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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Il y a 75 ans, fermeture de l'&#201;cole des signaleurs de Saint-Hyacinthe</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#201;cole navale de signaleurs de Saint-Hyacinthe a ferm&#233; ses portes il y a exactement 75 ans, soit le 20 f&#233;vrier 1946. Pour l'occasion, nous vous proposons un texte qui relate sa br&#232;ve histoire en terre maskoutaine &#8211; une p&#233;riode marqu&#233;e par le d&#233;ferlement des ravages de la Seconde Guerre mondiale partout sur la plan&#232;te. Publi&#233; sous une main anonyme, le texte se retrouve en deux parties dans les &#233;ditions du Courrier de Saint-Hyacinthe du 29 novembre et du 6 d&#233;cembre 1972 sous la rubrique &#171; Vous-en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/il-etait-une-fois/" rel="directory"&gt;Il &#233;tait une fois&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-militaire" rel="tag"&gt;HIstoire militaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L150xH49/arton1200-019c3.jpg?1688929201' width='150' height='49' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;br /&gt; L'&#201;cole navale de signaleurs de Saint-Hyacinthe a ferm&#233; ses portes il y a exactement 75 ans, soit le 20 f&#233;vrier 1946. Pour l'occasion, nous vous proposons un texte qui relate sa br&#232;ve histoire en terre maskoutaine &#8211; une p&#233;riode marqu&#233;e par le d&#233;ferlement des ravages de la Seconde Guerre mondiale partout sur la plan&#232;te. Publi&#233; sous une main anonyme, le texte se retrouve en deux parties dans les &#233;ditions du &lt;em&gt;Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 29 novembre et du 6 d&#233;cembre 1972 sous la rubrique &#171; Vous-en souvenez-vous&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il y a quelques ann&#233;es &#224; peine, au moment de d&#233;cider la construction d'un deuxi&#232;me a&#233;roport international au Qu&#233;bec, le gouvernement f&#233;d&#233;ral avait entrepris de longues &#233;tudes afin de trouver le site id&#233;al. La r&#233;gion de Saint-Hyacinthe avait &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e alors pour deux raisons officielles : 1) son &#233;loignement relatif de la m&#233;tropole (c'&#233;tait trop loin!) et 2) sa vocation agricole. Ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re fois que la r&#233;gion &#233;tait prise en consid&#233;ration pour des projets du genre par les autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales. &#192; preuve, en 1939, alors que depuis quelques mois &#224; peine la guerre battait son plein en Europe, il fut question de b&#226;tir chez nous une &#233;cole d'aviation, comme en fait foi le titre suivant, paru en premi&#232;re page de l'&#233;dition du 22 d&#233;cembre 1939, du &lt;em&gt;Courrier&lt;/em&gt; : &#171; Aurons-nous une &#233;cole d'aviation ? Il se dit qu'un bon centre d'entrainement pourrait s'&#233;tablir pr&#232;s du stade &#187;. Le projet n'eut jamais de suite semble-t-il, comme tant d'autres, mais en lieu et place, la r&#233;gion maskoutaine re&#231;ue un contingent de marins qui, durant plusieurs ann&#233;es rest&#232;rent sur place, aux portes de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Pas d'a&#233;roport&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; En premier lieu, le gouvernement f&#233;d&#233;ral avait alors entrepris une &#233;tude et des consultations aupr&#232;s de plusieurs villes en vue d'installer des &#233;coles militaires d'aviation, dans le cadre du programme de lutte contre l'invasion nazie dans plusieurs pays d'Europe. &#192; Saint-Hyacinthe, le conseil de ville se pencha sur la question de fa&#231;on tr&#232;s s&#233;rieuse, &#233;tant m&#234;me pr&#234;t &#224; c&#233;der pour une p&#233;riode ind&#233;finie le nouveau stade municipal &#224; condition que le gouvernement accepte d'assumer les frais de transformation en &#233;cole et dortoirs pour &#233;l&#232;ves pilotes. Du c&#244;t&#233; terrain, les difficult&#233;s n'existaient pas puisque le pays plut&#244;t plat pouvait tr&#232;s bien fournir les terrains ad&#233;quats pour un tel genre d'installation. Il fallait attendre le bon vouloir du f&#233;d&#233;ral&#8230; Il n'y eut pas de piste ni d'&#233;cole d'aviation, sans doute parce que Saint-Hubert &#233;tait situ&#233; trop pr&#232;s des limites a&#233;riennes de Saint-Hyacinthe. En lieu et place, la r&#233;gion h&#233;rita de fantassins, puis chose assez cocasse, d'un camp de marins.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Soldats et marins&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Dans la poursuite de l'effort de guerre du Canada, il fut d&#233;cid&#233; de construire &#224; Saint-Hyacinthe un camp militaire susceptible d'assurer la formation de nouveaux soldats. Rapidement, car nous aurons l'occasion d'y revenir, il faut souligner que la construction de baraquements fut amorc&#233;e en 1940, dans la r&#233;gion imm&#233;diate de l'&#201;cole de m&#233;decine v&#233;t&#233;rinaire et l'&#201;cole provinciale de laiterie. Le 9 octobre 1940, les premiers fantassins firent leur entr&#233;e dans ce camp et il y en eut pr&#232;s de 1 000 &#224; un certain moment. Plus tard, fin 1941 ou d&#233;but 1942, les autorit&#233;s militaires d&#233;cid&#232;rent d'exp&#233;dier les fantassins &#224; Sherbrooke et de faire du camp un site d'entra&#238;nement pour les marins de la marine royale. Il s'agissait de donner &#224; ces marins une formation suppl&#233;mentaire avant de les exp&#233;dier &#224; Halifax. Saint-Hyacinthe &#233;tait devenue en quelque sorte le pivot entre l'Ouest et l'Est. Si les premiers marins appartinrent au Corps des signaleurs, ils furent rejoints par d'autres unit&#233;s et il y eut m&#234;me plus de 2 000 marins stationn&#233;s dans ces baraques aujourd'hui disparues en presque totalit&#233;. En 1946, la guerre &#233;tant termin&#233;e depuis quelque temps, les b&#226;timents furent utilis&#233;s comme h&#244;pital interarmes pour [anciens combattant] tuberculeux. Il en fut ainsi jusqu'en 1954 alors que les malades y s&#233;journant encore furent transf&#233;r&#233;s &#224; Sainte-Anne de Bellevue ou &#224; l'h&#244;pital Queen Mary, de Montr&#233;al&#8230; Ainsi prenait fin quinze ans d'histoire&#8230;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH377/w-ch548-s3-s7c65-642f8.jpg?1692352503' style='margin: 15px; border-width: 1px; border-style: solid;' width='500' height='377' /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;L'&#201;cole navale des signaleurs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; La semaine derni&#232;re, dans le cadre de cette chronique, nous glissions un mot de la fameuse &#233;cole de la marine qui eut ses quartiers &#224; Saint-Hyacinthe durant plusieurs ann&#233;es, &#224; l'occasion de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale. &#192; ce sujet, il faut rappeler que ce n'est qu'au mois d'octobre 1944 que les journalistes furent invit&#233;s &#224; se rendre sur place et &#224; visiter les installations militaires. Le centre &#233;tait en op&#233;ration depuis environ deux ann&#233;es alors et groupait plus de 3 200 marins, hommes et femmes. Le 3 octobre 1944, un groupe de journalistes de Montr&#233;al, Toronto et Ottawa, sans compter ceux de Saint-Hyacinthe, cela va de soi, se pr&#233;sent&#232;rent aux barri&#232;res du camp o&#249; ils furent accueillis par le commandant, le capitaine A.