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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>La guignol&#233;e (2)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>vie communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Anne-Sophie Robert &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 19 d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; Les premi&#232;res guignol&#233;es sont organis&#233;es vers 1861 ou 1862, par la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul. Cette organisation, fond&#233;e &#224; Paris en 1833 par Fr&#233;d&#233;ric Ozanam, un &#233;tudiant de la Sorbonne, avait pour mission de rendre visite aux pauvres pour leur apporter r&#233;confort spirituel et biens mat&#233;riels. La premi&#232;re conf&#233;rence canadienne de la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul est fond&#233;e en 1846 &#224; Qu&#233;bec par le Dr Jospeh (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/engagement-communautaire" rel="tag"&gt;engagement communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/vie-communautaire" rel="tag"&gt;vie communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-sociale" rel="tag"&gt;Histoire sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton715-f463e.jpg?1688717554' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Anne-Sophie Robert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 19 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les premi&#232;res guignol&#233;es sont organis&#233;es vers 1861 ou 1862, par la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul. Cette organisation, fond&#233;e &#224; Paris en 1833 par Fr&#233;d&#233;ric Ozanam, un &#233;tudiant de la Sorbonne, avait pour mission de rendre visite aux pauvres pour leur apporter r&#233;confort spirituel et biens mat&#233;riels. La premi&#232;re conf&#233;rence canadienne de la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul est fond&#233;e en 1846 &#224; Qu&#233;bec par le Dr Jospeh Painchaud et la deuxi&#232;me conf&#233;rence &#224; Montr&#233;al en 1848 par Mgr Ignace Bourget.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La qu&#234;te de la guignol&#233;e n'est pas publicis&#233;e &#224; Saint-Hyacinthe &#224; partir du milieu du XIXe si&#232;cle jusqu'au tournant du si&#232;cle. Il est difficile de savoir s'il existait, en &#224; cette &#233;poque une qu&#234;te de maison en maison puisqu'il n'en est pas question dans les journaux maskoutains du temps. Cependant, en 1903, des voyageurs de commerce de Qu&#233;bec s'organisent avec la Soci&#233;t&#233; Saint-Vincent-de-Paul pour parcourir les rues. Est-ce cet &#233;v&#233;nement qui donne l'id&#233;e aux Maskoutains de faire de m&#234;me ? Quoi qu'il en soit, dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 31 d&#233;cembre 1904, il est annonc&#233; dans les notes locales que &#171; les membres de la Soci&#233;t&#233; Philharmonique et quelques citoyens restaureront une vieille coutume canadienne, la Ignol&#233;e, le samedi soir suivant pour demander secours au profit des pauvres. Toutes contributions en argent ou en effet seront accept&#233;es &#187;. On apprend dans l'&#233;dition du 7 janvier 1905 que $ 500,00 en esp&#232;ces sonnantes ont &#233;t&#233; ramass&#233;s durant la guignol&#233;e.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; partir de 1904 jusqu'en 1912, la guignol&#233;e sera organis&#233;e et courue la veille du jour de l'An par les membres de la Soci&#233;t&#233; Philharmonique de Saint-Hyacinthe, accompagn&#233;s, certaines ann&#233;es, par le club de raquetteurs maskoutain L'Infatigable. Les quartiers de la ville, beaucoup moins nombreux &#224; cette &#233;poque qu'aujourd'hui, &#233;taient visit&#233;s ainsi que le march&#233;. On ramenait le tout aux locaux de la Soci&#233;t&#233; Philharmonique o&#249; on proc&#233;dait au partage et &#224; la distribution aux familles pauvres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La tradition semble avoir &#233;t&#233; mise de c&#244;t&#233; durant les ann&#233;es 1913, 1914 et 1915, peut-&#234;tre &#224; cause du d&#233;but de la Premi&#232;re Guerre mondiale. Cependant, une annonce concernant la guignol&#233;e appara&#238;t le 16 d&#233;cembre 1916. &#192; partir de cette ann&#233;e jusqu'en 1942, la qu&#234;te est organis&#233;e par les conf&#233;rences Saint-Vincent-de-Paul des paroisses Notre-Dame-du-Rosaire et de la Cath&#233;drale (paroisse Saint-Hyacinthe-le-Confesseur). Certaines ann&#233;es le Cercle Montalambert, L'Infatigable, les zouaves, la garde d'honneur, les petits chanteurs de l'Acad&#233;mie Girouard et les membres du Ch&#339;ur de chant de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire sont de la partie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/la guignolee/114-infatigable-au-parc.