<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
	<link>https://www.histoiredemaska.com/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
		<url>https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L144xH92/siteon0-9ff7e.png?1688672156</url>
		<link>https://www.histoiredemaska.com/</link>
		<height>92</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les soins des malades pendant les &#233;pid&#233;mies</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/il-etait-une-fois/article/le-soin-des-malades-pendant-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/il-etait-une-fois/article/le-soin-des-malades-pendant-les</guid>
		<dc:date>2020-03-25T14:32:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Communaut&#233;s religieuses</dc:subject>
		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;pid&#233;mie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pendant les nombreuses &#233;pid&#233;mies survenues &#224; Saint-Hyacinthe, beaucoup de malades furent soign&#233;s &#224; domicile. Au d&#233;but, il y avait toujours des cas de typho&#239;de, brucellose et de tuberculose. Ce n'est pas surprenant car la filtration et le traitement de l'eau commenceront &#224; Saint-Hyacinthe en 1919, tandis que le r&#232;glement concernant les laitiers sera &#233;mis en 1924. &lt;br class='autobr' /&gt; Les grandes &#233;pid&#233;mies du XIXe si&#232;cle arrivent avec les pauvres &#233;migrants anglais et irlandais. Des maladies se d&#233;clarent sur les bateaux. Le (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/il-etait-une-fois/" rel="directory"&gt;Il &#233;tait une fois&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/religion" rel="tag"&gt;Communaut&#233;s religieuses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/epidemie" rel="tag"&gt;&#201;pid&#233;mie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L150xH49/arton1093-51c72.jpg?1688706373' width='150' height='49' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Pendant les nombreuses &#233;pid&#233;mies survenues &#224; Saint-Hyacinthe, beaucoup de malades furent soign&#233;s &#224; domicile. Au d&#233;but, il y avait toujours des cas de typho&#239;de, brucellose et de tuberculose. Ce n'est pas surprenant car la filtration et le traitement de l'eau commenceront &#224; Saint-Hyacinthe en 1919, tandis que le r&#232;glement concernant les laitiers sera &#233;mis en 1924.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les grandes &#233;pid&#233;mies du XIXe si&#232;cle arrivent avec les pauvres &#233;migrants anglais et irlandais. Des maladies se d&#233;clarent sur les bateaux. Le manque de mesures sanitaires dans les ports d'arriv&#233;es fera que plusieurs &#233;pid&#233;mies se r&#233;pandent au pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le typhus n'atteindra pas Saint- Hyacinthe mais, par contre, les chroniques de l'H&#244;tel-Dieu mentionnent une &#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra asiatique en 1848. En 1849, 1851 et 1854, d'autres &#233;pid&#233;mies de chol&#233;ra se d&#233;clarent faisant de nombreuses victimes. On ne connait pas &#224; l'&#233;poque de technique &#233;prouv&#233;e contre la contagion et on ignore m&#234;me les causes du chol&#233;ra. Il n'existe que la Loi de la quarantaine. Ce n'est qu'en 1865, que le conseil municipal re&#231;oit du Secr&#233;taire provincial une circulaire d&#233;crivant les mesures &#224; prendre pour la pr&#233;vention des ravages du chol&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Encore ici, aucune statistique concernant ces &#233;pid&#233;mies. Les S&#339;urs r&#233;pondent aux appels de la population et consignent dans les chroniques les &#233;v&#233;nements sensationnels. Un jour, elles trouvent une m&#232;re de famille d&#233;c&#233;d&#233;e au milieu de ses enfants. Elles doivent s'occuper de l'inhumation de la m&#232;re et du placement des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Enfin, en 1854, le premier bureau de sant&#233; de Saint-Hyacinthe est cr&#233;&#233; pour pr&#233;venir l'invasion de toute maladie contagieuse dans la ville. &#192; l'H&#244;tel-Dieu, on commence &#224; recevoir des cas de variole. En 1860, ils sont plus nombreux. Le conseil municipal interdit sous peine d'amende, d'accueillir une personne malade dans sa maison.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/./il_etait_une_fois/chambre la bonne chanson.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;En 1872, la terreur se r&#233;pand dans Saint-Hyacinthe. Une &#233;pid&#233;mie de variole fait son apparition. Le maire Georges-Casimir Dessaulles et le docteur Magloire Turcot demandent aux S&#339;urs Grises de visiter et de soigner les picot&#233;s. La municipalit&#233; fournit les m&#233;dicaments. Vingt-quatre malades sont trait&#233;s et douze d&#233;c&#232;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au printemps de 1873, se d&#233;cime une &#233;pid&#233;mie de m&#233;ningite. &#192; l'infirmerie de l'H&#244;tel-Dieu, un jeune coll&#233;gien de Portland est terrass&#233; en l'espace de trois jours. En 1874, survient une autre &#233;pid&#233;mie de variole. La belle maison de la m&#233;tairie, aujourd'hui le Centre culturel Humania assurances, se transforme en h&#244;pital pour contagieux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En 1884, une grande &#233;pid&#233;mie de typho&#239;de se d&#233;clare &#224; Saint- Hyacinthe. Les orphelins sont log&#233;s &#224; la ciergerie et leur salle se transforme, en infirmerie, tout comme le dortoir des novices. En ville, les malades sont si nombreux que les S&#339;urs ne peuvent suffire &#224; la t&#226;che. La sup&#233;rieure distribue les m&#233;dicaments et pourvoit lits et couvertures. La Ville construit un h&#244;pital sur le terrain des S&#339;urs Grises et s'assure que ces derni&#232;res en prendront la charge. La maison Saint- Benoit est ainsi construite en l 'espace de deux semaines.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En 1885, la variole qui s&#233;vit dans toute la province s'annonce &#224; Saint-Hyacinthe. L'H&#244;tel-Dieu a son lazaret, c'est la maison Saint-Isidore. L'h&#244;pital civique est agrandi. En quelques mois, 133 variol&#233;s viennent se faire traiter dans les deux maisons et 24 y succombent. De ce nombre se trouve le R. P&#232;re H.-A. Gadbois, o.p., cur&#233; &#224; Notre-Dame qui d&#233;c&#232;de &#224; la maison Saint-Isidore.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En 1901, une autre &#233;pid&#233;mie de variole n&#233;cessite la r&#233;ouverture de la maison Saint-Beno&#238;t. Cette fois, 250 malades sont hospitalis&#233;s et on enregistre tr&#232;s peu de d&#233;c&#232;s. En 1918, le retour des arm&#233;es favorise la propagation de la grippe espagnole. La maladie s&#233;vit &#224; Saint-Hyacinthe et les S&#339;urs Grises multiplient les soins aupr&#232;s des malades. En un mois, elles enregistrent 713 malades soign&#233;s &#224; domicile. Huit d'entre elles succombent &#224; la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Pendant la guerre de 1939-45, avec le campement des matelots, on assiste &#224; Saint-Hyacinthe &#224; une recrudescence des maladies v&#233;n&#233;riennes. En 1943, &#224; l'h&#244;pital Saint-Charles, s'ouvre une clinique de maladies v&#233;n&#233;riennes, confi&#233;e au Dr Jean Lafond.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En 1949, c'est une &#233;pid&#233;mie de poliomy&#233;lite qui frappe le Qu&#233;bec. &#192; l'H&#244;pital Saint-Charles, les malades sont nombreux et trait&#233;s selon la technique en vogue: enveloppement avec compresses humides chaudes et plus tard avec traitement de physioth&#233;rapie. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Un article de &lt;strong&gt;Soeur Suzanne Gauthier, s.c.s.h.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Cet article fut publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, le 9 janvier 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; La chambre de La Bonne Chanson &#224; l'H&#244;pital Saint-Charles en 1945. Studio B.J. H&#233;bert. Collection Soeurs de la Charit&#233; de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guignol&#233;e (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-2</guid>