-P. Musgrave. C'est ainsi que d&#233;buta de fa&#231;on fort officielle la visite de &#171; l'&#233;cole navale des signaleurs la plus consid&#233;rable dans l'Empire britannique et probablement dans le monde entier &#187;. Il est fait mention &#224; un moment donn&#233; que les m&#233;thodes employ&#233;s sont des plus modernes et que tout respire le modernisme puisque m&#234;me les &#171; femmes-soldats portent le pantalon &#187;, chose pour le moins inusit&#233;e &#224; l'&#233;poque&#8230;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; l'&#233;cole navale, on enseignait aux marins, hommes et femmes, le syst&#232;me compliqu&#233; des communications navales. &#171; Situ&#233; &#224; quelques 200 pieds de la rivi&#232;re Yamaska, l'&#233;tablissement s'&#233;tend sur une superficie de 250 acres, dont une partie servait, il y a quelques ann&#233;es &#224; un camp de l'arm&#233;e. On compte 63 &#233;difices o&#249; se retrouvent les classes et les quartiers des membres du personnel masculin aussi bien que f&#233;minin &#187;. Sur place, des marins, officiers ou autres, hommes ou femmes, apprenaient le s&#233;maphore, le maniement du radar et autres moyens &#233;lectroniques de communications. Une technique particuli&#232;rement ardue &#233;tait celle des signaleurs, avec les 80 drapeaux utilis&#233;s, chacun ayant sa signification propre. On expliquait alors la pr&#233;sence de femmes &#224; ces postes de communication en soulignant que de la sorte, du personnel combattant pouvait &#234;tre utilis&#233; directement dans l'action militaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le comble du raffinement &#224; l'&#233;cole navale consistait en des passerelles mobiles qui, de fa&#231;on artificielle, reproduisaient les mouvements de la mer et qui avaient pour but de permettre aux &#233;tudiants de maintenir leur &#233;quilibre et de remplir leur fonction quelles que soient les conditions atmosph&#233;riques ou autres. Voil&#224; donc tout un monde qui v&#233;cut chez nous durant plusieurs ann&#233;es et dont on ne retrouve plus la moindre trace aujourd'hui&#8230; Au moment de la visite pr&#233;cit&#233;e, outre le capitaine A. P. Musgrave, commandant de la base, les officiers responsables &#233;taient le commandant M. G. Stanton, commandant en second; le commandant P. H. Matheson, responsable de l'entretien et le lieutenant Jean Dunlop, responsable des groupes f&#233;minins (WRENS). Voil&#224; des noms qui ne sont pas des inconnus pour tous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Employ&#233;s et patients de l'H&#244;pital des v&#233;t&#233;rans, o&#249; l'on aper&#231;oit la cour ext&#233;rieure et une partie d'un des anciens &#233;difices de l'&#201;cole navale de signaleurs de Saint-Hyacinthe au d&#233;but des ann&#233;es 1950, CH548 Raymond B&#233;langer, photographe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Jour de la Victoire &#224; Saint-Hyacinthe</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-de-saint-hyacinthe/chronique-maskoutaine/article/le-jour-de-la-victoire-a-saint</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>
		<dc:subject>Paul Foisy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a 75 ans, l'Allemagne capitulait face aux alli&#233;s, signe que la guerre &#233;tait termin&#233;e en Europe. Nous avons tous vu des images en mouvement ou des photographies de milliers de personnes c&#233;l&#233;brant la fin de la guerre. Mais qu'en est-il &#224; Saint-Hyacinthe? De quelles fa&#231;ons nos pr&#233;d&#233;cesseurs ont-ils soulign&#233; cet &#233;v&#233;nement qui a marqu&#233; le retour de la paix? Allons voir du c&#244;t&#233; des journaux maskoutains pour obtenir des r&#233;ponses. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans l'&#233;dition du journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe du 11 mai 1945, &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/paul-foisy" rel="tag"&gt;Paul Foisy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton1106-481a5.jpg?1692352503' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il y a 75 ans, l'Allemagne capitulait face aux alli&#233;s, signe que la guerre &#233;tait termin&#233;e en Europe. Nous avons tous vu des images en mouvement ou des photographies de milliers de personnes c&#233;l&#233;brant la fin de la guerre. Mais qu'en est-il &#224; Saint-Hyacinthe? De quelles fa&#231;ons nos pr&#233;d&#233;cesseurs ont-ils soulign&#233; cet &#233;v&#233;nement qui a marqu&#233; le retour de la paix? Allons voir du c&#244;t&#233; des journaux maskoutains pour obtenir des r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/chronique maskoutaine/lt-colonels.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Dans l'&#233;dition du journal &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; du 11 mai 1945, &#224; la page frontispice, cette nouvelle partage l'espace avec d'autres &#233;v&#233;nements comme le programme du 40e anniversaire du Patronage, l'ordination d'un Maskoutain &#224; Ottawa, le r&#233;sultat des &#233;lections &#224; La Providence et &#224; Saint-Joseph et quelques autres faits divers.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La nouvelle est beaucoup plus importante dans &lt;em&gt;Le Clairon&lt;/em&gt; du 11 mai 1945, car le journal titre sur huit colonnes en haut de page &#171; Victoire alli&#233;e en Europe &#187;. En plus de publier un article sur l'&#233;v&#233;nement, ce journal consacre la page une &#224; sept autres articles ou entrefilets qui concernent le domaine militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;On c&#233;l&#232;bre la paix! &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; La nouvelle de la fin de la guerre parvient &#224; Saint-Hyacinthe lundi le 7 mai. &#171; D&#232;s que la radio eut annonc&#233; la reddition de l'Allemagne, les citoyens de notre ville commenc&#232;rent &#224; pavoiser. &#192; 11 heures 30 lundi, les cloches des &#233;glises et les sifflets des usines se firent entendre durant un quart d'heure. &#187; (1) Selon &lt;em&gt;Le Clairon&lt;/em&gt;, &#171; la population exub&#233;rante de joie, a d&#233;cor&#233; tous les immeubles et les &#233;difices. Les drapeaux et les banderoles se multipliaient aux murs, sur le gazon, aux m&#226;ts, sur les automobiles, dans les mains des passants, partout, tandis que la foule se faisait de plus en plus dense. &#187; (2)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En effet, en apr&#232;s-midi les commerces et les usines sont ferm&#233;s. Les Maskoutains se r&#233;unissent spontan&#233;ment sur la rue Cascades sur la place du March&#233; et face au poste de police qui &#233;tait situ&#233; entre les rues Duclos et Sainte-Marie. &#171; Lundi soir, &#224; certains moments on avait peine &#224; circuler dans la partie centrale de notre ville tant il y avait de monde; et tous ces gens criaient, chantaient, et... dansaient puisque l'on avait install&#233;, &#224; divers endroits pr&#232;s de la place du March&#233;, des haut-parleurs qui diffusaient une musique dont le rythme entrainait militaires et civils dans une danse g&#233;n&#233;rale dans la rue. &#187; (3) Pour ajouter &#224; l'atmosph&#232;re g&#233;n&#233;rale, la Philharmonique donne un concert au parc Dessaulles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au cours de la journ&#233;e, des marchands de la ville d&#233;corent leurs vitrines &#224; l'occasion de la Victoire. Le r&#233;dacteur du &lt;em&gt;Clairon&lt;/em&gt; insiste sur celle de Joseph Jett&#233; dont le commerce est situ&#233; &#224; l'angle des rues Saint-Antoine et Saint-Francois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/chronique maskoutaine/bouchard.