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il n'est pas difficile d'imaginer le joyeux tapage que pouvaient faire les &#171; guignoleux &#187; surtout les raquetteurs du club L'Infatigable qui ne se faisaient pas prier pour prendre un petit coup !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De 1919 &#224; 1922, la qu&#234;te est suivie, dans la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, d'une grande vente aux ench&#232;res de diff&#233;rents objets et de volailles au profit de la conf&#233;rence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse. La guignol&#233;e, &#224; partir de 1922, est courue parfois juste avant No&#235;l, parfois entre No&#235;l et le jour de l'An.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contrairement &#224; ce que l'on pourrait penser, la tradition se poursuit m&#234;me durant la crise &#233;conomique, alors qu'une grande majorit&#233; de la population est appauvrie. On apprend dans &lt;em&gt;Le Courrier&lt;/em&gt; qu'en 1929 &#171; Sous la surveillance du pr&#233;sident de la Conf&#233;rence Saint-Vincent-de-Paul [celle de la paroisse de la Cath&#233;drale] plus d'une quarantaine de paniers ont &#233;t&#233; distribu&#233;s, contenant v&#234;tements et provisions, aux indigents de la ville. Cette distribution a &#233;t&#233; faite &#224; l'Ouvroir Sainte-Genevi&#232;ve par la Conf&#233;rence.&#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1942, messieurs R. Comeau et R. Beno&#238;t, g&#233;rants des th&#233;&#226;tres Maska et Corona sont remerci&#233;s d'avoir permis la sollicitation de l'aum&#244;ne dans leur th&#233;&#226;tre le soir de la guignol&#233;e. &#192; partir de 1942, il n'est plus question de la guignol&#233;e sous sa forme traditionnelle. En 1950, la Chambre de commerce des jeunes de Saint-Hyacinthe prend l'initiative de visiter et de solliciter les marchands et les industriels de la ville pour ramasser des objets pouvant &#234;tre pr&#233;sent&#233;s en cadeau aux moins fortun&#233;s. Ces objets furent distribu&#233;s la veille de No&#235;l &#224; la salle de l'Acad&#233;mie Girouard.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis quelques ann&#233;es la tradition se perp&#233;tue de plus belle &#224; Saint-Hyacinthe et ailleurs au Qu&#233;bec. Esp&#233;rons que cette coutume perdurera encore longtemps. Le message publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 21 d&#233;cembre 1907 est toujours d'&#224; propos : &#171; Nous sommes s&#251;rs que tous les citoyens se montreront g&#233;n&#233;reux comme par le pass&#233; en faisant l'aum&#244;ne dans un temps si opportun &#187; car comme il est dit dans l'&#233;dition du &lt;em&gt;Clairon&lt;/em&gt; du 10 d&#233;cembre 1926 : &#171; Nous n'insisterons pas sur l'excellence de cette coutume canadienne. Nous n'avons qu'&#224; la signaler &#224; notre population pour &#234;tre certain que le plus bienveillant accueil lui sera r&#233;serv&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Le club de &lt;/span&gt;raquetteurs&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; L'Infatigable a particip&#233; &#224; plusieurs &lt;/span&gt;guignol&#233;es&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;/span&gt;maskoutaines&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;. Photographie prise au parc &lt;/span&gt;Dessaulles&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; vers 1910. On reconna&#238;t, au fond, l'ancien palais de Justice.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Fonds Studio B. J. &lt;/span&gt;H&#233;bert&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, collection Centre d'histoire de &lt;/span&gt;Saint-Hyacinthe&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, &lt;/span&gt;CH085&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-1&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La guignol&#233;e </title>