		<dc:date>2016-12-13T13:58:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>vie communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Anne-Sophie Robert &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 19 d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; Les premi&#232;res guignol&#233;es sont organis&#233;es vers 1861 ou 1862, par la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul. Cette organisation, fond&#233;e &#224; Paris en 1833 par Fr&#233;d&#233;ric Ozanam, un &#233;tudiant de la Sorbonne, avait pour mission de rendre visite aux pauvres pour leur apporter r&#233;confort spirituel et biens mat&#233;riels. La premi&#232;re conf&#233;rence canadienne de la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul est fond&#233;e en 1846 &#224; Qu&#233;bec par le Dr Jospeh (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/vie-communautaire" rel="tag"&gt;vie communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-sociale" rel="tag"&gt;Histoire sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton715-f463e.jpg?1688717554' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Anne-Sophie Robert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 19 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les premi&#232;res guignol&#233;es sont organis&#233;es vers 1861 ou 1862, par la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul. Cette organisation, fond&#233;e &#224; Paris en 1833 par Fr&#233;d&#233;ric Ozanam, un &#233;tudiant de la Sorbonne, avait pour mission de rendre visite aux pauvres pour leur apporter r&#233;confort spirituel et biens mat&#233;riels. La premi&#232;re conf&#233;rence canadienne de la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul est fond&#233;e en 1846 &#224; Qu&#233;bec par le Dr Jospeh Painchaud et la deuxi&#232;me conf&#233;rence &#224; Montr&#233;al en 1848 par Mgr Ignace Bourget.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La qu&#234;te de la guignol&#233;e n'est pas publicis&#233;e &#224; Saint-Hyacinthe &#224; partir du milieu du XIXe si&#232;cle jusqu'au tournant du si&#232;cle. Il est difficile de savoir s'il existait, en &#224; cette &#233;poque une qu&#234;te de maison en maison puisqu'il n'en est pas question dans les journaux maskoutains du temps. Cependant, en 1903, des voyageurs de commerce de Qu&#233;bec s'organisent avec la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul pour parcourir les rues. Est-ce cet &#233;v&#233;nement qui donne l'id&#233;e aux Maskoutains de faire de m&#234;me ? Quoi qu'il en soit, dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 31 d&#233;cembre 1904, il est annonc&#233; dans les notes locales que &#171; les membres de la Soci&#233;t&#233; Philharmonique et quelques citoyens restaureront une vieille coutume canadienne, la Ignol&#233;e, le samedi soir suivant pour demander secours au profit des pauvres. Toutes contributions en argent ou en effet seront accept&#233;es &#187;. On apprend dans l'&#233;dition du 7 janvier 1905 que $ 500,00 en esp&#232;ces sonnantes ont &#233;t&#233; ramass&#233;s durant la guignol&#233;e.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; partir de 1904 jusqu'en 1912, la guignol&#233;e sera organis&#233;e et courue la veille du jour de l'An par les membres de la Soci&#233;t&#233; Philharmonique de Saint-Hyacinthe, accompagn&#233;s, certaines ann&#233;es, par le club de raquetteurs maskoutain L'Infatigable. Les quartiers de la ville, beaucoup moins nombreux &#224; cette &#233;poque qu'aujourd'hui, &#233;taient visit&#233;s ainsi que le march&#233;. On ramenait le tout aux locaux de la Soci&#233;t&#233; Philharmonique o&#249; on proc&#233;dait au partage et &#224; la distribution aux familles pauvres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La tradition semble avoir &#233;t&#233; mise de c&#244;t&#233; durant les ann&#233;es 1913, 1914 et 1915, peut-&#234;tre &#224; cause du d&#233;but de la Premi&#232;re Guerre mondiale. Cependant, une annonce concernant la guignol&#233;e appara&#238;t le 16 d&#233;cembre 1916. &#192; partir de cette ann&#233;e jusqu'en 1942, la qu&#234;te est organis&#233;e par les conf&#233;rences Saint-Vincent-de-Paul des paroisses Notre-Dame-du-Rosaire et de la Cath&#233;drale (paroisse Saint-Hyacinthe-le-Confesseur). Certaines ann&#233;es le Cercle Montalambert, L'Infatigable, les zouaves, la garde d'honneur, les petits chanteurs de l'Acad&#233;mie Girouard et les membres du Ch&#339;ur de chant de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire sont de la partie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/la guignolee/114-infatigable-au-parc.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il n'est pas difficile d'imaginer le joyeux tapage que pouvaient faire les &#171; guignoleux &#187; surtout les raquetteurs du club L'Infatigable qui ne se faisaient pas prier pour prendre un petit coup !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De 1919 &#224; 1922, la qu&#234;te est suivie, dans la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, d'une grande vente aux ench&#232;res de diff&#233;rents objets et de volailles au profit de la conf&#233;rence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse. La guignol&#233;e, &#224; partir de 1922, est courue parfois juste avant No&#235;l, parfois entre No&#235;l et le jour de l'An.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contrairement &#224; ce que l'on pourrait penser, la tradition se poursuit m&#234;me durant la crise &#233;conomique, alors qu'une grande majorit&#233; de la population est appauvrie. On apprend dans &lt;em&gt;Le Courrier&lt;/em&gt; qu'en 1929 &#171; Sous la surveillance du pr&#233;sident de la Conf&#233;rence Saint-Vincent-de-Paul [celle de la paroisse de la Cath&#233;drale] plus d'une quarantaine de paniers ont &#233;t&#233; distribu&#233;s, contenant v&#234;tements et provisions, aux indigents de la ville. Cette distribution a &#233;t&#233; faite &#224; l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve par la Conf&#233;rence.