui&#232;me visite (1771), il maria Jean-Baptiste Rivard et Marie-Claire Blondau. C'est le premier mariage dans la seigneurie. En 1771, le p&#232;re Maquet se rendit au coteau de La Cascade y b&#233;nir un terrain de cimeti&#232;re. En 1775, apr&#232;s sept ann&#233;es de service, il &#233;tait remplac&#233; par le p&#232;re Th&#233;ophile Dugost, r&#233;collet, en religion, fr&#232;re Chrysostome. Il fit trois missions dans la seigneurie, jusqu'en 1 777. Tous ces offices se firent ou dans la maison du seigneur &#224; Rapide Plat ou dans une petite maison adjacente qu'il consacra au culte. Mais la population augmentant, la modeste chapelle devint vite trop petite. C'est pourquoi, d&#232;s 1774, Mgr Briand, &#233;v&#234;que de Qu&#233;bec mandatait le p&#232;re Charles Germain d'aller choisir un site convenable pour I'&#233;dification d'une &#233;glise pour les habitants de la seigneurie. Cet envoy&#233; choisit le site de La Cascade, actuel terrain de la paroisse Notre-Dame. Ce choix &#233;tait judicieux, bien qu'il f&#251;t &#224; 3 lieues de Rapide Plat. II y avait l&#224; de grands rapides tr&#232;s prometteurs pour un moulin &#224; farine et le d&#233;frichement des nouvelles terres se dirigeait en ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Les requ&#234;tes d'usage allaient &#234;tre adress&#233;es &#224; I'&#233;v&#234;que de Qu&#233;bec, pour la demande de construction d'une &#233;glise, quand la guerre d'Ind&#233;pendance am&#233;ricaine vint entraver le cours des &#233;v&#233;nements. Le 27 novembre 1777, I'&#233;v&#234;que de Qu&#233;bec, de plus en plus d&#233;sireux de doter ses dioc&#233;sains d'un cur&#233; r&#233;gulier, &#233;crivit au cur&#233; de Saint Mathieu de Beloeil, messire Fran&#231;ois Noiseux pour lui demander de prendre en charge spirituelle la seigneurie de Maska. &#192; partir de ce jour, celle-ci cessa d'appartenir &#224; la cure de Saint-Michel. C'est le 14 d&#233;cembre 1777 que le cur&#233; Noiseux vint faire &#224; Saint-Hyacinthe sa premi&#232;re mission. Apr&#232;s avoir c&#233;l&#233;br&#233; la messe &#224; la maison du seigneur, &#224; Rapide Plat, il ouvrit les registres de la paroisse naissante, en y conf&#233;rant le premier bapt&#234;me consign&#233; dans les livres: celui de Marguerite, fille d'Antoine Jared et de Marguerite B&#233;rard. Cette ouverture de registres marque le d&#233;but de la paroisse de Saint-Hyacinthe, aujourd'hui Notre-Dame du Rosaire. Nous verrons la semaine prochaine la premi&#232;re tranche de l'histoire de la paroisse desservie par des cur&#233;s r&#233;sidents.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt; Monument Delorme, 1961. Collection du Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH548.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;a href=&#034;https://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/notre-dame-du-rosaire-1-la-vieille-cloche-paroissiale&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;&lt;&lt;Notre-Dame du Rosaire (1)&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/le-premier-siecle-de-vie-paroissiale&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Notre-Dame du Rosaire (3)&gt;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Saint-Hyacinthe en 1780</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/saint-hyacinthe-en-1780</link>
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		<dc:date>2015-06-02T19:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Histoire r&#233;gionale</dc:subject>
		<dc:subject>seigneurie</dc:subject>
		<dc:subject>Rapide-plat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Gilles Bachand &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 10 juin 2010 &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous savons que le seigneur Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme va fixer son premier &#233;tablissement au Rapide-plat sur la rive sud de la rivi&#232;re Yamaska en 1757. Il fera ses premi&#232;res concessions de terre &#224; partir de cette date vers le sud sur les deux rives de la rivi&#232;re. Puis un second rang s'ouvre sur la rive nord le Grand rang. Ensuite suivront les concessions au rang de la rivi&#232;re c&#244;t&#233; nord