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Le Jour de la Victoire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; La journ&#233;e du 8 mai 1945, le Jour de la Victoire, est d&#233;clar&#233;e f&#234;te civique par le gouvernement f&#233;d&#233;ral. &#192; Saint-Hyacinthe, la journ&#233;e commence &#224; 9 heures par une messe dans toutes les &#233;glises de la ville. &#171; Un Te Deum d'Actions de Gr&#226;ces fut chant&#233; &#224; la gloire de Dieu qui a accord&#233; la victoire aux armes Alli&#233;es &#187;, indique &lt;em&gt;Le Clairon&lt;/em&gt;. &#192; la Cath&#233;drale, c'est Mgr Arthur Douville, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Saint-Hyacinthe qui c&#233;l&#232;bre la messe et prononce une allocution de circonstance. En d&#233;pit des messes c&#233;l&#233;br&#233;es le Jour de la Victoire, la Chancellerie du dioc&#232;se de Saint-Hyacinthe fait savoir que dimanche le 13 mai sera un jour d'Actions de Gr&#226;ces pour comm&#233;morer la victoire. &#171; Apr&#232;s la grand'messe, dans toutes les &#233;glises et chapelles o&#249; se fait l'Office divin, on chantera un Te Deum s'il n'a pas &#233;t&#233; chant&#233; le 8. Le soir, Heure Sainte solennelle. &#187; (4)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En apr&#232;s-midi, une grande parade dans les rues de la ville est pr&#233;vue &#224; 15 heures. Malheureusement, le mauvais temps et la pluie font en sorte que le Comit&#233; de c&#233;l&#233;bration, codirig&#233; par Paul-&#201;. Poirier et B.-X.-C. Bailey, reporte l'&#233;v&#233;nement &#224; 19 heures. &#171; &#192; l'heure fix&#233;e, un imposant d&#233;fil&#233;, form&#233; d'unit&#233;s de l'arm&#233;e, la marine et l'aviation, et autres organismes de la ville suivit le parcours de la rue Dessaulles, D&#233;saulniers, Girouard, Bourdages, des Cascades, Sainte-Marie, Calixa-Lavall&#233;e, jusqu'&#224; l'estrade &#233;rig&#233;e en face de l'&#233;difice de la Banque du Commerce. &#187; (5)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/chronique maskoutaine/chartier.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Sur l'estrade qui est situ&#233;e sur la rue Girouard entre le parc Dessaulles et la banque, on remarque le s&#233;nateur T.-D. Bouchard et les d&#233;put&#233;s Ernest-J. Chartier et T.A. Fontaine. Plusieurs officiers du R&#233;giment de Saint-Hyacinthe sont aussi pr&#233;sents dont les colonels L. Payan et R. Hamel ainsi que le Lt-Col. R. Pothier. Ce dernier pr&#233;sente le major Alphonse Claude Labossi&#232;re, aum&#244;nier militaire originaire de Saint-Hyacinthe qui vient de rentrer au pays apr&#232;s avoir fait les campagnes d'Angleterre, d'Afrique du Nord et d'Italie. Dans son allocution, il souligne la participation des militaires &#171; qui nous ont apport&#233;, par le sacrifice g&#233;n&#233;reux de leur vie, les fruits de la Victoire actuelle, tout comme le pr&#233;sident Roosevelt, tomb&#233; lui aussi &#224; la t&#226;che, et tous les h&#233;ros obscurs mais combien utiles de cette guerre, [que] nous nous devons de ne jamais oublier. Et puissent le sang, les peines, les mis&#232;res et les deuils de cette guerre n'avoir pas &#233;t&#233; vains! Puissent-ils enfin apporter au monde un r&#233;gime de PAIX bas&#233;e sur une charit&#233; vraiment chr&#233;tienne! &#187; (6)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Voil&#224;, en r&#233;sum&#233;, ce qui s'est pass&#233; &#224; Saint-Hyacinthe les 7 et 8 mai 1945, lors de ces deux jours m&#233;morables qui ont marqu&#233; l'histoire de Saint-Hyacinthe. Comme partout ailleurs, les Maskoutains &#233;taient heureux de c&#233;l&#233;brer la paix. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photos :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Quelques-uns des personnages pr&#233;sents sur l'estrade lors des c&#233;l&#233;brations du Jour de la Victoire &#224; Saint-Hyacinthe.&lt;br /&gt; Les Lt. Col. Roland Pothier et L.P. Payan. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH085 Studio B.J. H&#233;bert.&lt;br /&gt; Le s&#233;nateur T&#233;lesphore-Damien Bouchard. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH354 T&#233;lesphore-Damien Bouchard.&lt;br /&gt; Le d&#233;put&#233; provincial Ernest-J. Chartier. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH478/14 Collection de photographies et illustrations.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; 1) &#171; La victoire en Europe provoque dans notre ville un enthousiasme qui ne se d&#233;mentit pas un moment &#187;. &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, 11 mai 1945, p. 1.&lt;br /&gt; (2) &#171; Victoire alli&#233;e en Europe &#187;. &lt;em&gt;Le Clairon&lt;/em&gt;, 11 mai 1945, p. 1.&lt;br /&gt; (3) Ibidem.&lt;br /&gt; (4) &#171; Communiqu&#233; de la Chancellerie du dioc&#232;se &#187;. &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, 11 mai 1945 p. 1.&lt;br /&gt; (5) &#171; La victoire en Europe provoque dans notre ville un enthousiasme qui ne se d&#233;mentit pas un moment &#187;. &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, 11 mai 1945, p. 1.&lt;br /&gt; (6) Ibidem.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Paul Foisy, 8 mai 2020.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notes d'histoire de Saint-Hyacinthe (15)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/notes-d-histoire-de-saint-982</link>
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		<dc:date>2019-02-20T20:21:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>toponymie</dc:subject>
		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>
		<dc:subject>Automobile</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Luc Cordeau. &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 5 d&#233;cembre 2007. &lt;br class='autobr' /&gt; Toponymie / Parc Payan &lt;br class='autobr' /&gt; Journal Le Devoir, Montr&#233;al, vendredi, 20 d&#233;cembre 1940 : &#171;Saint-Hyacinthe change ses noms de rues &#8211; Presque tous les nouveaux noms rappellent des personnages qui ont honor&#233; la ville. D'ici quelques mois, 23 art&#232;res de la ville de Saint-Hyacinthe auront chang&#233; de noms. Cette d&#233;cision a &#233;t&#233; prise par le conseil municipal apr&#232;s consultation des principaux corps publics de la ville. Certaines rues (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/toponymie" rel="tag"&gt;toponymie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-militaire" rel="tag"&gt;HIstoire militaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/automobile" rel="tag"&gt;Automobile&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton982-2b0b4.jpg?1688680039' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Luc Cordeau&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 5 d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Toponymie / Parc Payan&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Journal &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt;, Montr&#233;al, vendredi, 20 d&#233;cembre 1940 : &#171;Saint-Hyacinthe change ses noms de rues &#8211; Presque tous les nouveaux noms rappellent des personnages qui ont honor&#233; la ville. D'ici quelques mois, 23 art&#232;res de la ville de Saint-Hyacinthe auront chang&#233; de noms. Cette d&#233;cision a &#233;t&#233; prise par le conseil municipal apr&#232;s consultation des principaux corps publics de la ville. Certaines rues bris&#233;es en tron&#231;ons et qui portaient jusqu'&#224; trois