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		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>vie communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Anne-Sophie Robert &lt;br class='autobr' /&gt; &#8203;Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 12 d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; Plusieurs traditions du temps des f&#234;tes se perp&#233;tuent depuis toujours nous semble-t-il. Nous n'avons qu'&#224; penser au sapin de No&#235;l d&#233;cor&#233;, &#224; la b&#251;che des f&#234;tes qui ravie les gourmands, &#224; la cr&#232;che sous le sapin, &#224; la couronne accroch&#233;e &#224; nos portes et aux &#233;changes de cadeaux. Ces traditions reviennent &#224; chaque ann&#233;e magiques et rassurantes. Cependant, une autre tradition du temps des f&#234;tes nous rappelle que pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/vie-communautaire" rel="tag"&gt;vie communautaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-sociale" rel="tag"&gt;Histoire sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton714-9439b.jpg?1688717554' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Anne-Sophie Robert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &#8203;Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 12 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Plusieurs traditions du temps des f&#234;tes se perp&#233;tuent depuis toujours nous semble-t-il. Nous n'avons qu'&#224; penser au sapin de No&#235;l d&#233;cor&#233;, &#224; la b&#251;che des f&#234;tes qui ravie les gourmands, &#224; la cr&#232;che sous le sapin, &#224; la couronne accroch&#233;e &#224; nos portes et aux &#233;changes de cadeaux. Ces traditions reviennent &#224; chaque ann&#233;e magiques et rassurantes. Cependant, une autre tradition du temps des f&#234;tes nous rappelle que pour certains, cette p&#233;riode est source de soucis et de tristesse : la guignol&#233;e. Cette activit&#233; consiste &#224; r&#233;unir des gens qui vont collecter aux portes des mieux nantis de l'argent, des biens ou de la nourriture pour les pauvres de la communaut&#233;. La guignol&#233;e a &#233;t&#233; courue &#224; plusieurs &#233;poques &#224; Saint-Hyacinthe et continue toujours de l'&#234;tre d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;br /&gt; Avant de voir qui avait la charge de l'organisation de la guignol&#233;e maskoutaine &#224; partir du XXe si&#232;cle, jusqu'aux ann&#233;es 1950, il est int&#233;ressant de conna&#238;tre l'origine de cette tradition qui semble remonter &#224; la nuit des temps.&lt;br /&gt; Il existe trois th&#232;ses qui expliquent l'origine de cette f&#234;te du partage. La premi&#232;re nous vient de Jean-Jacques Amp&#232;re, historien et &#233;crivain fran&#231;ais du XIXe si&#232;cle, qui fait remonter cette coutume &#224; l'&#233;poque druidique, c'est-&#224;-dire vers 1000 ans avant J&#233;sus-Christ. Les pr&#234;tres celtes de la Gaule antique, les druides, faisaient &#224; chaque Nouvel An la cueillette du gui. Cette r&#233;colte annuelle s'accompagnait d'un cri de r&#233;jouissance &#171;Au gui, l'an neuf&#187;. La deuxi&#232;me provient, pour sa part, de certains &#233;tymologistes qui pr&#233;tendent que cette coutume provient des anciens Ph&#233;niciens de la Gaule qui s'envoyaient de fa&#231;on mutuelle, une fois par ann&#233;e, des pots de bl&#233; vert en signe de consolation et de r&#233;jouissance. La formule que s'&#233;changeaient les gens &#224; cette occasion &#233;tait &#171;E ghin an eit&#187; qui veut dire &#171;Le bl&#233; na&#238;t, la vie ressuscite&#187;. La troisi&#232;me nous vient, quant &#224; elle, de Th&#233;odore Hersart, vicomte de la Villemarqu&#233;, linguiste fran&#231;ais du XIXe si&#232;cle, pour qui la guignol&#233;e vient du mot celtique &#171; Eginad &#187; qui signifie pr&#233;mices de l'ann&#233;e.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/la guignolee/113-La-guignol&#233;e-Bonne-Chanson.