reliant le chemin du rang (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/seigneurie" rel="tag"&gt;seigneurie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/rapide-plat" rel="tag"&gt;Rapide-plat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton408-cf0fb.jpg?1688683528' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Gilles Bachand&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 10 juin 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous savons que le seigneur Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme va fixer son premier &#233;tablissement au Rapide-plat sur la rive sud de la rivi&#232;re Yamaska en 1757. Il fera ses premi&#232;res concessions de terre &#224; partir de cette date vers le sud sur les deux rives de la rivi&#232;re. Puis un second rang s'ouvre sur la rive nord le Grand rang. Ensuite suivront les concessions au rang de la rivi&#232;re c&#244;t&#233; nord reliant le chemin du rang Saint-Fran&#231;ois sur la rive sud &#224; celui du Grand rang sur la rive nord. On y retrouve un pont d&#232;s 1783.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L460xH378/cartejpg-462462a-fc13f.jpg?1693225445' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: left;' width='460' height='378' /&gt;Qu'en est-il de la petite agglom&#233;ration pr&#232;s de la maison du seigneur? On y retrouve quelques maisons, un moulin &#224; farine utilisant l'eau de la rivi&#232;re Yamaska, dont il va confier la direction au meunier Maurice Ariel et un petit moulin &#224; scie construit sur la petite rivi&#232;re Delorme. Le pouvoir d'eau n'&#233;tant pas assez important, le seigneur va rem&#233;dier &#224; ce dilemme en construisant en 1772, &#224; quelques quatre milles plus au sud, au lieu-dit &#171; de la Cascade &#187; un moulin &#224; scie et &#224; farine beaucoup plus performant. Il y retrouvait un d&#233;bit d'eau suffisant pour op&#233;rer son moulin toute l'ann&#233;e durant. C'&#233;tait un des &#233;l&#233;ments qui manquait pour d&#233;velopper cette pointe de terre en face des rapides aussi appel&#233;e &#171; Maska &#187;. &#192; partir de 1780, l'&#233;tablissement du Rapide-plat est peu &#224; peu supplant&#233; par celui de la Cascade. Les gens viennent habiter pr&#232;s du moulin seigneurial. Mais deux autres &#233;v&#233;nements vont favoriser le d&#233;veloppement de cet endroit : La construction d'une chapelle donc une future &#233;glise et l'arriv&#233;e en 1778 du blockhaus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#232;s 1771, l'&#233;v&#234;que de Qu&#233;bec avait d&#233;l&#233;gu&#233; le missionnaire j&#233;suite Charles Germain, afin de choisir un emplacement propice &#224; la construction d'une chapelle. Cette chapelle sera construite en 1780 au lieu-dit du &#171; coteau de la Cascade &#187; avec l'aide p&#233;cuniaire du cur&#233; Noiseux de Beloeil qui &#233;tait aussi l'agent du seigneur Delorme. La construction d'un blockhaus en haut des rapides sur la rive nord de la rivi&#232;re Yamaska et &#224; la jonction de la nouvelle route qui relie maintenant le blockhaus et le village de Saint-Charles sur le Richelieu, va faire progresser consid&#233;rablement cet embryon de village o&#249; vivait environ 75 familles. L'importance de ce blockhaus et toutes les activit&#233;s qui en d&#233;coulent ont &#233;t&#233; malheureusement oubli&#233;es par les historiens qui ont consacr&#233; du temps &#224; cette &#233;pisode de notre histoire. Pensons seulement &#224; sa construction, la main-d'&#339;uvre, la logistique, le transport des marchandises, de la nourriture, les armes, les soldats, l'h&#233;bergement et l'&#233;l&#233;ment tr&#232;s important, le passage des loyalistes par cet endroit avant de se diriger vers le bourg de William-Henry &#171; Sorel &#187;. Ceci aura aussi permis aux seigneurs Delorme, Dessaulles et Debartzch de d&#233;velopper la seigneurie de Saint-Hyacinthe beaucoup plus rapidement gr&#226;ce aux nouvelles routes vers Saint-Charles et le long de la rivi&#232;re vers le &#171; Upper Blockhouse &#187; &#224; Saint-C&#233;saire aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/Saint-Hyacinthe 1837 par Joseph Bouchette CH478.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Voyons maintenant le recensement de 1784. Les recensements de cette &#233;poque, n'avaient pas l'exactitude d'aujourd'hui, mais il nous donne tout de m&#234;me une bonne id&#233;e du nombre de personnes, d'animaux, que l'on retrouve dans la paroisse de Saint-Hyacinthe:&lt;br /&gt;