noms, n'en porteront qu'un &#224; l'avenir. Ainsi les rues H&#233;lo&#239;se, Claude et Dessaulles, deviendront la seule rue Dessaulles ; les rues Viger et Richer deviennent la rue Sicotte. Une autre innovation, les diverses art&#232;res sont divis&#233;es en rues et avenues. Ce syst&#232;me est le m&#234;me que dans nombre de grandes villes am&#233;ricaines, notamment New-York. Trois parcs d&#233;j&#224; existants ont &#233;t&#233; nomm&#233;s officiellement : le jardin Euclide-Richer, &#224; l'arri&#232;re du Palais de Justice, le jardin Eug&#232;ne-Saint-Jacques, rue Bourdages, le parc Paul-Payan, pr&#232;s du tunnel de la rue Girouard [de nos jours, le parc Marie-Th&#233;r&#232;se Bilodeau, situ&#233; devant la caserne des pompiers. Ce parc est &#224; proximit&#233; du lieu o&#249; &#233;tait situ&#233; autrefois la tannerie Duclos et Payan]&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH304/15-milicejpg90ac-55507.jpg?1692352503' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px;' width='500' height='304' /&gt;Milice, cadets du S&#233;minaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le Corps de Cadets No1, de l'arm&#233;e, de Saint-Hyacinthe, c&#233;l&#232;bre en cette ann&#233;e 2007, ses 175 ann&#233;es d'existence. En effet, ce premier corps de cadets &#224; &#234;tre form&#233; au Canada a &#233;t&#233; fond&#233; au S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe, en 1832. Cette Petite milice, comme on l'appelait parfois &#224; l'&#233;poque, c'est vue prendre un nouvel &#233;lan au cours des ann&#233;es 1879-1880. En effet, Rodrigue Masson, Ministre de la Milice, envoya au S&#233;minaire 60 carabines destin&#233;es &#224; ces jeunes miliciens, les Fils de Carillon, en plus de faire reconna&#238;tre officiellement le groupe dans la Gazette Officielle du Gouvernement canadien. Il n'en fallait pas plus pour rehausser l'enthousiasme de ces jeunes. De nos jours, les cadets sont bas&#233;s au Man&#232;ge militaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Le Courrier&lt;/em&gt;, 2 d&#233;cembre 1879 : &#171;Nous constatons avec plaisir que les directeurs du S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe ont autoris&#233; dans leur maison, la formation d'une compagnie pour fin d'exercice militaire parmi leurs &#233;l&#232;ves. C'est un exemple qui, esp&#233;rons-le, sera suivi par nos autres maisons d'&#233;ducation. L'Hon. Ministre de la milice, M. Masson, qui lui-m&#234;me est un ancien &#233;l&#232;ve de notre coll&#232;ge a &#233;t&#233; heureux nous n'en doutons point, d'acc&#233;der &#224; la demande qui lui a &#233;t&#233; faite par ses ci-devant professeurs. Le dernier num&#233;ro de la Gazette Officielle contient les noms des personnes qui seront les officiers de la compagnie et voici l'ordre g&#233;n&#233;ral de la milice : Province de Qu&#233;bec &#8211; Compagnie d'exercice du Coll&#232;ge de Saint-Hyacinthe : Capitaine, Victor Normandin ; Lieutenant, Charles Narcisse Valin ; 2e Lieutenant, Joseph Georges Lavall&#233;e&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#171;Il y a quelques jours, il nous &#233;tait donn&#233; d'assister &#224; l'un des exercices de la jeune compagnie militaire du S&#233;minaire de cette ville, command&#233;e par le Sergent [instructeur James] Sloane de la Batterie B de Qu&#233;bec. Nous avons remarqu&#233; avec &#233;tonnement qu'en si court espace de temps, ces jeunes gens aient pu acqu&#233;rir assez d'habilit&#233; pour ex&#233;cuter avec un ensemble et une vivacit&#233; dignes de vieux soldats, les commandements les plus difficiles et les mouvements les plus compliqu&#233;s. Il ne nous est pas permis d'oublier ici le nom du R&#233;v&#233;rend Messire Burque qui a donn&#233; les premi&#232;res instructions et qui a organis&#233; la compagnie d'une mani&#232;re qui lui fait honneur. [&#8230;] Nous avons aussi examin&#233; les armes et les &#233;quipements, tout est dans un ordre parfait&#187; (&lt;em&gt;Le Courrier&lt;/em&gt;, 17 f&#233;vrier 1880).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;790 autos&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Journal &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, 4 juin 1926 : &#171;Les gouvernements f&#233;d&#233;ral et provinciaux viennent de faire le relev&#233; des automobiles dans tout le pays. D'apr&#232;s les derni&#232;res statistiques communiqu&#233;es, notre ville de Saint-Hyacinthe poss&#232;de un chiffre approximatif de 790 autos, chiffre qui a certainement augment&#233; depuis quelques semaines&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Cercle Montcalm&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &#171;Le banquet annuel du cercle dramatique Montcalm, pr&#233;sid&#233; par monsieur A. Probst, pr&#233;sident d'honneur, a eu lieu le 25 d&#233;cembre, &#224; l'H&#244;tel du Canada, rue Cascades. Les officiers du cercle &#233;taient pr&#233;sents avec plusieurs invit&#233;s. On nous a dit beaucoup de bien de monsieur Probst, comme orateur, ainsi que de l'allocution de monsieur Gendreau, pr&#233;sident du cercle, et des chanteurs, monologuistes et musiciens&#187; (&lt;em&gt;Le Courrier&lt;/em&gt;, 31 d&#233;cembre 1909).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Journal &lt;/span&gt;&lt;em style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;L'Union&lt;/em&gt;&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, jeudi 20 janvier 1910 : &#171;Nous apprenons que le Cercle Montcalm vient d'&#233;tablir son club au 3, rue Saint-Denis, dans la b&#226;tisse de la Pharmacie Brodeur. Le d&#233;m&#233;nagement du club est devenu n&#233;cessaire pour faire de la place dans la b&#226;tisse de monsieur le pro maire Charpentier, &#224; la manufacture Crescent, qui occupait d&#233;j&#224; une partie de la b&#226;tisse dans laquelle le Cercle Montcalm avait ses salles. On parle de r&#233;organiser ce cercle d'ici &#224; quelques mois, de mani&#232;re &#224; lui donner encore plus d'importance&#187;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Cadets, milice du S&#233;minaire, en 1911.&lt;br /&gt; Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH001.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le 15e d'une longue s&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/notes-d-histoire-de-saint-977&#034;&gt;Notes d'histoire de Saint-Hyacinthe (14)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/notes-d-histoire-de-saint-1184&#034;&gt;Notes d'histoire de Saint-Hyacinthe (16)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin dermatologue,h&#233;ros de guerre ( 4 )</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue-930</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Grande Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Pie</dc:subject>