&#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1942, messieurs R. Comeau et R. Beno&#238;t, g&#233;rants des th&#233;&#226;tres Maska et Corona sont remerci&#233;s d'avoir permis la sollicitation de l'aum&#244;ne dans leur th&#233;&#226;tre le soir de la guignol&#233;e. &#192; partir de 1942, il n'est plus question de la guignol&#233;e sous sa forme traditionnelle. En 1950, la Chambre de commerce des jeunes de Saint-Hyacinthe prend l'initiative de visiter et de solliciter les marchands et les industriels de la ville pour ramasser des objets pouvant &#234;tre pr&#233;sent&#233;s en cadeau aux moins fortun&#233;s. Ces objets furent distribu&#233;s la veille de No&#235;l &#224; la salle de l'Acad&#233;mie Girouard.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis quelques ann&#233;es la tradition se perp&#233;tue de plus belle &#224; Saint-Hyacinthe et ailleurs au Qu&#233;bec. Esp&#233;rons que cette coutume perdurera encore longtemps. Le message publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 21 d&#233;cembre 1907 est toujours d'&#224; propos : &#171; Nous sommes s&#251;rs que tous les citoyens se montreront g&#233;n&#233;reux comme par le pass&#233; en faisant l'aum&#244;ne dans un temps si opportun &#187; car comme il est dit dans l'&#233;dition du &lt;em&gt;Clairon&lt;/em&gt; du 10 d&#233;cembre 1926 : &#171; Nous n'insisterons pas sur l'excellence de cette coutume canadienne. Nous n'avons qu'&#224; la signaler &#224; notre population pour &#234;tre certain que le plus bienveillant accueil lui sera r&#233;serv&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Le club de &lt;/span&gt;raquetteurs&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; L'Infatigable a particip&#233; &#224; plusieurs &lt;/span&gt;guignol&#233;es&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;/span&gt;maskoutaines&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;. Photographie prise au parc &lt;/span&gt;Dessaulles&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; vers 1910. On reconna&#238;t, au fond, l'ancien palais de Justice.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Fonds Studio B. J. &lt;/span&gt;H&#233;bert&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, collection Centre d'histoire de &lt;/span&gt;Saint-Hyacinthe&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, &lt;/span&gt;CH085&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-1&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guignol&#233;e </title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-1</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-1</guid>
		<dc:date>2016-12-13T13:35:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>vie communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Anne-Sophie Robert &lt;br class='autobr' /&gt; &#8203;Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 12 d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; Plusieurs traditions du temps des f&#234;tes se perp&#233;tuent depuis toujours nous semble-t-il. Nous n'avons qu'&#224; penser au sapin de No&#235;l d&#233;cor&#233;, &#224; la b&#251;che des f&#234;tes qui ravie les gourmands, &#224; la cr&#232;che sous le sapin, &#224; la couronne accroch&#233;e &#224; nos portes et aux &#233;changes de cadeaux. Ces traditions reviennent &#224; chaque ann&#233;e magiques et rassurantes. Cependant, une autre tradition du temps des f&#234;tes nous rappelle que pour (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/vie-communautaire" rel="tag"&gt;vie communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-sociale" rel="tag"&gt;Histoire sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton714-9439b.jpg?1688717554' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Anne-Sophie Robert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &#8203;Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 12 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Plusieurs traditions du temps des f&#234;tes se perp&#233;tuent depuis toujours nous semble-t-il. Nous n'avons qu'&#224; penser au sapin de No&#235;l d&#233;cor&#233;, &#224; la b&#251;che des f&#234;tes qui ravie les gourmands, &#224; la cr&#232;che sous le sapin, &#224; la couronne accroch&#233;e &#224; nos portes et aux &#233;changes de cadeaux. Ces traditions reviennent &#224; chaque ann&#233;e magiques et rassurantes. Cependant, une autre tradition du temps des f&#234;tes nous rappelle que pour certains, cette p&#233;riode est source de soucis et de tristesse : la guignol&#233;e. Cette activit&#233; consiste &#224; r&#233;unir des gens qui vont collecter aux portes des mieux nantis de l'argent, des biens ou de la nourriture pour les pauvres de la communaut&#233;. La guignol&#233;e a &#233;t&#233; courue &#224; plusieurs &#233;poques &#224; Saint-Hyacinthe et continue toujours de l'&#234;tre d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;br /&gt; Avant de voir qui avait la charge de l'organisation de la guignol&#233;e maskoutaine &#224; partir du XXe si&#232;cle, jusqu'aux ann&#233;es 1950, il est int&#233;ressant de conna&#238;tre l'origine de cette tradition qui semble remonter &#224; la nuit des temps.&lt;br /&gt; Il existe trois th&#232;ses qui expliquent l'origine de cette f&#234;te du partage. La premi&#232;re nous vient de Jean-Jacques Amp&#232;re, historien et &#233;crivain fran&#231;ais du XIXe si&#232;cle, qui fait remonter cette coutume &#224; l'&#233;poque druidique, c'est-&#224;-dire vers 1000 ans avant J&#233;sus-Christ. Les pr&#234;tres celtes de la Gaule antique, les druides, faisaient &#224; chaque Nouvel An la cueillette du gui. Cette r&#233;colte annuelle s'accompagnait d'un cri de r&#233;jouissance &#171;Au gui, l'an neuf&#187;. La deuxi&#232;me provient, pour sa part, de certains &#233;tymologistes qui pr&#233;tendent que cette coutume provient des anciens Ph&#233;niciens de la Gaule qui s'envoyaient de fa&#231;on mutuelle, une fois par ann&#233;e, des pots de bl&#233; vert en signe de consolation et de r&#233;jouissance. La formule que s'&#233;changeaient les gens &#224; cette occasion &#233;tait &#171;E ghin an eit&#187; qui veut dire &#171;Le bl&#233; na&#238;t, la vie ressuscite&#187;. La troisi&#232;me nous vient, quant &#224; elle, de Th&#233;odore Hersart, vicomte de la Villemarqu&#233;, linguiste fran&#231;ais du XIXe si&#232;cle, pour qui la guignol&#233;e vient du mot celtique &#171; Eginad &#187; qui signifie pr&#233;mices de l'ann&#233;e.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/la guignolee/113-La-guignol&#233;e-Bonne-Chanson.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Il est &#224; noter que la guignol&#233;e se nomme aussi la Ignol&#233;e ou la Lignol&#233;e et dans certaines r&#233;gions de la France : gui-l'an-neu, guillann&#233;e et gui-l'an-n&#233;ou. Quoi qu'il en soit il est certain qu'il existe une parent&#233; entre notre guignol&#233;e du Qu&#233;bec et la coutume pratiqu&#233;e dans certaines r&#233;gions de la France telles qu'en Saintonge o&#249; les gens se promenaient dans les rues au Nouvel An avec un aiguillon de bois neuf dans lequel on embrochait des couennes de lard re&#231;ues lors de la promenade nomm&#233;e Ayilonneu ou Guilann&#233;. Sans se tromper, on peut affirmer que cette tradition a &#233;t&#233; apport&#233;e en Nouvelle-France par nos anc&#234;tres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pourtant, c'est seulement au XIXe si&#232;cle que les premi&#232;res guignol&#233;es sont courues de fa&#231;on officielle et organis&#233;es par des associations qui passent de porte en porte dans les rangs des paroisses et dans les rues des villages au rythme de la musique et de la chanson &#171;La guignol&#233;e&#187; : Bonjour le ma&#238;tre et la ma&#238;tresse/ Et tout le monde de la maison / Pour le dernier jour de l'ann&#233;e / La guignol&#233;e vous nous devez / Si vous voulez rien nous donner&lt;br /&gt; Dites-nous l&#233;... / On emm&#232;nera seulement / la fille a&#238;n&#233;e / On lui fera faire / bonne ch&#232;re / On lui fera chauffer les pieds / On vous demande seulement une / chin&#233;e / De vingt &#224; trente pied de long si vous voulez / La guignol&#233;e, la / guignoloche / Mettez du lard dedans ma poche... Il s'agit d'une des trois versions de cette chanson qui ont circul&#233; au Qu&#233;bec.