142 hommes mari&#233;s, 136 maisons, 130 femmes, 70 enfants m&#226;les au-dessus de 15 ans, 169 enfants m&#226;les au-dessous de 15 ans, 29 filles au-dessus de 14 ans, 184 filles au-dessous de 14 ans, 1 domestique m&#226;le au-dessus de 15 ans, 0 domestique m&#226;le au-dessous de 15 ans, 1 domestique femelle au-dessus de 14 ans, 0 domestique femelle au-dessous de 14 ans, 0 homme absent au-dessus de 15 ans, 16 hommes au-dessus de 15 ans infirmes, 0 esclave m&#226;le, 0 esclave femelle, 14679 arpents de terre, 1934 minots de semence en 1784, 163 chevaux, 89 b&#339;ufs, 206 vaches, 110 torailles, 122 moutons, 136 cochons, 46 fusils.&lt;br /&gt;
Capitaine de milice : Joseph Cadieux. Lieutenant : Fran&#231;ois Livernois. Enseigne : Jacques Baulai. Nombre de sergents : 3, nombre de miliciens mari&#233;s : 106, nombre de miliciens gar&#231;ons : 71. Total des miliciens dans la paroisse de Saint-Hyacinthe : 183. Telle &#233;tait la population de notre ville, il y a 226 ans. En 1798, le seigneur Delorme va m&#234;me abandonner son modeste manoir du Rapide-plat, pour venir s'&#233;tablir &#224; la Cascade. Lentement le village prendra forme et en 1815, le cartographe Joseph Bouchette, sera le premier &#224; faire une description physique du village. &#171; Il contient de 80 &#224; 90 maisons, b&#226;ties pour la plupart dans un style sup&#233;rieur, et habit&#233;es par des personnes tr&#232;s respectables, une grande et belle &#233;glise, un bon presbyt&#232;re, et un coll&#232;ge, ou plut&#244;t une &#233;cole publique &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Illustrations:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Carte: &lt;br /&gt;
Partie de la carte de Jeremiah McCarthy de 1827, montrant l'&#233;tablissement de la Cascade. Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Village:&lt;br /&gt;
Le village de Saint-Hyacinthe dessin&#233; par l'arpenteur Joseph Bouchette en 1837. Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Si Saint-Hyacinthe m'&#233;tait cont&#233; (3)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/si-saint-hyacinthe-m-etais-conte-3</link>
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		<dc:date>2015-03-27T14:22:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>seigneurie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 26 f&#233;vrier 2015 &lt;br class='autobr' /&gt; Lors du dernier article, je vous ai mentionn&#233; que Rigaud de Vaudreuil, le premier seigneur de Saint-Hyacinthe, &#233;tait incapable de s'occuper de son fief et qu'il d&#233;cide de s'en d&#233;partir. Gilles Guertin, dans la chronique &#171; Histoire d'ici &#187;, publi&#233;e dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 1er mars 1994, pr&#233;cise le moment de la vente : &#171; Le 25 octobre 1753, devant les notaires Dulaurent &amp; Sanguinet de Qu&#233;bec, Fran&#231;ois-Pierre (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton360-f1606.jpg?1688733282' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinth&lt;/em&gt;e le 26 f&#233;vrier 2015&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lors du dernier article, je vous ai mentionn&#233; que Rigaud de Vaudreuil, le premier seigneur de Saint-Hyacinthe, &#233;tait incapable de s'occuper de son fief et qu'il d&#233;cide de s'en d&#233;partir. Gilles Guertin, dans la chronique &#171; Histoire d'ici &#187;, publi&#233;e dans &lt;em&gt;Le&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 1er mars 1994, pr&#233;cise le moment de la vente : &#171; Le 25 octobre 1753, devant les notaires Dulaurent &amp; Sanguinet de Qu&#233;bec, Fran&#231;ois-Pierre Rigault de Vaudreuil, devenu entre-temps gouverneur des Trois-Rivi&#232;res, c&#232;de da concession &#224; un bourgeois de Qu&#233;bec, Jacques Hyacinthe Simon Delorme dit Lapointe. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais quels sont pr&#233;cis&#233;ment la grandeur et l'emplacement exact du lot conc&#233;d&#233; ? H&#233;l&#232;ne H&#233;bert, dans le chapitre consacr&#233; &#224; l'&#233;poque seigneuriale, publi&#233; dans le livre &#171; Saint-Hyacinthe 1748-1998 &#187;, signale que d'apr&#232;s &#171; une carte dress&#233;e en 1815 par l'arpenteur g&#233;n&#233;ral du Bas-Canada, Joseph Bouchette, [&#8230;] elle (la Seigneurie) couvre tout le territoire occup&#233; aujourd'hui par la ville de Saint-Hyacinthe et par les municipalit&#233;s de Saint-Hyacinthe-le-Confesseur, Sainte-Rosalie, Saint-Dominique, Notre-Dame-de-Saint-Hyacinthe, Saint-Pie, Saint-C&#233;saire, L'Ange-Gardien, Rougemont, une partie de Saint-Paul-d'Abbotsford, Saint-Damase, Saint-Marie-Madeleine, Saint-Thomas-d'Aquin et La Pr&#233;sentation. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;En route vers la seigneurie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Monseigneur Charles-Philippe Choquette affirme dans son livre &#171; Histoire de la Ville de Saint-Hyacinthe &#187;, publi&#233; en 1930, que Delorme &#233;tait pourvoyeur de la marine du Roi. Il acheta le domaine &#171; en consid&#233;ration de 666 dollars dont 300 payables &#224; la signature du contrat. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L409xH736/3-Jacques-Hyf5d3-0d753.jpg?1693225446' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='409' height='736' /&gt;Le marchand de Qu&#233;bec viendra s'installer dans sa seigneurie en 1757 soit quatre ans apr&#232;s son achat, souligne Jeanne Daigle dans un article publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 17 avril 1974. Elle poursuit en &#233;crivant que Delorme quitte ses fonctions &#224; Qu&#233;bec et entreprend son p&#233;riple qui le m&#232;nera dans sa seigneurie en 1754. Il remonte le Saint-Laurent jusqu'&#224; l'embouchure de la Yamaska &#171; o&#249; il p&#233;n&#233;tra au commencement de l'&#233;t&#233; 1754. Il s'arr&#234;ta alors &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac et y entra en relation avec le seigneur de La Lusodi&#232;re. &#187; Il s&#233;journe &#224; cet endroit plusieurs mois le temps d'explorer la for&#234;t (c'est un marchand de bois) et de prendre &#233;pouse ! En effet, le 25 f&#233;vrier 1756, il se lie &#224; Marie Josephte Joutras dit Desrosiers, fille de Jean-Baptiste Desrosiers, le seigneur de La Lusodi&#232;re en question.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un an plus tard, Delorme poursuit son odyss&#233;e en remontant le cours de la rivi&#232;re Yamaska. Jeanne Daigle : &#171; le nom de la rivi&#232;re Yamaska, Ouabmasca, dans plusieurs actes de l'&#233;poque o&#249; il se pr&#233;sente de fa&#231;on officielle d&#232;s 1678, signifie : &#171; il y a des joncs au large. &#187; Laissons monseigneur Choquette raconter le p&#233;riple du jeune mari&#233; : &#171; Voyageant en qualit&#233; de seigneur [&#8230;], il monta &#224; pied et en canot vers nos parages et s'arr&#234;ta en un point de notre Yamaska qu'il nomma &#171; Rapide-plat &#187;, &#224; quatre milles (6,4 km) de notre ville, &#224; l'embouchure d'un petit cours d'eau portant encore aujourd'hui le nom de &#171; Rivi&#232;re Delorme &#187;. Gilles Guertin poursuit : &#171; Il semble qu'il ait &#233;t&#233; accompagn&#233;, en plus de son &#233;pouse, d'au moins six engag&#233;s dont voici les noms : Nicholas Pond dit Jolibois, Pierre Leclaire, Jean-Baptiste Lafond, Louis Ledoux, Amable Mayet et Fran&#231;ois Hubert. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#202;tes-vous parent avec ces premiers colons? Si vous voulez le d&#233;couvrir, sachez que le &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/genealogie/&#034;&gt;Service de g&#233;n&#233;alogie du Centre d'histoire&lt;/a&gt; est tr&#232;s actif ! On pourra s&#251;rement vous aidez &#224; voir si un de vos anc&#234;tres &#233;taient un des premiers habitants de la r&#233;gion !