		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Luc Cordeau &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 24 mai 2006. &lt;br class='autobr' /&gt; Alb&#233;ric Marin est &#233;galement professeur de dermatologie &#224; la Facult&#233; d'art dentaire de l'Universit&#233; de Montr&#233;al; pr&#233;sident du Conseil m&#233;dical de l'H&#244;pital Notre-Dame, en 1938; consultant en dermatologie &#224; l'H&#244;pital Saint-Jean-de-Dieu, de 1932 &#224; [1960], et &#224; la Cr&#232;che d'Youville, &#224; Montr&#233;al; expert des commissions provinciales et f&#233;d&#233;rales des accidents du travail pendant plusieurs ann&#233;es; membre fondateur de la &#171; The Montreal (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/grande-guerre" rel="tag"&gt;Grande Guerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/saint-pie" rel="tag"&gt;Saint-Pie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-militaire" rel="tag"&gt;HIstoire militaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton930-7faef.jpg?1688680039' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Luc Cordeau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 24 mai 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Alb&#233;ric Marin est &#233;galement professeur de dermatologie &#224; la Facult&#233; d'art dentaire de l'Universit&#233; de Montr&#233;al; pr&#233;sident du Conseil m&#233;dical de l'H&#244;pital Notre-Dame, en 1938; consultant en dermatologie &#224; l'H&#244;pital Saint-Jean-de-Dieu, de 1932 &#224; [1960], et &#224; la Cr&#232;che d'Youville, &#224; Montr&#233;al; expert des commissions provinciales et f&#233;d&#233;rales des accidents du travail pendant plusieurs ann&#233;es; membre fondateur de la &#171; The Montreal Dermatological Society &#187;, en 1930; pr&#233;sident fondateur de l'Association des Dermatologistes et Syphiligraphes de la Province de Qu&#233;bec, de 1950 &#224; 1954; pr&#233;sident de la Canadian Association of Dermatology and Syphilology, et de la Soci&#233;t&#233; m&#233;dicale de Montr&#233;al; membre de la British Association of Dermatology and Syphilology; de la Canadian Medical Association; de l'Atlantic Scaboard Dermatological Conference (USA); de l'Association des Dermatologues de langue fran&#231;aise (France), et de la Soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de dermatologie et de syphiligraphie (France). Il est reconnu &#171; fellow &#187; par l'American Academy of Dermatology and Syphilology.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Alb&#233;ric Marin est un des pr&#233;sidents et directeurs de l'Union m&#233;dicale du Canada, p&#233;riodique dans lequel il publie pr&#232;s de 100 articles au cours de sa carri&#232;re. Ce chercheur et auteur prolifique, a collabor&#233; &#224; plusieurs importants travaux scientifiques, notamment, dans l'Encyclop&#233;die M&#233;dico-Chirurgicale fran&#231;aise, Paris, 1937; le Pr&#233;cis de physioth&#233;rapie dermatologique, Paris, 1931; le Manuel pratique de dermatologie en deux volumes, Paris, 1932. Au cours de la seule ann&#233;e 1943, le docteur Marin signe, tant&#244;t avec des collaborateurs, 23 travaux et publications. Le 4 septembre 1958, Alb&#233;ric Marin est nomm&#233; Professeur &#233;m&#233;rite par le Conseil de la Facult&#233; de M&#233;decine de l'Universit&#233; de Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Ses loisirs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le docteur Marin pratique plusieurs sports : tennis, crosse, squash, golf, &#233;quitation, hockey, ski, raquette, navigation. Artiste, il passe beaucoup de ses temps libres &#224; recouvrir les livres de sa riche biblioth&#232;que de cuir repouss&#233; qu'il travaille lui-m&#234;me. Cultiv&#233;, &#233;rudit, il est au courant de tout. Collaborateur du journal &#233;tudiant de l'Universit&#233; Laval &#224; Montr&#233;al, &lt;em&gt;L'&#201;tudiant&lt;/em&gt;, en 1914-1915, sous le pseudonyme Rikan, il est membre-fondateur de la soci&#233;t&#233; litt&#233;raire montr&#233;alaise &#171; le Casoar &#187;, fond&#233;e en 1916, qui rena&#238;tra en 1925, apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'arr&#234;t, sous le nom de &#171; Casoar-Club &#187;, qui compte notamment parmi ses membres des journalistes, des artistes, des avocats et des m&#233;decins.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/alberic marin/pierre-tombale-20140818.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;br /&gt; In Memoriam&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Journal &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;, lundi, 19 d&#233;cembre 1960 : &#171; Mort du docteur A. Marin. Une brillante carri&#232;re a pris fin t&#244;t samedi matin avec la mort soudaine du docteur Alb&#233;ric Marin &#187;. Il est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; l'H&#244;pital Notre-Dame &#224; la suite d'une crise cardiaque &#224; l'&#226;ge de 67 ans et 9 mois. Expos&#233; au Salon des Gouverneurs de l'H&#244;pital Notre-Dame de Montr&#233;al, des soldats du 22e R&#233;giment montent la garde pr&#232;s de la d&#233;pouille mortelle. Le Ministre canadien de la D&#233;fense avait ordonn&#233; des fun&#233;railles militaires en hommage au h&#233;ros de la Guerre 1914-1918. Le mercredi 21 d&#233;cembre, &#224; 8h15, le cercueil du docteur recouvert du drapeau, de son &#233;p&#233;e et de son k&#233;pi, est mont&#233; sur un fourgon et transport&#233; &#224; l'&#233;glise Notre-Dame de Montr&#233;al pour le service fun&#232;bre c&#233;l&#233;br&#233; &#224; 9 heures.&lt;br /&gt; Par la suite, la d&#233;pouille est transport&#233;e &#224; l'&#233;glise de Saint-Pie de Bagot o&#249;, apr&#232;s un Liberia, le docteur est inhum&#233; au cimeti&#232;re de l'endroit dans le lot familial, &#224; la suite d'une imposante c&#233;r&#233;monie du &#171; Dernier repos &#187; en pr&#233;sence de militaires du 22e R&#233;giment de Montr&#233;al. D'Ottawa, la famille re&#231;oit un t&#233;l&#233;gramme du Gouverneur G&#233;n&#233;ral du Canada, Georges Vanier : &#171; J'apprends avec infinie tristesse la mort de mon vieil ami le docteur Alb&#233;ric Marin qui au risque de sa vie, pendant que le 22e Bataillon attaquait le 28 ao&#251;t 1918, est venu panser mes blessures &#187;. Au moment de son d&#233;c&#232;s, le docteur n'&#233;tait pas encore retrait&#233;. Deux jours avant sa mort, il &#233;tait &#224; son bureau de consultation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le docteur Paul Poirier, dans sa notice n&#233;crologique concernant Alb&#233;ric Marin, parue dans &lt;em&gt;L'Union m&#233;dicale du Canada&lt;/em&gt;, de F&#233;vrier 1961, rend hommage au docteur notamment en ces quelques mots : &#171; Marin fut chez nous un pionnier de la Dermatologie et, &#224; mon avis, le plus grand dermatologiste. Il fut un grand Universitaire, un grand Patron, un grand Canadien! &#187;. En 1981, le nom du docteur capitaine Alb&#233;ric Marin a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; un nouveau parc pour convalescents adjacent &#224; l'H&#244;pital militaire de Valcartier, Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; L'&#233;pitaphe de la pierre tombale se lit comme suit : &#171; docteur Alb&#233;ric Marin - 1893-1960 &#8211; m&#233;decin &#8211; professeur &#233;m&#233;rite &#8211; capitaine du Royal 22e r&#233;giment 1914-1918 &#8211; croix militaire (avec agrafe) &#8211; chevalier de la L&#233;gion d'honneur (militaire) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Pierre tombale d'Alb&#233;ric Marin.&lt;br /&gt; Cimeti&#232;re de Saint-Pie, Pierrette Bri&#232;re, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le dernier d'une s&#233;rie de quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin dermatologue, h&#233;ros de guerre ( 3 )</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue-929</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Grande Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Pie</dc:subject>