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Il est &#224; noter que la guignol&#233;e se nomme aussi la Ignol&#233;e ou la Lignol&#233;e et dans certaines r&#233;gions de la France : gui-l'an-neu, guillann&#233;e et gui-l'an-n&#233;ou. Quoi qu'il en soit il est certain qu'il existe une parent&#233; entre notre guignol&#233;e du Qu&#233;bec et la coutume pratiqu&#233;e dans certaines r&#233;gions de la France telles qu'en Saintonge o&#249; les gens se promenaient dans les rues au Nouvel An avec un aiguillon de bois neuf dans lequel on embrochait des couennes de lard re&#231;ues lors de la promenade nomm&#233;e Ayilonneu ou Guilann&#233;. Sans se tromper, on peut affirmer que cette tradition a &#233;t&#233; apport&#233;e en Nouvelle-France par nos anc&#234;tres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pourtant, c'est seulement au XIXe si&#232;cle que les premi&#232;res guignol&#233;es sont courues de fa&#231;on officielle et organis&#233;es par des associations qui passent de porte en porte dans les rangs des paroisses et dans les rues des villages au rythme de la musique et de la chanson &#171;La guignol&#233;e&#187; : Bonjour le ma&#238;tre et la ma&#238;tresse/ Et tout le monde de la maison / Pour le dernier jour de l'ann&#233;e / La guignol&#233;e vous nous devez / Si vous voulez rien nous donner&lt;br /&gt; Dites-nous l&#233;... / On emm&#232;nera seulement / la fille a&#238;n&#233;e / On lui fera faire / bonne ch&#232;re / On lui fera chauffer les pieds / On vous demande seulement une / chin&#233;e / De vingt &#224; trente pied de long si vous voulez / La guignol&#233;e, la / guignoloche / Mettez du lard dedans ma poche... Il s'agit d'une des trois versions de cette chanson qui ont circul&#233; au Qu&#233;bec.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; raconte, dans son &#233;dition du 21 d&#233;cembre 1941, le d&#233;roulement de cette veill&#233;e importante telle que v&#233;cue par nos anc&#234;tres au XIXe si&#232;cle: &#171; Les guignoleux, arriv&#233;s &#224; une maison, battaient devant la porte, avec de longs b&#226;tons, la mesure en chantant. Jamais, ils ne p&#233;n&#233;traient dans le logis avant que le ma&#238;tre et la ma&#238;tresse de la maison, ou leurs repr&#233;sentants, ne vinssent, en grande c&#233;r&#233;monie leur ouvrir la porte et les inviter &#224; entrer. On &#171; prenait &#187; quelque chose, on recevait les dons dans une poche qu'on allait ensuite vider dans une voiture qui suivait la troupe. Puis, on s'acheminait vers une autre maison, escort&#233; de tous les enfants et chiens du voisinage tant la joie &#233;tait grande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Dessin illustrant l'accompagnement de la chanson &lt;em&gt;La guignol&#233;e&lt;/em&gt; dans La Bonne Chanson, cahier 3.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-guignolee-2&#034;&gt;Article 2 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Arche de No&#233; (1876-1950)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/l-arche-de-noe-1876-1950</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>engagement communautaire</dc:subject>
		<dc:subject>vie communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Raoul Bergeron &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 4 mars 1992. &lt;br class='autobr' /&gt; Afin de faire place &#224; l'&#233;difice actuel de la compagnie Bell Canada &#224; l'angle des rues H&#244;tel-Dieu et Dessaulles, on proc&#233;da en mars 1950 &#224; la d&#233;molition d'un immeuble en bois connu sous le nom de l'Arche de No&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Le terrible incendie survenu le 3 septembre 1876 qui avait pris naissance dans un hangar situ&#233; &#224; l'arri&#232;re d'un magasin de la rue des Cascades, occup&#233; par le sellier Magloire Blanchet, avait d&#233;truit plus de 600 (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton679-79881.jpg?1688732344' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Raoul Bergeron&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 4 mars 1992.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin de faire place &#224; l'&#233;difice actuel de la compagnie Bell Canada &#224; l'angle des rues H&#244;tel-Dieu et Dessaulles, on proc&#233;da en mars 1950 &#224; la d&#233;molition d'un immeuble en bois connu sous le nom de l'Arche de No&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le terrible incendie survenu le 3 septembre 1876 qui avait pris naissance dans un hangar situ&#233; &#224; l'arri&#232;re d'un magasin de la rue des Cascades, occup&#233; par le sellier Magloire Blanchet, avait d&#233;truit plus de 600 maisons dans le centre et le bas de la ville et mis des centaines de familles sur le pav&#233; en quelques heures.