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une pr&#233;sence am&#233;rindienne&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Delorme construit sa premi&#232;re habitation pr&#232;s de la rivi&#232;re Delorme. Mais est-il vraiment le premier &#224; s'installer ici ? Nous avons tendance &#224; oublier que nous ne sommes pas les premiers venus sur le continent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1930, Monseigneur Choquette s'interroge : &#171; Les am&#233;rindiens connurent-ils nos for&#234;ts, nos rivi&#232;res, soit par leurs chasses, soit par leurs exp&#233;ditions guerri&#232;res ? &#187; Bien des ann&#233;es plus tard, Jean-No&#235;l Dion soul&#232;ve la question dans un texte non-publi&#233; destin&#233; au livre &#171; Saint-Hyacinthe 1748-1998 &#187;. Dans ce document conserv&#233; au Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, Jean-No&#235;l affirme que la Yamaska &#233;tait un lieu de passage. &#171; Zone tampon entre les territoires mohawk et ab&#233;nakis, visit&#233;e depuis plus de 6000 ans &#224; cause des conflits inter-raciaux, la r&#233;gion de la Yamaska n'a connu vraisemblablement aucune occupation secondaire. &#187; Pourtant, il termine son article en mentionnant que des recherches et des fouilles s&#233;rieuses pourraient &#171; livrer une parcelle de l'histoire des Autochtones qui ont pu &#339;uvrer ou s&#233;journer dans notre r&#233;gion. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Photo : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Statue de Jacques Hyacinthe Simon Delorme &#233;rig&#233;e en 1948 dans le cadre des f&#234;tes du 200e anniversaire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; Coll. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le troisi&#232;me d'une longue s&#233;rie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/si-saint-hyacinthe-m-etait-conte-2&#034;&gt;&lt; &lt; Article 2&lt;/a&gt; &#192; suivre... &gt;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Si Saint-Hyacinthe m'&#233;tait cont&#233; (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/si-saint-hyacinthe-m-etait-conte-2</link>
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		<dc:date>2015-03-27T14:04:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>seigneurie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 19 f&#233;vrier 2015 &lt;br class='autobr' /&gt; Fran&#231;ois-Pierre de Rigaud de Vaudreuil re&#231;oit la seigneurie de Maska le 23 septembre 1748. Le brevet de ratification sera sign&#233; par le roi Louis XV pr&#232;s d'un an plus tard, le 30 ao&#251;t 1749. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans un r&#233;sum&#233; fran&#231;ais de sa th&#232;se de doctorat intitul&#233;e &#171; Um senherio rural canadense &#8211;St-Hyacinthe &#187; conserv&#233;e au Centre d'histoire, l'auteur Gabriel Roy indique qu'un &#171; des traits fondamentaux du syst&#232;me seigneurial r&#233;sidait dans la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton359-1c7e7.jpg?1688733282' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 19 f&#233;vrier 2015&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Fran&#231;ois-Pierre de Rigaud de Vaudreuil re&#231;oit la seigneurie de Maska le 23 septembre 1748. Le brevet de ratification sera sign&#233; par le roi Louis XV pr&#232;s d'un an plus tard, le 30 ao&#251;t 1749.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans un r&#233;sum&#233; fran&#231;ais de sa th&#232;se de doctorat intitul&#233;e &#171; Um senherio rural canadense &#8211;St-Hyacinthe &#187; conserv&#233;e au Centre d'histoire, l'auteur Gabriel Roy indique qu'un &#171; des traits fondamentaux du syst&#232;me seigneurial r&#233;sidait dans la distribution gratuite de fiefs &#224; des personnes que l'autorit&#233; royale jugeait capables de les administrer. Au Canada, ces personnes qu'on appelait &#8220;seigneurs&#8221; appartenaient &#224; la petite noblesse, avaient d&#233;j&#224; rendu quelques services dans la Colonie ou simplement, poss&#233;daient de fortes influences &#224; la cour. Le titulaire d'une seigneurie pouvait c&#233;der son fief &#224; n'importe qui, m&#234;me par vente. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Fran&#231;ois-Pierre Rigaud de Vaudreuil (1703-1779)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Dans le cas qui nous int&#233;resse, soit celui de la seigneurie de Saint-Hyacinthe, on peut dire que l'emplacement fut conc&#233;d&#233; &#224; Rigaud de Vaudreuil pour son influence &#224; la cour, mais &#233;galement pour ses services militaires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jeanne Daigle, une auteure prolifique qui fut membre du Centre d'histoire au cours des ann&#233;es 1970 et 1980, trace le portrait du premier seigneur de Saint-Hyacinthe dans un article publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 10 avril 1974 : &#171; Il descendait d'une grande famille fran&#231;aise dont le chef, le marquis Philippe de Rigaud, chevalier de Vaudreuil, laissa plusieurs fils. [&#8230;] Pierre Fran&#231;ois Rigaud de Vaudreuil, &#233;cuyer, chevalier, seigneur de Vaudreuil, chevalier de l'Ordre royal de Saint-Louis, gouverneur des villes et gouvernement des Trois-Rivi&#232;res, premier seigneur de Saint-Hyacinthe. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1724, Rigaud de Vaudreuil obtient une compagnie et il deviendra major des troupes en 1741. Au cours de la guerre entre la France et l'Angleterre (1744 &#224; 1748), &#171; Rigaud de Vaudreuil a mission de prot&#233;ger le fort Saint-Fr&#233;d&#233;ric (pr&#232;s de Crown Point, New York). Il s'y rend d'abord en ao&#251;t 1746 et, n'y trouvant point d'Anglais, longe la Kask&#233;kou&#233; (aujourd'hui rivi&#232;re Hoosic) jusqu'au fort Massachusetts (Williamstown, Massachusetts), qu'il rase apr&#232;s une faible r&#233;sistance. Sur le chemin du retour, il br&#251;le les quelque 200 b&#226;timents construits en bordure de la Kask&#233;kou&#233; et rentre &#224; Montr&#233;al le 26 septembre. En juin 1747, il retourne avec 780 hommes au fort Saint-Fr&#233;d&#233;ric o&#249; il attend les Britanniques, mais en vain, et n'improvise aucune offensive &#187;, notent Jean Hamelin et Jacqueline Roy, dans un article tra&#231;ant le portrait de Rigaud de Vaudreuil publi&#233; dans le &#171; Dictionnaire biographique du Canada &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH628/2-Francois-P6d3c-e9542.jpg?1693225446' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='628' /&gt;Le 1er mai 1749, le premier seigneur de Saint-Hyacinthe est nomm&#233; gouverneur de Trois-Rivi&#232;res. Les auteurs Hamelin et Roy mentionnent qu'apr&#232;s sa nomination &#224; titre de gouverneur de Trois-Rivi&#232;res, Vaudreuil &#171; se trouve alors en bonne position pour s'adonner &#224; la traite des fourrures; il se fait conc&#233;der, pour deux ans, le poste de Baie-des-Puants (Green Bay, Wisconsin), dont il obtiendra la concession permanente en 1759 &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voil&#224; donc un homme fort occup&#233; qui ne peut s'assurer du d&#233;veloppement de la seigneurie de Saint-Hyacinthe qui lui fut conc&#233;d&#233; en 1748. Ses nombreuses activit&#233;s l'emp&#234;chant de s'occuper de son fief, il vend la seigneurie cinq ans apr&#232;s en avoir obtenu la concession.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Vendue!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Mais qu'est-ce qui pousse Rigaud de Vaudreuil &#224; vendre sa seigneurie? Dans sa th&#232;se, Gabriel Roy mentionne que le seigneur n'est pas propri&#233;taire absolu, car il est un fid&#233;icommissaire qui a la charge de d&#233;velopper son fief en &#233;change de privil&#232;ges et d'obligations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parmi les obligations envers le roi, le seigneur doit porter Foi et Hommage (affirmer sa fid&#233;lit&#233; et remplir ses devoirs), faire Aveu et D&#233;nombrement (produire une description d&#233;taill&#233;e de la seigneurie), payer le Quint (les imp&#244;ts), tenir R&#233;sidence (demeurer dans la seigneurie ou avoir un lieu administratif), et conc&#233;der des terres aux censitaires (colons). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le seigneur doit donc d&#233;velopper son fief, sinon il peut lui &#234;tre repris. &#171; Pendant plus de cinq ans, il (Rigaud de Vaudreuil) conserva son fief sans y tenir r&#233;sidence et sans d&#233;fricher ou faire d&#233;fricher le moindre morceau de terre. Il se pr&#233;valut d'une instruction royale de 1676 qui dilatait le d&#233;lai jusqu'&#224; six ans &#187;, rappelle Gabriel Roy.