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; raconte, dans son &#233;dition du 21 d&#233;cembre 1941, le d&#233;roulement de cette veill&#233;e importante telle que v&#233;cue par nos anc&#234;tres au XIXe si&#232;cle: &#171; Les guignoleux, arriv&#233;s &#224; une maison, battaient devant la porte, avec de longs b&#226;tons, la mesure en chantant. Jamais, ils ne p&#233;n&#233;traient dans le logis avant que le ma&#238;tre et la ma&#238;tresse de la maison, ou leurs repr&#233;sentants, ne vinssent, en grande c&#233;r&#233;monie leur ouvrir la porte et les inviter &#224; entrer. On &#171; prenait &#187; quelque chose, on recevait les dons dans une poche qu'on allait ensuite vider dans une voiture qui suivait la troupe. Puis, on s'acheminait vers une autre maison, escort&#233; de tous les enfants et chiens du voisinage tant la joie &#233;tait grande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Dessin illustrant l'accompagnement de la chanson &lt;em&gt;La guignol&#233;e&lt;/em&gt; dans La Bonne Chanson, cahier 3.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-2&#034;&gt;Article 2 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Arche de No&#233; (1876-1950)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/l-arche-de-noe-1876-1950</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/l-arche-de-noe-1876-1950</guid>
		<dc:date>2016-09-21T12:29:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>vie communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Raoul Bergeron &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 4 mars 1992. &lt;br class='autobr' /&gt; Afin de faire place &#224; l'&#233;difice actuel de la compagnie Bell Canada &#224; l'angle des rues H&#244;tel-Dieu et Dessaulles, on proc&#233;da en mars 1950 &#224; la d&#233;molition d'un immeuble en bois connu sous le nom de l'Arche de No&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Le terrible incendie survenu le 3 septembre 1876 qui avait pris naissance dans un hangar situ&#233; &#224; l'arri&#232;re d'un magasin de la rue des Cascades, occup&#233; par le sellier Magloire Blanchet, avait d&#233;truit plus de 600 (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/saint-hyacinthe" rel="tag"&gt;Saint-Hyacinthe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/vie-communautaire" rel="tag"&gt;vie communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton679-79881.jpg?1688732344' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Raoul Bergeron&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 4 mars 1992.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin de faire place &#224; l'&#233;difice actuel de la compagnie Bell Canada &#224; l'angle des rues H&#244;tel-Dieu et Dessaulles, on proc&#233;da en mars 1950 &#224; la d&#233;molition d'un immeuble en bois connu sous le nom de l'Arche de No&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le terrible incendie survenu le 3 septembre 1876 qui avait pris naissance dans un hangar situ&#233; &#224; l'arri&#232;re d'un magasin de la rue des Cascades, occup&#233; par le sellier Magloire Blanchet, avait d&#233;truit plus de 600 maisons dans le centre et le bas de la ville et mis des centaines de familles sur le pav&#233; en quelques heures.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les autorit&#233;s du S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe compatissant au malheur de ces gens d&#233;cid&#232;rent, surtout &#224; l'approche de l'hiver, de construire en toute h&#226;te une b&#226;tisse de 150 par 25 pieds &#224; proximit&#233; de la cath&#233;drale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ce b&#226;timent connu &#224; l'origine sous le nom de &#8220;Bloc du Coll&#232;ge&#8221; avait deux &#233;tages avec mansarde et grenier. Partag&#233; en dix logis de six pi&#232;ces chacun, il servit &#224; h&#233;berger de nombreux sinistr&#233;s. &#192; l'arri&#232;re, se trouvait un hangar de m&#234;me longueur distanc&#233; d'une vingtaine de pieds de l'immeuble principal.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/Couvent-Saint-Joseph-de-Saint-Hyacinthe-CH393.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;La communaut&#233; des S&#339;urs de Saint-Joseph s'en porta acqu&#233;reur en 1881, en fit sa Maison-m&#232;re et l'occupa jusqu'en 1889. L'expansion rapide de cette communaut&#233; l'obligea &#224; construire le bloc central du couvent actuel de la rue Raymond en 1888 auquel bloc, s'ajout&#232;rent des agrandissements consid&#233;rables au cours des ann&#233;es, le dernier en 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le 12 juin 1888, les religieuses vendirent pour 4 000,00$ l'ancien &#8220;Bloc du Coll&#232;ge&#8221; &#224; Jacob Ledoux et le 22 novembre de la m&#234;me ann&#233;e ce qu'elles croyaient &#234;tre le reste du terrain leur appartenant dans le voisinage imm&#233;diat &#224; un monsieur Charles Lapierre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ce n'est que cinquante-huit ans plus tard, soit en 1946, lorsque Bell Canada acheta l'emplacement, que l'on d&#233;couvrit que la communaut&#233; des S&#339;urs de Saint-Joseph &#233;tait encore propri&#233;taire d'une &#233;troite bande de terrain &#224; l'arri&#232;re de l'Arche de No&#233;. Les religieuses c&#233;d&#232;rent bien volontiers cette parcelle de terrain &#224; la compagnie Bell Canada, le 7 novembre 1946. La chose est bien visible par l'&#233;chancrure du terrain sur la ligne lat&#233;rale de l'&#233;difice.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au moment de l'achat de l'Arche de No&#233; par Bell Canada, treize familles habitaient l'immeuble et &#233;prouvaient des difficult&#233;s &#224; se trouver un logement en raison de la grave p&#233;nurie de logis dans notre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Consciente d'une responsabilit&#233; sociale qu'elle cr&#251;t devoir assumer, la Compagnie ne voulut rien brusquer qui aurait &#233;t&#233; de nature &#224; cr&#233;er des emb&#234;tements s&#233;rieux &#224; des gens dont certains habitaient l'immeuble depuis plus de 45 ans. La derni&#232;re locataire, une dame Maria Michaud, quitta la place le 10 novembre 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Entre l'Arche de No&#233; et l'ancienne demeure du s&#233;nateur Georges-Casimir Dessaulles, maintenant propri&#233;t&#233; de Me Gilles Giard (note: en 1992), il y avait une tr&#232;s belle maison de brique habit&#233;e par monsieur J.