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les autorit&#233;s du S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe compatissant au malheur de ces gens d&#233;cid&#232;rent, surtout &#224; l'approche de l'hiver, de construire en toute h&#226;te une b&#226;tisse de 150 par 25 pieds &#224; proximit&#233; de la cath&#233;drale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ce b&#226;timent connu &#224; l'origine sous le nom de &#8220;Bloc du Coll&#232;ge&#8221; avait deux &#233;tages avec mansarde et grenier. Partag&#233; en dix logis de six pi&#232;ces chacun, il servit &#224; h&#233;berger de nombreux sinistr&#233;s. &#192; l'arri&#232;re, se trouvait un hangar de m&#234;me longueur distanc&#233; d'une vingtaine de pieds de l'immeuble principal.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/Couvent-Saint-Joseph-de-Saint-Hyacinthe-CH393.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;La communaut&#233; des S&#339;urs de Saint-Joseph s'en porta acqu&#233;reur en 1881, en fit sa Maison-m&#232;re et l'occupa jusqu'en 1889. L'expansion rapide de cette communaut&#233; l'obligea &#224; construire le bloc central du couvent actuel de la rue Raymond en 1888 auquel bloc, s'ajout&#232;rent des agrandissements consid&#233;rables au cours des ann&#233;es, le dernier en 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le 12 juin 1888, les religieuses vendirent pour 4 000,00$ l'ancien &#8220;Bloc du Coll&#232;ge&#8221; &#224; Jacob Ledoux et le 22 novembre de la m&#234;me ann&#233;e ce qu'elles croyaient &#234;tre le reste du terrain leur appartenant dans le voisinage imm&#233;diat &#224; un monsieur Charles Lapierre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ce n'est que cinquante-huit ans plus tard, soit en 1946, lorsque Bell Canada acheta l'emplacement, que l'on d&#233;couvrit que la communaut&#233; des S&#339;urs de Saint-Joseph &#233;tait encore propri&#233;taire d'une &#233;troite bande de terrain &#224; l'arri&#232;re de l'Arche de No&#233;. Les religieuses c&#233;d&#232;rent bien volontiers cette parcelle de terrain &#224; la compagnie Bell Canada, le 7 novembre 1946. La chose est bien visible par l'&#233;chancrure du terrain sur la ligne lat&#233;rale de l'&#233;difice.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au moment de l'achat de l'Arche de No&#233; par Bell Canada, treize familles habitaient l'immeuble et &#233;prouvaient des difficult&#233;s &#224; se trouver un logement en raison de la grave p&#233;nurie de logis dans notre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Consciente d'une responsabilit&#233; sociale qu'elle cr&#251;t devoir assumer, la Compagnie ne voulut rien brusquer qui aurait &#233;t&#233; de nature &#224; cr&#233;er des emb&#234;tements s&#233;rieux &#224; des gens dont certains habitaient l'immeuble depuis plus de 45 ans. La derni&#232;re locataire, une dame Maria Michaud, quitta la place le 10 novembre 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Entre l'Arche de No&#233; et l'ancienne demeure du s&#233;nateur Georges-Casimir Dessaulles, maintenant propri&#233;t&#233; de Me Gilles Giard (note: en 1992), il y avait une tr&#232;s belle maison de brique habit&#233;e par monsieur J.-Armand Boies longtemps &#224; l'emploi de l'&#201;cole Provinciale de Laiterie et o&#249; &#233;tait d&#233;j&#224; rest&#233; le musicien et organiste r&#233;put&#233;, monsieur T&#233;lesphore Urbain. Cette maison tomba sous le pic des d&#233;molisseurs afin de permettre l'agrandissement de l'&#233;difice de Bell Canada, en 1973.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; V&#233;tuste au moment de sa d&#233;molition en 1950, la vieille Arche de No&#233; ne faisait pas moins partie du patrimoine b&#226;ti de Saint-Hyacinthe. Elle eut pignon sur rue pendant trois quarts de si&#232;cle; elle a abrit&#233; de nombreux sinistr&#233;s au lendemain du pire incendie qui ait jamais afflig&#233; notre ville et fut pendant un temps la Maison-m&#232;re de la communaut&#233; des S&#339;urs de Saint-Joseph.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Couvent des S&#339;urs de la communaut&#233; de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, situ&#233; sur la rue Raymond. Cet &#233;difice fut construit en 1888. Il faut se rappeler qu'auparavant, les Religieuses habitaient l'Arche de No&#233;.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Madame Andr&#233;e Gavard-Perrault (1906-1991)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/actualites/article/madame-andree-gavard-perrault-1906</link>