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jeanne Daigle conclut : &#171; Rigaud de Vaudreuil r&#233;alisa qu'&#234;tre seigneur de Saint-Hyacinthe lui devenait une obligation trop lourde. [&#8230;] Il eut, en quelque sorte, la chance de rencontrer, &#224; ce moment, le futur v&#233;ritable premier seigneur de Saint-Hyacinthe en la personne de Jacques Hyacinthe Simon Delorme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo &lt;/strong&gt;:&lt;br /&gt; Fran&#231;ois-Pierre Rigaud de Vaudreuil, le premier seigneur de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; Coll. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une longue s&#233;rie&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/si-saint-hyacinthe-m-etait-conte-1&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1 &lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/si-saint-hyacinthe-m-etais-conte-3&#034;&gt;Article 3 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Si Saint-Hyacinthe m'&#233;tait cont&#233; (1)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/si-saint-hyacinthe-m-etait-conte-1</link>
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		<dc:date>2015-03-27T13:50:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>seigneurie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 2 f&#233;vrier 2015 &lt;br class='autobr' /&gt; Plusieurs d'entre vous se rappellent s&#251;rement les festivit&#233;s marquant les 250 ans de Saint-Hyacinthe qui se sont d&#233;roul&#233;es en 1998. Apr&#232;s un d&#233;but d'ann&#233;e &#233;prouvant, marqu&#233; par le grand verglas, j'eus l'occasion de contribuer &#224; la r&#233;alisation d'une exposition historique et, dans la m&#234;me veine, de participer &#224; la publication d'un livre soulignant l'histoire de notre communaut&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Ainsi, depuis 1995, je contribue activement &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton358-5997e.jpg?1688733282' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 2 f&#233;vrier 2015&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plusieurs d'entre vous se rappellent s&#251;rement les festivit&#233;s marquant les 250 ans de Saint-Hyacinthe qui se sont d&#233;roul&#233;es en 1998. Apr&#232;s un d&#233;but d'ann&#233;e &#233;prouvant, marqu&#233; par le grand verglas, j'eus l'occasion de contribuer &#224; la r&#233;alisation d'une exposition historique et, dans la m&#234;me veine, de participer &#224; la publication d'un livre soulignant l'histoire de notre communaut&#233;.&lt;br /&gt; Ainsi, depuis 1995, je contribue activement &#224; la recherche et &#224; la diffusion de l'histoire de Saint-Hyacinthe. Pour marquer ces vingt ans, il est maintenant venu le temps pour moi d'amorcer un grand projet, celui d'&#233;crire l'histoire de ma communaut&#233;. Pour ce faire, j'aimerai donner la parole aux diff&#233;rents auteurs qui ont contribu&#233; &#224; l'&#233;dification de notre histoire, mais &#233;galement je souhaite vous faire d&#233;couvrir les tr&#233;sors qui se trouvent au Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe. En parcourant les textes et les documents, je per&#231;ois doucement une histoire qui se dessine; si Saint-Hyacinthe m'&#233;tait cont&#233;&#8230;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;poque seigneuriale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Si on amor&#231;ait cette histoire par le d&#233;but? En 1998, on marquait le coup de 250 ans d'histoire. Cela nous ram&#232;ne &#224; 1748. &#192; cette &#233;poque, nous sommes encore en Nouvelle-France. Depuis longtemps d&#233;j&#224;, pour favoriser le peuplement et le d&#233;veloppement de la colonie, le roi de France conc&#232;de des terres selon le r&#233;gime seigneurial. L'historien Benoit Grenier, dans un article publi&#233; dans le num&#233;ro 138 du magazine &lt;em&gt;Continuit&#233;&lt;/em&gt; : &#171; D&#232;s le d&#233;but du peuplement de la Nouvelle-France, on recourt au mode seigneurial pour organiser puis occuper l'espace. &#187; &#201;ric B&#233;dard, historien et professeur, dans &#171; L'histoire du Qu&#233;bec pour les nuls &#187; rench&#233;rit : &#171; En 1623, le vice-roi de la Nouvelle-France c&#232;de &#224; Louis H&#233;bert une concession sur les hauteurs de Qu&#233;bec, au c&#339;ur de la vieille ville actuelle. L'octroi de ce fief noble constitue une forme de reconnaissance pour services rendus &#224; la colonie. &#192; partir de 1627, ces fiefs sont appel&#233;s &#8220;seigneuries&#8221; &#187;. En 1663, on compte 68 seigneuries. Ce mode d'attribution des terres sera privil&#233;gi&#233; jusqu'&#224; la Conqu&#234;te de la Nouvelle-France par l'Angleterre en 1760.