-Armand Boies longtemps &#224; l'emploi de l'&#201;cole Provinciale de Laiterie et o&#249; &#233;tait d&#233;j&#224; rest&#233; le musicien et organiste r&#233;put&#233;, monsieur T&#233;lesphore Urbain. Cette maison tomba sous le pic des d&#233;molisseurs afin de permettre l'agrandissement de l'&#233;difice de Bell Canada, en 1973.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; V&#233;tuste au moment de sa d&#233;molition en 1950, la vieille Arche de No&#233; ne faisait pas moins partie du patrimoine b&#226;ti de Saint-Hyacinthe. Elle eut pignon sur rue pendant trois quarts de si&#232;cle; elle a abrit&#233; de nombreux sinistr&#233;s au lendemain du pire incendie qui ait jamais afflig&#233; notre ville et fut pendant un temps la Maison-m&#232;re de la communaut&#233; des S&#339;urs de Saint-Joseph.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Couvent des S&#339;urs de la communaut&#233; de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, situ&#233; sur la rue Raymond. Cet &#233;difice fut construit en 1888. Il faut se rappeler qu'auparavant, les Religieuses habitaient l'Arche de No&#233;.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le R&#233;v&#233;rend P&#232;re Rodrigue</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-de-saint-hyacinthe/personnalites-maskoutaines/article/le-reverend-pere-rodrigue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-de-saint-hyacinthe/personnalites-maskoutaines/article/le-reverend-pere-rodrigue</guid>
		<dc:date>2016-06-07T14:41:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Sports et loisirs</dc:subject>
		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le but de vous faire conna&#238;tre certaines personnalit&#233;s maskoutaines qui ont jou&#233; un r&#244;le important au cours des ann&#233;es 1960, le Centre d'histoire vous pr&#233;sente cette s&#233;rie d'articles transcrits d'un cahier sp&#233;cial publi&#233; par le journal Le Clairon Saint-Hyacinthe &#224; cette &#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt; Quel Maskoutain digne de ce nom ne conna&#238;t pas la respectable maison a I'aspect seigneurial situ&#233;e au 750 de la rue Girouard, au fond d'un magnifique parc? Quel jeune gar&#231;on ne s'est-il pas demand&#233; un bon matin qui pouvait (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-de-saint-hyacinthe/personnalites-maskoutaines/" rel="directory"&gt;Personnalit&#233;s maskoutaines&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/sports-et-loisirs" rel="tag"&gt;Sports et loisirs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L122xH150/arton580-ec9b2.jpg?1741686207' width='122' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans le but de vous faire conna&#238;tre certaines personnalit&#233;s maskoutaines qui ont jou&#233; un r&#244;le important au cours des ann&#233;es 1960, le Centre d'histoire vous pr&#233;sente cette s&#233;rie d'articles transcrits d'un cahier sp&#233;cial publi&#233; par le journal &lt;em&gt;Le Clairon Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/personnalites/P&#232;re-Rodrigue.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Quel Maskoutain digne de ce nom ne conna&#238;t pas la respectable maison a I'aspect seigneurial situ&#233;e au 750 de la rue Girouard, au fond d'un magnifique parc? Quel jeune gar&#231;on ne s'est-il pas demand&#233; un bon matin qui pouvait bien habiter cette demeure ressemblant si &#233;trangement au Ch&#226;teau de Moulinsart des aventures de Tintin?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Oui, c'est &#231;a, vous avez mis le doigt en plein dessus&#8230; Il s'agit du Patronage Saint-Vincent-de-Paul, mieux connu sous le nom de Patro. Cependant, il est bon de dire d&#232;s le d&#233;but que le Patronage est plus qu'un simple club r&#233;cr&#233;atif; c'est une &#339;uvre magnifique dont le caract&#232;re charitable et la valeur sociale ont profond&#233;ment marqu&#233; l'histoire maskoutaine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cette grande maison qui a fait le bonheur de nos jeunes pendant plus de 66 ans, a une &#226;me personnifi&#233;e par le dynamique P&#232;re Rodrigue, notre &#171; Personnalit&#233; de la Semaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le P&#232;re Rodrigue a voulu que nous nous &#233;tendions plut&#244;t sur I'oeuvre qu'il dirige avec tant de brio depuis 1956 que sur lui-m&#234;me.&lt;br /&gt; Le Patronage Saint-Vincent-de-Paul a ouvert ses portes en 1905, dans une maison ayant appartenu &#224; un riche industriel anglophone de la r&#233;gion maskoutaine. Cette maison confi&#233;e aux Religieux de Saint-Vincent-de-Paul avait &#233;t&#233; achet&#233;e par l'&#233;v&#234;ch&#233; de Saint-Hyacinthe, par l'entremise d'un citoyen de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Depuis ce temps, le Patro a toujours accueilli les jeunes en ses murs, soit pour les amuser sainement, soit pour les former. Cette institution s'occupe de la jeunesse de deux fa&#231;ons. Premi&#232;rement, le Patro fait office de terrain de jeu pour les gar&#231;ons de la paroisse Cath&#233;drale. En second, il abrite de fa&#231;on permanente une cinquantaine de jeunes gar&#231;ons de 11 &#224; 18 ans. Ces gar&#231;ons y m&#232;nent une vie commune dans une atmosph&#232;re de cordialit&#233; et de franche gaiet&#233; tout en fr&#233;quentant les institutions de la Cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Durant l'&#233;t&#233; de quatre &#224; cinq cents gar&#231;ons, &#226;g&#233;s de 7 &#224; 22 ans, fr&#233;quentent le Patronage o&#249; ils peuvent participer &#224; une foule d'activit&#233;s sportives et sociales dont la plus c&#233;l&#232;bre est sans contredit la fameuse Clique Maska, un corps de tambours et clairons qui a fait sa marque dans toute la province.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La premi&#232;re question qui viendra &#224; I'esprit des gens pratiques sera sans doute: &#171; Mais, comment diable font-ils pour boucler leur budget? &#187; Mentionnons tout d' abord que les jeunes qui fr&#233;quentent le Patronage durant l'&#233;t&#233; doivent fournir en moyenne une contribution mensuelle de $1.25. Si l'on consid&#232;re qu'il en co&#251;te environ $63 000 par ann&#233;e &#224; I'institution pour op&#233;rer convenablement et que $180 000 restent encore &#224; payer pour l'aile ultra-moderne qui a &#233;t&#233; construite il y a quelques ann&#233;es, on s'interroge sur la provenance des fonds n&#233;cessaires &#224; l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Pour simplifier, disons que 50 pour cent des $63 000 mentionn&#233;s plus haut est obtenu sous forme d'octroi ou de dons de la F&#233;d&#233;ration des &#338;uvres. Le reste de la somme, plus une vingtaine de milliers de dollars pour r&#233;gler une portion du capital et l'int&#233;r&#234;t annuel de la dette de $180 000, incombe donc au P&#232;re Rodrigue qui s'en tire miraculeusement indemne chaque ann&#233;e, op&#233;rant des prodiges de comptabilit&#233; tout en remplissant son devoir de pr&#234;tre-&#233;ducateur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; L'imagination du P&#232;re Rodrigue ne conna&#238;t, en effet, pas de borne quand il s'agit d'obtenir des fonds pour le financement de l'&#339;uvre du Patro. Bien s&#251;r, il est solidement &#233;paul&#233; par les membres du Club des Francs qui l'assistent dans les diverses campagnes comme veilles plaques, timbres-primes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le P&#232;re Rodrigue est un homme de Dieu qui danse sur la corde raide de la finance pour servir la tr&#232;s noble cause de la jeunesse! Sourire engageant, c&#339;ur d'or, confiance in&#233;branlable en la Providence, en la machine &#224; calculer, voil&#224; notre &#171; Personnalit&#233; de la Semaine &#187;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Source du l'image et du texte:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Journal &lt;em&gt;Le Clairon Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, 13 avril 1967, p.78.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mlle Benoite Bonin </title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-de-saint-hyacinthe/personnalites-maskoutaines/article/mlle-benoite-bonin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-de-saint-hyacinthe/personnalites-maskoutaines/article/mlle-benoite-bonin</guid>