		<guid isPermaLink="true">https://histoire.a3communications.ca/actualites/article/madame-andree-gavard-perrault-1906</guid>
		<dc:date>2016-04-20T17:39:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Sant&#233; publique</dc:subject>
		<dc:subject>vie communautaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a des personnalit&#233;s qui demeurent inconnues &#224; notre m&#233;moire. Aujourd'hui, nous aimerions vous pr&#233;senter Madame Andr&#233;e Gavard-Perreault. &lt;br class='autobr' /&gt; N&#233;e le 5 ao&#251;t 1906, &#224; Saint-Didier, Haute-Savoie, France, elle est la fille de Fran&#231;ois Gavard et de Th&#233;r&#232;se Mugnier. Elle &#233;pouse le docteur Antonio Perrault &#224; la fin de janvier 1931. &lt;br class='autobr' /&gt; Au cours de la Guerre 1939-1945, elle participe aux activit&#233;s de la Croix-Rouge, section de Saint-Hyacinthe. Les ann&#233;es 1950 semblent des ann&#233;es charni&#232;res, pour le b&#233;n&#233;volat, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton554-817a3.jpg?1693225471' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Il y a des personnalit&#233;s qui demeurent inconnues &#224; notre m&#233;moire. Aujourd'hui, nous aimerions vous pr&#233;senter Madame Andr&#233;e Gavard-Perreault.
&lt;p&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: left;' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L167xH257/3-Perreault-5f74-eb922.jpg?1693225471' width='167' height='257' /&gt;&lt;br&gt;N&#233;e le 5 ao&#251;t 1906, &#224; Saint-Didier, Haute-Savoie, France, elle est la fille de Fran&#231;ois Gavard et de Th&#233;r&#232;se Mugnier. Elle &#233;pouse le docteur Antonio Perrault &#224; la fin de janvier 1931.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au cours de la Guerre 1939-1945, elle participe aux activit&#233;s de la Croix-Rouge, section de Saint-Hyacinthe. &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;br&gt;Les ann&#233;es 1950 semblent des ann&#233;es charni&#232;res, pour le b&#233;n&#233;volat, dans la vie de cette femme. En novembre 1954, madame Perrault est inscrite au comit&#233; dans le but de cr&#233;er une biblioth&#232;que municipale &#224; Saint-Hyacinthe. Le projet n'aboutit que quatre plus tard. Toujours en novembre 1954, elle est &#233;lue directrice de la section f&#233;minine locale de la Soci&#233;t&#233; canadienne du cancer. De plus, elle s'efforce, avec succ&#232;s, &#224; mettre sur pied un centre de renseignements qui s'ouvre au sous-sol de la cath&#233;drale. L'association des Dames de la Charit&#233; qui devient les Dames auxiliaires de l'H&#244;tel-Dieu s'incorpore en 1956.
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, elle sera pr&#233;sidente de l'Association des Femmes lib&#233;rales du comt&#233; de Saint-Hyacinthe et vice-pr&#233;sidente pour la section provinciale des Bois-Francs. C'est en 1966 que le projet de la Villa des Fr&#234;nes est &#233;bauch&#233; et madame Perrault devient la premi&#232;re pr&#233;sidente de la corporation. La Villa est inaugur&#233;e en novembre 1968.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame Andr&#233;e passe les sept derni&#232;res ann&#233;es de sa vie victime d'une paralysie qui l'emp&#234;che de vivre activement. Elle est d&#233;c&#233;d&#233;e le 23 janvier 1991, &#224; l'H&#244;tel-Dieu de Saint-Hyacinthe, &#224; l'&#226;ge de 84 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le site santemonteregie.qc.ca, &#171; Le 25 octobre (1995), le Centre Andr&#233;e-Perreault ouvre ses portes et accueille les r&#233;sidents de la Villa des Fr&#232;nes. Le Centre offrait 64 places d'h&#233;bergement permanent et deux lits d'h&#233;bergement temporaire.&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inauguration du Centre Andr&#233;e-Perreault se d&#233;roula le 7 novembre 1995. &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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