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour situer le contexte de 1748, les historiens Lacoursi&#232;re, Provencher et Vaugeois dans leur livre &#171; Canada-Qu&#233;bec, 1534-2000 &#187;, abordent la question de la colonisation du territoire lors de la premi&#232;re moiti&#233; du XVIIIe si&#232;cle : &#171; La colonisation fait peu de progr&#232;s pendant cette p&#233;riode. De 1713 &#224; 1743, on conc&#232;de environ 35 seigneuries. Plusieurs d'entre elles se situent dans la r&#233;gion du lac Champlain ou de la Nouvelle-Beauce. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH759/1-livre_250_2f0d-7a151.jpg?1693225446' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='759' /&gt;Plus pr&#232;s de nous, la rivi&#232;re Richelieu qui demeure une voie de communication importante vers le sud se d&#233;veloppe &#224; son tour. Diane Leblanc, dans son livre &#171; La Pr&#233;sentation 200 ans de souvenirs pour b&#226;tir l'avenir &#187; mentionne : &#171; D&#232;s 1681, Sorel compte 117 habitants et Saint-Michel-d'Yamaska, 87 personnes. La r&#233;gion du Bas-Richelieu commence &#224; recevoir des colons de l'&#238;le de Montr&#233;al et de la Rive-Sud &#224; partir de la premi&#232;re moiti&#233; du XVIIIe si&#232;cle : Saint-Denis re&#231;oit son premier censitaire en 1720, Bel&#339;il en 1726, Saint-Charles en 1729 et Rouville en 1736. &#187; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Soulignons &#233;galement qu'entre 1713 et 1744, la paix r&#232;gne sur le territoire. Cependant, le 15 mars 1744, la France d&#233;clare la guerre &#224; l'Angleterre signalent les auteurs de &#171; Canada-Qu&#233;bec, 1534-2000 &#187;. En Am&#233;rique, d&#232;s le d&#233;clenchement des hostilit&#233;s, les Fran&#231;ais attaquent des postes anglais de l'ancienne Acadie. Les affrontements entre la France et l'Angleterre prennent fin quatre ans plus tard, en avril 1748. Un trait&#233; de paix sera sign&#233; en octobre 1748. Mais en Am&#233;rique, les rivalit&#233;s subsistent et atteindront leur point culminant en 1760.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La concession de la seigneurie de Maska&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; En 1748, on accorde la seigneurie de Maska &#224; Fran&#231;ois-Pierre de Rigaud de Vaudreuil. Dans son livre &#171; Inventaire des concessions en fief et seigneurie, fois et hommages et aveux et d&#233;nombrements &#187;, Pierre-George Roy, le premier archiviste du Qu&#233;bec, publie l'Acte de concession de la seigneurie de Maska en date du 23 septembre 1748 : &#171; Acte de concession du marquis de la Galissoni&#232;re et de Fran&#231;ois Bigot, commandant-g&#233;n&#233;ral et intendant de la Nouvelle-France, &#224; Fran&#231;ois Rigaud, seigneur de Vaudreuil, chevalier de Saint-Louis, lieutenant de Roi des Places et gouvernement de Qu&#233;bec, d'une &#233;tendue de six lieues de front, le long de la rivi&#232;re Masca, sur trois lieues de profondeur de chaque c&#244;t&#233; de la dite rivi&#232;re, les dites six lieues de front &#224; prendre sept lieues de l'embouchure de la dite rivi&#232;re, qui sont les derni&#232;res terres conc&#233;d&#233;es, le tout &#224; titre de fief et de seigneurie, haute, moyenne et basse justice. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Page couverture de l'ouvrage &#171; Saint-Hyacinthe 1748-1998 &#187; publi&#233; en 1998 chez Septentrion.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article fait partie d'une longue s&#233;rie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/si-saint-hyacinthe-m-etait-conte-2&#034;&gt; Article 2 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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