		<dc:date>2016-04-26T13:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le but de vous faire conna&#238;tre certaines personnalit&#233;s maskoutaines qui ont jou&#233; un r&#244;le important au cours des ann&#233;es 1960, le Centre d'histoire vous pr&#233;sente cette s&#233;rie d'articles transcrits d'un cahier sp&#233;cial publi&#233; par le journal Le Clairon Saint-Hyacinthe &#224; cette &#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt; Mlle Benoite Bonin &lt;br class='autobr' /&gt; 25 ann&#233;es avec la ligue antituberculeuse &lt;br class='autobr' /&gt; On nomme &#034;Personnalit&#233; de la Semaine&#034;, habituellement quelqu'un, homme ou femme, s'&#233;tant signal&#233; dans un domaine sp&#233;cifique en une circonstance donn&#233;e. Notre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-de-saint-hyacinthe/personnalites-maskoutaines/" rel="directory"&gt;Personnalit&#233;s maskoutaines&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton555-2fca8.jpg?1741686216' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans le but de vous faire conna&#238;tre certaines personnalit&#233;s maskoutaines qui ont jou&#233; un r&#244;le important au cours des ann&#233;es 1960, le Centre d'histoire vous pr&#233;sente cette s&#233;rie d'articles transcrits d'un cahier sp&#233;cial publi&#233; par le journal &lt;em&gt;Le Clairon Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; &#224; cette &#233;poque.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/personnalites/photo_web.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;br /&gt; Mlle Benoite Bonin&lt;br /&gt; 25 ann&#233;es avec la ligue antituberculeuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; On nomme &#034;Personnalit&#233; de la Semaine&#034;, habituellement quelqu'un, homme ou femme, s'&#233;tant signal&#233; dans un domaine sp&#233;cifique en une circonstance donn&#233;e. Notre &#034;Personnalit&#233; cette semaine&#034; a quelque chose de bien diff&#233;rent des autres, en ce sens qu'elle s'est d&#233;vou&#233;e corps et &#226;me durant 25 longues ann&#233;es pour la ligue antituberculeuse. Il s'agit de Mlle Beno&#238;te Bonin qui re&#231;ut r&#233;cemment un blason en t&#233;moignage des services rendus &#224; la ligue et au camp de sant&#233; de Saint-Hyacinthe, situ&#233; &#224; Contrecoeur. Son travail inlassable et d&#233;sint&#233;ress&#233;, son d&#233;vouement peu communs ont &#233;t&#233; reconnus de brillante fa&#231;on &#224; maintes reprises, mais plus sp&#233;cialement en 1952 lorsqu'elle re&#231;ut la m&#233;daille Benemerenti (m&#233;daille pontificale).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Elle s'est occup&#233;e durant 10 ans des retraites ferm&#233;es. Elle s'occupe pr&#233;sentement du vestiaire des pauvres au sous-sol de la Cath&#233;drale. Elle fut r&#233;gente des Filles d'Isabelle durant 4 ans. Autant d'occupations et d'organismes qui s'emploient &#224; soulager la mis&#232;re qui nous entoure. Et ce, b&#233;n&#233;volement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; On dit souvent en parlant de quelqu'un qu'il avait une vie bien remplie. On peut dire de Mlle Beno&#238;te Bonin qu'elle personnifia la bont&#233;, le don de soi, que durant son existence; elle a v&#233;cu pour les pauvres, les malades, les d&#233;sh&#233;rit&#233;s. Les succ&#232;s remport&#233;s par le camp de sant&#233; de Contrecoeur sont dus au travail de personnes d&#233;vou&#233;es qui sont &#224; la t&#226;che depuis 10, 20 et m&#234;me 25 ans, telles Mlle Bonin, le juge Victor Chabot et plusieurs autres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; C'est le juge Chabot, pr&#233;sident de la Ligue Antituberculeuse, qui remit &#224; Mlle Bonin le blason dont il est fait mention plus haut. Mlle Bonin a &#233;galement fait parler d'elle dans d'autres domaines. Il y a une vingtaine d'ann&#233;es, elle s'occupait d'une troupe de th&#233;&#226;tre d'enfants &#224; Saint-Hyacinthe. Elle comptait parmi ses &#233;l&#232;ves Andr&#233;e Champagne et Guy Boucher, qui obtient plusieurs r&#244;les importants sur le r&#233;seau national.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Toutes ces occupations ne laissent &#224; notre Personnalit&#233; que de bien maigres moments de loisirs, toutefois elle s'int&#233;resse encore au th&#233;&#226;tre, &#224; la lecture et aux &#233;missions culturelles de t&#233;l&#233;vision.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Source du l'image et du texte:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Journal &lt;em&gt;Le Clairon Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, 13 avril 1967, p. 77.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les grands disparus des ann&#233;es 1960 (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/les-grands-disparus-des-annees-527</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/les-grands-disparus-des-annees-527</guid>
		<dc:date>2016-03-02T16:38:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Patrimoine b&#226;ti</dc:subject>
		<dc:subject>Palais de Justice</dc:subject>
		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Anne-Sophie Robert &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 7 mars 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; L'ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve &lt;br class='autobr' /&gt; Le stationnement situ&#233; entre les rues Sainte-Marie, Duclos et Saint-Antoine a &#233;t&#233; le site d'une institution qui apporta aide et r&#233;confort &#224; de nombreux maskoutains pendant 85 ans, soit de 1878 &#224; 1963. Cette institution, nomm&#233;e l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve, appartenait aux S&#339;urs de la Charit&#233; de Saint-Hyacinthe. &lt;br class='autobr' /&gt; L'&#339;uvre d&#233;bute en 1863 dans une maison de la rue Saint-Simon et d&#233;m&#233;nage sur la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/patrimoine-bati" rel="tag"&gt;Patrimoine b&#226;ti&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/palais-de-justice" rel="tag"&gt;Palais de Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton527-543c2.jpg?1688695542' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Par &lt;strong&gt;Anne-Sophie Robert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 7 mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;L'ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le stationnement situ&#233; entre les rues Sainte-Marie, Duclos et Saint-Antoine a &#233;t&#233; le site d'une institution qui apporta aide et r&#233;confort &#224; de nombreux maskoutains pendant 85 ans, soit de 1878 &#224; 1963. Cette institution, nomm&#233;e l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve, appartenait aux S&#339;urs de la Charit&#233; de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'&#339;uvre d&#233;bute en 1863 dans une maison de la rue Saint-Simon et d&#233;m&#233;nage sur la rue Concorde avant de s'installer d&#233;finitivement sur la rue Saint-Antoine. On y engage des ouvri&#232;res dans le besoin pour effectuer des travaux de couture. Les religieuses fournissent &#233;galement des repas aux pauvres. Vers 1878, l'ouvroir accueille les orphelins du dioc&#232;se de Saint-Hyacinthe et devient un hospice pour dames &#226;g&#233;es de 1909 &#224; 1963.