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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>L'&#233;rable!</title>
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		<dc:date>2015-03-12T19:46:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>agriculture</dc:subject>
		<dc:subject>ac&#233;riculture</dc:subject>

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&lt;p&gt;Au Qu&#233;bec, la p&#233;riode de la fin de l'hiver et du d&#233;but du printemps est marqu&#233;e par la production de sirop d'&#233;rable. Pendant quelques semaines au cours des mois de mars et avril, bien des gens se rendront &#224; la cabane &#224; sucre afin de renouer avec cette tradition bien implant&#233;e dans notre r&#233;gion. &lt;br class='autobr' /&gt; Afin d'en conna&#238;tre un peu plus sur les origines de cette industrie, nous reproduisons ici un texte provenant du site siropderable.ca. &lt;br class='autobr' /&gt; &#9830;&#9830;&#9830;&#9830;&#9830; &lt;br class='autobr' /&gt; Si l'histoire de l'&#233;rable m'&#233;tait cont&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt; Qui a d&#233;couvert (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton351-cda74.jpg?1690958401' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au Qu&#233;bec, la p&#233;riode de la fin de l'hiver et du d&#233;but du printemps est marqu&#233;e par la production de sirop d'&#233;rable. Pendant quelques semaines au cours des mois de mars et avril, bien des gens se rendront &#224; la cabane &#224; sucre afin de renouer avec cette tradition bien implant&#233;e dans notre r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Afin d'en conna&#238;tre un peu plus sur les origines de cette industrie, nous reproduisons ici un texte provenant du site &lt;a href=&#034;http://www.siropderable.ca/Afficher.aspx?page=46&amp;langue=fr&#034;&gt;siropderable.ca&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt; &#9830;&#9830;&#9830;&#9830;&#9830;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH618/site033webjp63b9-22641.jpg?1690958401' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='618' /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Si l'histoire de l'&#233;rable m'&#233;tait cont&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Qui a d&#233;couvert le secret de l'eau d'&#233;rable? Un &#233;cureuil, comme le pr&#233;tendait le fr&#232;re Marie-Victorin? Une Am&#233;rindienne ou un Am&#233;rindien, par hasard? Quel usage ces peuples en faisaient-ils avant l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens? Beaucoup de th&#233;ories ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;es depuis &#224; ce sujet, par nombre d'historiens, mais il y a peu de sources &#233;crites ou de t&#233;moignages pour appuyer l'opinion des uns ou des autres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En se basant sur les sources historiques existantes, on sait qu'entre 1536 et 1542, Jacques Cartier et ses compagnons, intrigu&#233;s par un arbre qu'ils croyaient &#234;tre un gros noyer, mais qui &#233;tait en fait un &#233;rable &#224; sucre, l'ont coup&#233;, de l'eau d'&#233;rable a jailli en bonne quantit&#233; et qu'ils lui ont trouv&#233; un go&#251;t de bon vin. Selon ce qui est rapport&#233; en 1557 par le cosmographe Andr&#233; Th&#233;vet, un Am&#233;rindien lui aurait expliqu&#233; qu'ils donnaient &#224; cet arbre le nom de Couton.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faut attendre jusqu'en 1606 et Marc Lescarbot, avocat, voyageur et &#233;crivain en Acadie, pour recenser un autre t&#233;moignage sur l'eau d'&#233;rable. Il d&#233;crit la cueillette par les Am&#233;rindiens et ce qu'il appelle la distillation de l'eau d'&#233;rable. Il parle, entre autres sujets, de l'utilisation de pierres chaudes pour la cuisson des aliments. Un peu plus tard dans le si&#232;cle, Gabriel Sagard, un missionnaire r&#233;collet, confirme l'utilisation de l'eau d'&#233;rable chez les Am&#233;rindiens et ledit proc&#233;d&#233; d'&#233;vaporation. Il en parle comme d'un breuvage qui fortifie. Cette id&#233;e d'une boisson qui redonne des forces est aussi pr&#233;sente chez le p&#232;re Lejeune en 1634, relatant les r&#233;cits de Montagnais qui, lors d'une famine, mangent de l'&#233;corce d'&#233;rable pour combattre la faim. Il parle de l'eau d'&#233;rable comme un sucre doux comme le miel. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout au long du 17e si&#232;cle, les t&#233;moignages concernant l'eau d'&#233;rable se multiplient, confirmant une lente &#233;volution de la consommation du sucre d'&#233;rable. Dans la deuxi&#232;me moiti&#233; du 17e si&#232;cle, puis au 18e, les allusions &#224; l'exportation de sucre d'&#233;rable en France comme curiosit&#233; culinaire augmentent et, il faut savoir que cela co&#239;ncide avec l'augmentation de la consommation de sucre dans la population, mais pas &#224; une g&#233;n&#233;ralisation. Le sucre demeure un bien de consommation principalement r&#233;serv&#233; aux nobles et aux mieux nantis, peu &#224; peu toutefois, la culture de la canne &#224; sucre se multipliant au Br&#233;sil et dans les Antilles, plus de gens que jamais deviennent des utilisateurs. Le sucre d'&#233;rable en drag&#233;e est un bonbon que le roi Louis XIV affectionne particuli&#232;rement et c'est une femme d'affaires (ce qui est rare pour l'&#233;poque) et une manufacturi&#232;re de Montr&#233;al, Mme Agathe de Repentigny, qui se charge de lui en faire parvenir. Ce qui est cependant le plus marquant au cours du si&#232;cle que l'on qualifie de celui des Lumi&#232;res, c'est le regard de la science, autant sur l'&#233;rable &#224; sucre que sur les vertus de l'eau d'&#233;rable et du sucre d'&#233;rable, dont la consommation est g&#233;n&#233;ralis&#233;e en Nouvelle-France en 1749, tel qu'attest&#233; par le biologiste su&#233;dois Peter Kalm.