		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Luc Cordeau &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 17 mai 2006. &lt;br class='autobr' /&gt; Ses &#233;tudes &lt;br class='autobr' /&gt; Alb&#233;ric Marin fait ses &#233;tudes classiques &#224; l'int&#233;rieur de trois institutions : au Coll&#232;ge de Montr&#233;al, de 1905 &#224; 1908, au S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe, du 7 octobre 1908 au 22 octobre 1910, et au Coll&#232;ge Sainte-Marie, &#224; Montr&#233;al, d'octobre 1910 &#224; d&#233;cembre 1911. Dans ce dernier coll&#232;ge, Alb&#233;ric se distingue pendant ses &#233;tudes en rapportant une mention sp&#233;ciale en Amplification Fran&#231;aise ainsi que le Second prix en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/saint-pie" rel="tag"&gt;Saint-Pie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-militaire" rel="tag"&gt;HIstoire militaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton929-23611.jpg?1688680039' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Luc Cordeau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 17 mai 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Ses &#233;tudes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Alb&#233;ric Marin fait ses &#233;tudes classiques &#224; l'int&#233;rieur de trois institutions : au Coll&#232;ge de Montr&#233;al, de 1905 &#224; 1908, au S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe, du 7 octobre 1908 au 22 octobre 1910, et au Coll&#232;ge Sainte-Marie, &#224; Montr&#233;al, d'octobre 1910 &#224; d&#233;cembre 1911. Dans ce dernier coll&#232;ge, Alb&#233;ric se distingue pendant ses &#233;tudes en rapportant une mention sp&#233;ciale en Amplification Fran&#231;aise ainsi que le Second prix en g&#233;om&#233;trie, dans le programme Belles-Lettres, en 1910. L'ann&#233;e suivante, il remporte le deuxi&#232;me prix en Version Latine, en Rh&#233;torique. Il d&#233;bute l'ann&#233;e scolaire 1911-1912, en Philosophie I, o&#249; il est conseiller dans le Comit&#233; de l'Acad&#233;mie. &#194;g&#233; de 18 ans, Alb&#233;ric ne termine pas son ann&#233;e car il fait son entr&#233;e &#224; l'&#201;cole de m&#233;decine et de chirurgie de Montr&#233;al, affili&#233;e &#224; la Facult&#233; de M&#233;decine de l'Universit&#233; Laval &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/alberic marin/3-Alberic-Marin.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Alb&#233;ric ne passera pas les cinq ann&#233;es de son cours de m&#233;decine sur les bancs universitaires. En effet, en 1915, en p&#233;riode de la Premi&#232;re guerre mondiale, apr&#232;s avoir obtenu son grade de Bachelier en m&#233;decine, il s'enr&#244;le dans l'arm&#233;e pour servir outre-mer (comme sous-brevet). &#192; l'&#233;poque, le Gouvernement f&#233;d&#233;ral a besoin d'&#233;tudiants en m&#233;decine pour servir dans les diff&#233;rents contingents canadiens car il n'y a pas assez de personnel m&#233;dical. Afin d'aider au recrutement, le 1er f&#233;vrier 1915, l'&#201;cole de m&#233;decine a r&#233;solu d'accorder &#224; tout &#233;l&#232;ve qui s'enr&#244;lera afin d'aider les bless&#233;s aux ambulances et sur la ligne de feu, une &#233;quivalence d'assistance aux cours. Par contre, ces &#233;l&#232;ves devront au retour passer leurs examens. Alb&#233;ric se retrouve en Angleterre d&#232;s le mois de mai. Pour l'universit&#233;, ces &#233;tudiants en stage pouvaient profiter notamment du d&#233;veloppement de la chirurgie d'urgence et des nouveaux proc&#233;d&#233;s de d&#233;sinfection des plaies, en plus d'am&#233;liorer leur connaissance en milieu clinique. Alb&#233;ric est du nombre des 45 &#233;tudiants de la Facult&#233; de m&#233;decine qui se sont enr&#244;l&#233;s au cours de cette guerre. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; De retour au pays au printemps 1916, Alb&#233;ric demande la permission au Conseil de l'&#201;cole de m&#233;decine : de se pr&#233;senter aux examens de quatri&#232;me ann&#233;e en mai, malgr&#233; son absence de plusieurs mois ; de s'inscrire au cours de cinqui&#232;me ann&#233;e ainsi qu'aux examens de fins de session en septembre suivant. Le 3 avril, la Facult&#233; r&#233;pond favorablement &#224; ses demandes sauf pour l'examen final, Alb&#233;ric devra recevoir l'accord du Coll&#232;ge des M&#233;decins. Finalement, Alb&#233;ric r&#233;ussira lors des examens suppl&#233;mentaires du 21 septembre 1916. Il a m&#234;me obtenu son Dipl&#244;me de Docteur en M&#233;decine avec la mention Distinction. Re&#231;u m&#233;decin, Alb&#233;ric s'enr&#244;le &#224; nouveau en novembre 1916, afin de retourner sur les champs de batailles europ&#233;ens poursuivre son travail humanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Sa carri&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Au retour de la guerre, le docteur Alb&#233;ric Marin pratique sa profession &#224; Montr&#233;al. Pendant plusieurs ann&#233;es, son cabinet &#233;tait situ&#233; au 1414, rue Drummond, et sa s&#339;ur Lucille &#233;tait sa secr&#233;taire. En 1923, il entre au service de la Facult&#233; de M&#233;decine de l'Universit&#233; de Montr&#233;al; il devient assistant professeur de dermatologie et de syphiligraphie. En f&#233;vrier 1925, Alb&#233;ric d&#233;bute en France des &#233;tudes compl&#233;mentaires sp&#233;cialis&#233;es en dermatologie et syphiligraphie gr&#226;ce &#224; l'obtention d'une bourse de 6000 francs, offerte &#224; un m&#233;decin canadien-fran&#231;ais d&#233;sireux de parachever ses &#233;tudes, par le [Laboratoire de Biochimie m&#233;dicale de Paris ]. Il a pu travailler avec des grands ma&#238;tres de la m&#233;decine de l'&#233;poque notamment avec le docteur Loustre &#224; l'H&#244;pital Saint-Louis de Paris, avec qui il pr&#233;sente, le 12 novembre 1925, &#224; la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise de Dermatologie, un nouveau traitement d'irradiations de rayons ultra-violets pour des patients atteints d'une dermatose. &#192; son retour d'Europe, il met sur pied avec le docteur Gustave Archambault, le Service de Dermatologie et de Syphiligraphie le plus moderne du temps &#224; l'H&#244;pital Notre-Dame de Montr&#233;al ; il en sera le chef de 1931 &#224; 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Apr&#232;s avoir r&#233;ussi avec la mention &#171; Tr&#232;s grand succ&#232;s &#187;, toutes les &#233;preuves requises, il devient professeur agr&#233;g&#233; de la Chaire de Dermatologie et de Syphiligraphie, de la Facult&#233; de M&#233;decine de l'Universit&#233; de Montr&#233;al, le 4 f&#233;vrier 1929. Le jury recommande m&#234;me que sa th&#232;se pr&#233;sent&#233;e pour l'occasion &#171; Le Cancer de la peau et son traitement &#187;, soit publi&#233;e. Finalement, il devient professeur titulaire, le 8 juin 1937. Cette m&#234;me ann&#233;e, le Comit&#233; ex&#233;cutif de la Facult&#233; lui accorde une aide financi&#232;re provenant du Fonds Casgrain-Charbonneau, afin qu'il puisse r&#233;aliser des recherches sur le traitement de la Paralysie G&#233;n&#233;rale par la M&#233;thode Pysethoth&#233;rapique. En 1940-1941, Alb&#233;ric donne plusieurs cours &#224; sa clinique de l'H&#244;pital Notre-Dame, notamment : Psoriasis - Cancers &#8211; Tumeurs b&#233;nignes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin, ann&#233;es 1940.&lt;br /&gt; Source: Coll&#232;ge des M&#233;decins du Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article fait partie d'une s&#233;rie de quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue-928&#034;&gt;&lt;&lt; Article 2 &lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue-930&#034;&gt;Article 4 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin dermatologue, h&#233;ros de guerre ( 2 )</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue-928</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Grande Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Pie</dc:subject>