&lt;br /&gt; La fermeture de l'ouvroir devient une &#233;ventualit&#233; d&#232;s 1960 lorsque le maire Jacques Fontaine envoie une lettre &#224; la r&#233;v&#233;rende m&#232;re Lachapelle lui expliquant que des pressions des marchands et de diff&#233;rentes associations locales incitent le conseil municipal &#224; cr&#233;er des stationnements hors-rue et que le meilleur choix serait d'agrandir le terrain de stationnement situ&#233; rue Saint-Antoine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans une lettre dat&#233;e du 25 mars 1960, s&#339;ur Lachapelle informe le maire que la corporation des S&#339;urs de la Charit&#233; accepte la proposition de la ville d'acqu&#233;rir l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve, pour la somme de 150 000,00 $. La ville propose 125 000,00 $ mais la contre-offre est refus&#233;e par les religieuses. Finalement, le 29 mars 1961, le greffier informe les S&#339;urs de la Charit&#233; que la ville accepte de payer 150 000,00 $ en plus de donner un d&#233;lai de trois ans pour assurer l'hospitalisation des personnes vivant &#224; l'Ouvroir. La cit&#233; est autoris&#233;e &#224; prendre possession de l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve le 25 juillet 1963. C'est le 6 septembre 1963 que l'&#233;difice est d&#233;moli.&lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH197/125-Ouvroir-c8f9-45621.jpg?1692352211' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-top: 15px; margin-bottom: 15px;' width='500' height='197' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Le palais de justice&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; En 1857, l'Acte du parlement cr&#233;e 12 nouveaux districts judiciaires dont un &#224; Saint-Hyacinthe. En 1861, la construction du palais de justice, confi&#233;e &#224; l'entrepreneur Charles Peter de Qu&#233;bec et au sous-contracteur M. Connolly, est presque termin&#233;e. Un autre palais de justice avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; construit en haut de la rue Concorde mais celui-ci avait &#233;t&#233; d&#233;truit par un incendie en 1859. L'&#233;difice construit en 1861 a la double fonction de cour de justice et de p&#233;nitencier. Il est situ&#233; au m&#234;me endroit que celui que l'on conna&#238;t aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deux agrandissements modifient le plan initial de l'&#233;difice, en 1877 et 1916. Des r&#233;novations suscitent la controverse et la dispute entre Daniel Johnson, d&#233;put&#233; de Bagot et Ren&#233; St-Pierre, d&#233;put&#233; lib&#233;ral de Saint-Hyacinthe. Ce dernier affirme que les co&#251;ts auraient &#233;t&#233; moins &#233;lev&#233;s si on avait construit un nouvel &#233;difice &#224; la place de restaurer l'ancien. Finalement, on apprend dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 24 novembre 1960 que Ren&#233; L&#233;vesque, alors ministre des travaux publics, annonce la construction d'un nouveau palais de justice pour Saint-Hyacinthe. Le nouvel &#233;difice de style contemporain est l'&#339;uvre des architectes Desnoyers et Brodeur. On dit dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;du 22 juin 1961 qu'il ressemblera au Metropolitain Opera du Lincoln Center de New York.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'ancien palais de justice est d&#233;moli &#224; la fin mai et d&#233;but juin 1961 par les entrepreneurs Guilmaine &amp; Fr&#232;res de Saint-Hyacinthe. C'est le 14 f&#233;vrier 1965 qu'a lieu l'inauguration du nouvel &#233;difice par l'honorable Claude Wagner, ministre de la justice. Pour sa part, Daniel Johnson continue d'&#234;tre contre l'id&#233;e de cette nouvelle construction. Il affirme dans le &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 9 avril 1964 que : &#171; l'ancien palais de justice avait un caract&#232;re exceptionnel sur le plan artistique et cadrait bien avec le d&#233;cor de Saint-Hyacinthe. Si le gouvernement a d&#233;cid&#233; de gaspiller un demi-million de dollars pour remplir une promesse &#233;lectorale, il en portera la responsabilit&#233;.&#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette vague de d&#233;molition dans les villes du Qu&#233;bec de la d&#233;cennie soixante conduit &#224; la cr&#233;ation de la loi sur les biens culturels adopt&#233;e en 1972 qui &#171; a pour but de favoriser la sauvegarde et la mise en valeur des &#233;l&#233;ments les plus repr&#233;sentatifs et les mieux conserv&#233;s de notre patrimoine, qu'il s'agisse de lieux, de b&#226;timents, d'objets d'art ou d'ethnologie, de sites ou de collections arch&#233;ologiques, d'archives ou de documents imprim&#233;s. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; Saint-Hyacinthe, les projets de d&#233;molition ou de modification doivent passer devant le comit&#233; d'urbanisme, mais c'est le conseil municipal qui a le dernier mot. Il est aussi &#224; noter que certains secteurs de la ville, tels qu'une partie de la rue Girouard et de la rue Saint-Pierre &#224; La Providence, jug&#233;s patrimoniaux, sont prot&#233;g&#233;s par un r&#232;glement. Heureusement, il reste toujours les photographies pour garder en m&#233;moire ces beaux &#233;difices qui ont fait la beaut&#233; et l'histoire de Saint-Hyacinthe, il y a de nombreuses ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photos:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; L'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve vers 1920 et le palais de justice vers 1915&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le dernier d'une s&#233;rie de deux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/les-grands-disparus-des-annees&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1 &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Louis et Eug&#232;ne C&#244;t&#233;, fabricants de chaussures (5)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/louis-et-eugene-cote-fabricants-de-481</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/louis-et-eugene-cote-fabricants-de-481</guid>
		<dc:date>2015-12-01T15:10:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>industrie</dc:subject>