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1708, le sieur de Diereville, lors d'un voyage en Acadie, explique la technique rudimentaire d'entaillage des &#233;rables par les Am&#233;rindiens. Elle consistait &#224; pratiquer, &#224; coup de hache, une incision de quatre pouces de largeur et d'y ins&#233;rer un morceau de bois en forme d'auge, d'o&#249; l'eau s'&#233;coule dans un r&#233;cipient, le plus souvent en &#233;corce de bouleau. En Nouvelle-Angleterre, Paul Dudley, dans un ouvrage consacr&#233; &#224; la fabrication de sucre d'&#233;rable &#224; partir de ce qu'il appelle le &#171; jus d'&#233;rable &#224; sucre &#187;, explique plus scientifiquement que toute autre personne avant lui, la technique de fabrication du sucre d'&#233;rable. Puis, Pierre-Fran&#231;ois Xavier de Charlevoix, Monseigneur de la Barre, et Jean-Fran&#231;ois Lafitau confirment l'&#233;volution de la technique de fabrication du sucre d'&#233;rable gr&#226;ce &#224; l'utilisation du chaudron en fer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'&#233;rable &#224; sucre, l'eau d'&#233;rable et le sucre d'&#233;rable obtiennent leurs lettres de noblesse gr&#226;ce &#224; des scientifiques de renom comme Louis Duhamel du Monceau, dans son ouvrage &#171; Le trait&#233; des for&#234;ts &#187; publi&#233; par l'Acad&#233;mie royale de France, Denis Diderot, dans son &#171; Encyclop&#233;die ou dictionnaire raisonn&#233; des sciences, des arts et des m&#233;tiers &#187;, et le botaniste su&#233;dois Peter Kalm, qui, gr&#226;ce &#224; leur approche holistique, expliquent le processus naturel, puis celui de production, et les effets b&#233;n&#233;fiques sur la sant&#233; ou, dans les travaux de Peter Kalm, l'expansion de la consommation pour donner un sens au qualificatif qui sera d&#233;sormais le sien, le sucre du pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 19e si&#232;cle sera celui du passage d'un certain archa&#239;sme dans les techniques d'entaillage et de r&#233;colte vers l'utilisation de nouveaux moyens que la recherche et la science mettent &#224; la disposition des ac&#233;riculteurs. De l'entaille avec incision faite &#224; coup de hache au vilebrequin, du seau de bois &#224; la chaudi&#232;re en m&#233;tal avec couvercle, du chaudron en m&#233;tal qu'il fallait retirer du feu &#224; l'&#233;vaporateur et de l'abri en branchages &#224; la cabane de planche, la production &#233;volue lentement vers le mod&#232;le que nous lui connaissons encore actuellement, dans ses caract&#232;res g&#233;n&#233;raux et excluant les appareils utilis&#233;s au 20e si&#232;cle. C'est au cours de ce si&#232;cle que l'on d&#233;couvre une m&#233;thode permettant la conservation du sirop d'&#233;rable et que l'on invente le beurre d'&#233;rable et la conserve de 591 ml (canne) que nous utilisons encore. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est dans les ann&#233;es 1920 que l'on voit appara&#238;tre la classification du sirop d'&#233;rable en cinq cat&#233;gories. La deuxi&#232;me moiti&#233; du 20e si&#232;cle voit le remplacement progressif chez le consommateur du sucre d'&#233;rable par le sirop d'&#233;rable. Celui-ci se trouve maintenant dans les supermarch&#233;s, dans un nouveau format mieux appropri&#233; aux besoins des consommateurs de plus en plus urbanis&#233;s. En effet, ils d&#233;laissent l'&#233;picerie du coin pour les supermarch&#233;s et les art&#232;res commerciales pour les centres d'achats. C'est &#233;galement &#224; cette &#233;poque qu'un concours de dessin est organis&#233; par le minist&#232;re de l'Agriculture pour orner la conserve de sirop d'&#233;rable. Dessin qui appara&#238;t encore aujourd'hui sur nos conserves.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'embauche d'un premier chimiste par la Coop&#233;rative de producteurs de sirop d'&#233;rable, l'apparition de la tubulure dans les ann&#233;es 1970, et celle de l'osmose invers&#233;e dans les ann&#233;es 1980, vont permettre de diminuer les heures de travail pour la famille dans l'&#233;rabli&#232;re. L'augmentation du nombre d'entailles permettra pour sa part de satisfaire &#224; la croissance de la consommation des produits de l'&#233;rable tant sur le march&#233; int&#233;rieur, que ceux ext&#233;rieurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au tournant du 21e si&#232;cle, la promotion des produits de l'&#233;rable, leur &#171; d&#233;saisonnalisation &#187; et, vers 2005, la recherche et l'innovation vont marquer la mise en march&#233; des produits de l'&#233;rable, notamment par la d&#233;couverte du Qu&#233;becol, une mol&#233;cule unique au sirop d'&#233;rable qui fait partie de la famille des polyph&#233;nols.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Illustrations: James W. Stuart. Le temps des sucres et ses festivit&#233;s. &lt;em&gt;La revue des sucres 1991&lt;/em&gt;, ARCSQ, Vol. 5 No 1, p. 2.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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