		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Luc Cordeau &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 3 mai 2006 &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s trois jours de combat, dans la soir&#233;e du 29 ao&#251;t 1918, sur les 700 sous-officiers et soldats et des 22 officiers, il ne restait plus que 80 sous-officiers et soldats et un seul officier, le docteur Alb&#233;ric Marin. Tous les autres hommes avaient &#233;t&#233; tu&#233;s ou bless&#233;s. Sans chef, les soldats h&#233;sitaient &#224; poursuivre le combat. &lt;br class='autobr' /&gt; De son ambulance (ce terme d&#233;signait un centre de premiers soins autant qu'un v&#233;hicule destin&#233; &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/saint-pie" rel="tag"&gt;Saint-Pie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-militaire" rel="tag"&gt;HIstoire militaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton928-d8cd1.jpg?1688680039' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Luc Cordeau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 3 mai 2006&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Apr&#232;s trois jours de combat, dans la soir&#233;e du 29 ao&#251;t 1918, sur les 700 sous-officiers et soldats et des 22 officiers, il ne restait plus que 80 sous-officiers et soldats et un seul officier, le docteur Alb&#233;ric Marin. Tous les autres hommes avaient &#233;t&#233; tu&#233;s ou bless&#233;s. Sans chef, les soldats h&#233;sitaient &#224; poursuivre le combat.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; De son ambulance (ce terme d&#233;signait un centre de premiers soins autant qu'un v&#233;hicule destin&#233; &#224; transporter les bless&#233;s) au rebord d'un plateau, le docteur Marin voyait bien que la situation &#233;tait devenue d&#233;sesp&#233;r&#233;e. N'&#233;coutant que son courage, il enl&#232;ve ses insignes de la Croix-Rouge, qui lui donne la protection et d&#233;vale la pente en vitesse, donne son masque &#224; gaz &#224; un soldat qui n'en a plus, prend le fusil d'un mort, rassemble les survivants, et part &#224; l'attaque avec ses hommes contre les Boches et les mitrailleuses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Au cours de la bataille, il soigne &#233;galement les bless&#233;s. Pendant qu'il panse un des siens, il est lui-m&#234;me bless&#233; &#224; la main gauche par un pistolet &#224; fus&#233;e qui part malencontreusement. Il continue &#224; diriger ses hommes malgr&#233; un bras en &#233;charpe jusqu'&#224; 22 heures, c'est-&#224;-dire, jusqu'&#224; ce qu'il soit bless&#233; une seconde fois, selon certaines sources, par un obus qui &#233;clate tout pr&#232;s de lui, le renverse, l'assomme, et le blesse &#224; la main droite, pour d'autres, il est gaz&#233; par l'ennemi. Il reprend conscience le lendemain sous une tente d'ambulance de campagne. La carri&#232;re d'officier combattant du m&#233;decin capitaine Alb&#233;ric Marin prend ainsi fin. Le 30 ao&#251;t, le 22e bataillon n'avait plus d'officiers et ne comptait que 40 soldats.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/alberic marin/2-Alberic-Marin.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Pour ses actes de bravoure d'Amiens, les 8 et 9 ao&#251;t 1918, et de Ch&#233;risy, du 26 au 29 ao&#251;t suivant, le docteur Marin a &#233;t&#233; d&#233;cor&#233; des m&#233;dailles de La Croix Militaire (Military Cross) avec agrafe (c'est-&#224;-dire, une deuxi&#232;me Croix Militaire), fait exceptionnel, surtout dans le Service de sant&#233;, qu'il re&#231;ut des mains du Roi d'Angleterre Georges V, le 11 janvier 1919. Selon les archives militaires et la Gazette de Londres, il a m&#233;rit&#233; ces d&#233;corations pour sa &#171; bravoure et son d&#233;vouement remarquable. Pendant plusieurs jours cons&#233;cutifs, il a soign&#233; et encourag&#233; les bless&#233;s sous un violent feu d'artillerie et de mitrailleuse avec d&#233;termination et entrain, malgr&#233; qu'il fut lui-m&#234;me bless&#233;. Son exemple d'abn&#233;gation et de m&#233;pris du danger eut un effet consid&#233;rable sur tout le bataillon &#187;. Alb&#233;ric Marin est l'un des quatre officiers du 22e bataillon &#224; recevoir les m&#233;dailles britanniques de La Croix Militaire avec agrafe. Il re&#231;oit &#233;galement les m&#233;dailles de Guerre 1914-1918, de la Victoire, 1914-1918, ainsi que la Croix de la L&#233;gion d'honneur, de la France, en 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La guerre ayant pris fin le 11 novembre 1918, c'est &#224; bord de l'Olympic, le navire jumeau du Titanic, que les hommes du 22e bataillon canadien-fran&#231;ais reviennent au Canada, &#224; Halifax en provenance de Southampton, Angleterre, le 16 mai 1919. Quelques jours plus tard, le 19 mai, c'est la d&#233;mobilisation g&#233;n&#233;rale, &#224; la Caserne de la rue Peel, &#224; Montr&#233;al. Alb&#233;ric Marin quitte le 22e bataillon pour reprendre la vie civile.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Sa famille&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Fils de R&#233;gis Marin (1863-1941), et de Emma C&#233;lina Boulay (1871-1950), Joseph R&#233;gis Alb&#233;ric Marin est n&#233; &#224; Saint-Pie, le 12 mars 1893. Baptis&#233; le jour de sa naissance, il a pour parrain et marraine ses grands-parents Joseph Marin et Agathe Delage. Alb&#233;ric est l'a&#238;n&#233; d'une famille de trois enfants (Charles-&#201;mile, 1897-1898, et Lucille, 1913-1995). Son p&#232;re est le fr&#232;re des juges &#201;mile Marin, de Saint-Hyacinthe, et Gustave Marin, de Montr&#233;al. &#192; Saint-Pie, la famille habite, en juin 1894, dans une maison lou&#233;e de la rue Salaberry.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Vers 1895-1896, la famille d&#233;m&#233;nage &#224; Montr&#233;al. En effet, ils habitent au 90, de la rue Frontenac, en 1896. R&#233;gis travail comme conducteur de tramways pour la compagnie &lt;em&gt;Montreal Street Railway&lt;/em&gt;. Il occupera ce poste pendant plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin, de la paroisse Saint-Jacques de Montr&#233;al, &#233;pouse Laure-Germaine Roy (1893-1922), de Saint-Pie, fille de Barth&#233;l&#233;my Roy, marchand, et de &#201;lisa Cheval, le 24 ao&#251;t 1920. Le couple a un enfant, R&#233;gine, n&#233;e en 1921. Laure-Germaine d&#233;c&#232;de le 1er f&#233;vrier 1922, &#226;g&#233;e de 28 ans, &#224; la suite d'une m&#233;ningite. Elle est inhum&#233;e au cimeti&#232;re de Saint-Pie, le 3 f&#233;vrier. Alb&#233;ric &#233;pouse en seconde noces, Marcelle Louise D&#233;lia Langlois (1900-1985), le 20 septembre 1923, &#224; l'&#233;glise Saint-Jacques de Montr&#233;al. Elle est la fille de Godfroy Langlois (1866-1928), journaliste, politicien, Commissaire du Qu&#233;bec en Belgique, et de Marie-Louise Harbour. De cette union na&#238;t un fils, Godfroy (1925-2005), qui sera avocat &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin et professeur, avec ses m&#233;dailles militaires, vers 1940, par Albert Dumas, photographe.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Source&lt;/strong&gt; : p&#233;riodique &lt;em&gt;Le mois de Jovette&lt;/em&gt;, Revue moderne lt&#233;e, Montr&#233;al, avril 1943, page 39. BAnQ.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue-929&#034;&gt;Article 3 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin dermatologue, h&#233;ros de guerre (1)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Grande Guerre</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Pie</dc:subject>