		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le 29 octobre 2015. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous l'avons pr&#233;c&#233;demment, au cours de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, l'entreprise J. A. &amp; M. C&#244;t&#233;, employait du personnel qui comptait 30, 40 et m&#234;me 50 ans de service. Bien entendu, nous devrions nous m&#233;fier de certains articles &#233;logieux qui affirment que les travailleurs de cette entreprise y sont heureux. Pourtant, parmi les traces qui rendent compte de l'histoire de cette compagnie (du moins, celles qui (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/industrie" rel="tag"&gt;industrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton481-7beb4.jpg?1688740554' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, le 29 octobre 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Nous l'avons pr&#233;c&#233;demment, au cours de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, l'entreprise J. A. &amp; M. C&#244;t&#233;, employait du personnel qui comptait 30, 40 et m&#234;me 50 ans de service. Bien entendu, nous devrions nous m&#233;fier de certains articles &#233;logieux qui affirment que les travailleurs de cette entreprise y sont heureux. Pourtant, parmi les traces qui rendent compte de l'histoire de cette compagnie (du moins, celles qui proviennent jusqu'&#224; nous), certaines sont r&#233;v&#233;latrices.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Par exemple, prenons la journ&#233;e du 10 juin 1950. En effet, ce jour-l&#224; Louis Augustin Beauregard c&#233;l&#232;bre son soixante-dixi&#232;me anniversaire au service de la J. A. &amp; M. C&#244;t&#233;! Pour l'occasion, on organise un banquet en l'honneur du fid&#232;le employ&#233; qui occupe la vice-pr&#233;sidence de l'entreprise. Les festivit&#233;s se d&#233;roulent &#224; la Salle Chez Wilfrid, &#224; Douville, sous la pr&#233;sidence d'honneur de M. Eug&#232;ne C&#244;t&#233;. On fait les choses en grand pour souligner l'engagement exceptionnel de M. Beauregard. En effet, parmi les invit&#233;s de marque on retrouve le s&#233;nateur T. D. Bouchard, le maire Ernest Picard, le d&#233;put&#233; f&#233;d&#233;ral Jos. Fontaine, le d&#233;put&#233; provincial Ernest Chartier et le juge Victor Chabot. Au final, M. Beauregard travaillera au sein de l'entreprise pour une p&#233;riode de 72 ans. Il d&#233;c&#232;de en 1956 &#224; l'&#226;ge de 86 ans. N'est-ce pas l&#224; un signe du climat de travail qui pr&#233;valait au sein de J. A. &amp; M. C&#244;t&#233;?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/louis_eugene_cote/eugene_cote_societe_stjean_baptiste_ch589.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Un amateur de plein air&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Les photos d'archives qui proviennent du Fonds Eug&#232;ne C&#244;t&#233;, conserv&#233; au Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, nous d&#233;montre un homme assez grand, qui d&#233;passe d'une t&#234;te ses contemporains et qui affiche un regard placide en toutes circonstances. On le voit souriant sur une seule photo prise lorsqu'il rejoint un groupe d'amis &#224; sa cabane &#224; sucre. Plusieurs photos nous montrent &#233;galement l'industriel avec des amis et invit&#233;s dans son camp de chasse et p&#234;che situ&#233; pr&#232;s de la municipalit&#233; Les Escoumins. Cet amateur de plein air pr&#233;cise ses intentions lorsqu'il fait l'acquisition de ce camp au d&#233;but de l'ann&#233;e 1948 : &#171; Lorsqu'apr&#232;s avoir visit&#233; en excursion le Club du Pont Flottant de Travers, l'opportunit&#233; nous fut donn&#233; de nous en porter acqu&#233;reur, non dans un but lucratif mais bien pour permettre aux amateurs de chasse et p&#234;che de la r&#233;gion de St-Hyacinthe qui en &#233;taient totalement d&#233;pourvus, nous avons d&#233;cid&#233; d'en devenir propri&#233;taire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La passion pour le plein air motive Eug&#232;ne C&#244;t&#233; &#224; s'impliquer comme pr&#233;sident de l'Association des p&#234;cheurs et chasseurs du Yamaska. Nous ne pouvons pr&#233;ciser la dur&#233;e exacte de son s&#233;jour &#224; ce poste, mais les archives t&#233;moignent de certaines de ses actions. Par exemple, en octobre 1943, il rencontre Valmore Bienvenue, un ancien confr&#232;re de classe au Coll&#232;ge Sacr&#233;-C&#339;ur de Saint-Hyacinthe qui est ministre de la Chasse et de la P&#234;che au sein du gouvernement provincial. Cette r&#233;union a pour but de soumettre au ministre le d&#233;sir de cr&#233;er un sanctuaire &#171; en vue de prot&#233;ger la faune, et en m&#234;me temps am&#233;liorer les conditions de la chasse &#187; dans la r&#233;gion maskoutaine. Le projet men&#233; de main de ma&#238;tre par C&#244;t&#233; se r&#233;alise le 12 mai 1944 lorsqu'un Arr&#234;t&#233; en Conseil de la Chambre du Conseil ex&#233;cutif du Gouvernement du Qu&#233;bec est publi&#233; concernant la cr&#233;ation d'une r&#233;serve de chasse sous le nom de &#171; Sanctuaire de Chasse Saint-Hyacinthe. &#187; La cr&#233;ation du sanctuaire vient limiter les esp&#232;ces chass&#233;es, prot&#233;geant ainsi le chevreuil, le li&#232;vre et la perdrix qui sont &#224; peu pr&#232;s disparus &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Bien engag&#233; dans sa communaut&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Bien que les informations soient fragmentaires, les documents nous permettent d'entrevoir la sensibilit&#233; d'Eug&#232;ne C&#244;t&#233; envers sa communaut&#233;. Au printemps 1938, suite au tragique incendie du Coll&#232;ge Sacr&#233;-C&#339;ur, &#224; Saint-Hyacinthe, il accepte de pr&#233;sider la campagne de souscription visant &#224; &#233;riger un monument en m&#233;moire des victimes de l'incendie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, il dirige, pendant quelques ann&#233;es, les destin&#233;es du Club de Patinage de Fantaisie de Saint-Hyacinthe. En 1951, il accepte la pr&#233;sidence de la Soci&#233;t&#233; Saint-Jean-Baptiste de Saint-Hyacinthe, poste qu'il occupera pendant quelques ann&#233;es &#233;galement. Au cours de la m&#234;me p&#233;riode, il est marguiller &#224; la paroisse Notre-Dame du Rosaire. En 1952, on le retrouve &#224; la pr&#233;sidence d'un comit&#233; de souscription pour le Centre Notre-Dame. En effet, ce comit&#233; est form&#233; pour assurer le financement de ce nouveau centre de loisirs qui &#233;tait situ&#233; &#224; l'angle des rues Dessaulles et Bourdages Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Eug&#232;ne C&#244;t&#233; a poursuivi son action avec d'autres organismes, mais la p&#233;nurie de sources fiables ne nous permet pas d'en parler ici. Eug&#232;ne C&#244;t&#233; est d&#233;c&#233;d&#233; le 14 janvier 1982. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Pendant un certain temps, Eug&#232;ne C&#244;t&#233; est pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; St-Jean-Baptiste de Saint-Hyacinthe. On le voit ici lors d'un &#233;v&#233;nement &#224; l'H&#244;tel de Ville de Saint-Hyacinthe en compagnie du Maire Ernest-O. Picard, au centre de la photo.&lt;br /&gt; Coll. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH589.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le dernier d'une s&#233;rie de cinq.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/louis-et-eugene-cote-fabricants-de&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