		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Luc Cordeau &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 26 avril 2006 &lt;br class='autobr' /&gt; Le h&#233;ros &lt;br class='autobr' /&gt; Alb&#233;ric Marin, Montr&#233;alais originaire de Saint-Pie, ancien &#233;tudiant du S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe, entend l'appel patriotique et s'enr&#244;le &#224; deux reprises dans les Forces exp&#233;ditionnaires canadiennes d'outre-mer (plus pr&#233;cis&#233;ment dans le C.A.M.C., le Corps m&#233;dical de l'Arm&#233;e canadienne) lors de la Premi&#232;re Guerre Mondiale, 1914-1918. &lt;br class='autobr' /&gt; D'abord, le 13 mars 1915, &#226;g&#233; de 22 ans, il cesse temporairement ses &#233;tudes en 4e (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/saint-pie" rel="tag"&gt;Saint-Pie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-militaire" rel="tag"&gt;HIstoire militaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton927-1db89.jpg?1688680039' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Luc Cordeau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 26 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Le h&#233;ros&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Alb&#233;ric Marin, Montr&#233;alais originaire de Saint-Pie, ancien &#233;tudiant du S&#233;minaire de Saint-Hyacinthe, entend l'appel patriotique et s'enr&#244;le &#224; deux reprises dans les Forces exp&#233;ditionnaires canadiennes d'outre-mer (plus pr&#233;cis&#233;ment dans le C.A.M.C., le Corps m&#233;dical de l'Arm&#233;e canadienne) lors de la Premi&#232;re Guerre Mondiale, 1914-1918. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/alberic marin/1-Alb&#233;ric-Marin.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; D'abord, le 13 mars 1915, &#226;g&#233; de 22 ans, il cesse temporairement ses &#233;tudes en 4e ann&#233;e de m&#233;decine pour aller aider dans les h&#244;pitaux militaires en Europe. Le milieu militaire n'&#233;tait pas inconnu d'Alb&#233;ric. En effet, il &#233;tait membre &#224; Montr&#233;al de la XXe Field Ambulance, une unit&#233; m&#233;dicale au service de la Milice canadienne. Arriv&#233; &#224; Devonport, Angleterre, le 15 mai 1915, &#224; bord du navire SS Metegama, Alb&#233;ric Marin (matricule 665) est rattach&#233; au 4e H&#244;pital stationnaire canadien (h&#244;pital pour Canadiens-fran&#231;ais form&#233; &#224; Montr&#233;al), install&#233; temporairement &#224; Shorncliffe (point de rassemblement de plusieurs unit&#233;s canadiennes de type administratif ou d'entra&#238;nement), o&#249; il re&#231;oit son entra&#238;nement d&#232;s le 29 juillet. Quelques mois plus tard, le 19 novembre, Alb&#233;ric se retrouve en France, &#224; Saint-Cloud, o&#249; le 4e H&#244;pital stationnaire canadien vient d'&#234;tre install&#233;. Il est &#224; Paris le 22 f&#233;vrier 1916. D&#233;mobilis&#233; le 26 mars suivant, il rentre au pays afin de terminer ses &#233;tudes. Grad&#233; sergent, il re&#231;oit sa premi&#232;re m&#233;daille : 1914-1915 Star, British War Medal. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Re&#231;u m&#233;decin en septembre 1916, le 30 novembre suivant, il s'enr&#244;le &#224; nouveau dans l'Unit&#233; 344 : D&#233;p&#244;t d'entra&#238;nement num&#233;ro 4 du Service de sant&#233; de l'arm&#233;e canadienne. Parti d'Halifax le 4 mars 1917, il arrive au port de Liverpool en Angleterre, le 15 suivant. Rattach&#233; au 2e bataillon de R&#233;serve canadien, le 1er mai, et au 11e bataillon, &#224; Shorncliffe, le 28 juin, il traverse en France le 6 juillet. On le retrouve &#224; l'ancien H&#244;pital stationnaire canadien num&#233;ro 4 de Saint-Cloud devenu l'H&#244;pital g&#233;n&#233;ral canadien num&#233;ro 8, du 21 juillet au 31 janvier 1918, date &#224; laquelle Alb&#233;ric rejoint les rangs du 22e bataillon afin de remplacer le docteur C.-J. Charpentier parti &#224; Saint-Cloud. Il sera le dernier des 8 m&#233;decins de ce bataillon.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En France, en mars 1918, Alb&#233;ric Marin a particip&#233; notamment aux batailles d'Arras, d'Amiens les 8 et 9 ao&#251;t o&#249; il agit comme chirurgien-major du 22e bataillon, et de Ch&#233;risy, du 27 au 29 ao&#251;t. Au sud d'Arras, apr&#232;s avoir pans&#233; un aviateur bless&#233; tomb&#233; pr&#232;s de la ligne ennemie, le docteur Marin d&#233;couvre des huttes de 30 pieds de long chacune. Il d&#233;cide d'y &#233;tablir son poste de secours en compagnie d'un aum&#244;nier qu&#233;b&#233;cois, le capitaine Rosaire Crocheti&#232;re, du dioc&#232;se de Nicolet. Dans la nuit du 2 au 3 avril, apr&#232;s avoir fait &#233;vacuer, par ambulance, tous les bless&#233;s cach&#233;s dans la hutte, le docteur Marin quitte quelques instants son poste afin d'aller secourir des hommes sur la ligne de feu. Marin passe &#224; travers la mitraille intense. Quelques minutes plus tard, un obus allemand &#233;clate pr&#232;s de la hutte du m&#233;decin et tue l'aum&#244;nier. Ce dernier avait &#233;crit quelques mots portant sur le docteur Marin en f&#233;vrier 1918, dans son carnet de guerre : &#171; il a un bon caract&#232;re, c'est un agr&#233;able compagnon, il visite la ligne de feu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Lors de la bataille de Ch&#233;risy, le docteur Marin, en plus de continuer &#224; soigner les bless&#233;s avec distinction, se fait remarquer en tant qu'officier combattant ! En effet, ayant remport&#233; un grand succ&#232;s lors de la bataille d'Amiens, les Canadiens sont d&#233;sign&#233;s pour ouvrir le syst&#232;me de d&#233;fense allemand, la Ligne d'Hindenburg, comprise entre les villes d'Arras et de Cambrai, comprenant un r&#233;seau d'&#238;lots en b&#233;ton arm&#233;, des milliers de mitrailleuses, une artillerie puissante, des fils de barbel&#233;, etc. Ce syst&#232;me de d&#233;fense bien organis&#233; pour l'&#233;poque, &#233;tait une v&#233;ritable forteresse imprenable, selon les Allemands. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les Canadiens y travaillent du 26 ao&#251;t au 11 octobre 1918. Le 22e bataillon d&#233;bute cette bataille le 27 ao&#251;t. Pendant deux heures, les hommes, par petits groupes, attaquent en traversant les trous d'obus et les barbel&#233;s, dans une plaine fauch&#233;e par les mitrailleuses et les obus, sans compter les corps &#224; corps &#224; la ba&#239;onnette. Le 28 ao&#251;t, &#224; midi trente minutes, le major Georges Vanier qui deviendra Gouverneur g&#233;n&#233;ral du Canada, de 1959 &#224; 1967, lance une nouvelle attaque. Bless&#233; d&#232;s le d&#233;but de l'offensive, malgr&#233; les secours du docteur Marin, il devra &#234;tre amput&#233; de la jambe droite &#224; l'h&#244;pital de Ligny Saint-Flochel. Le champ de bataille est couvert de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Alb&#233;ric Marin, m&#233;decin-capitaine, vers 1915-1918.&lt;br /&gt; Mus&#233;e de la Citadelle de Qu&#233;bec&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/alberic-marin-medecin-dermatologue-928&#034;&gt;Article 2 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vie sociale au R&#233;giment de Saint-Hyacinthe</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aux alentours des ann&#233;es 1950, la vie sociale et mondaine, faisait partie int&#233;grante des activit&#233;s du R&#233;giment de Saint-Hyacinthe, qui plus tard est devenu le 6e bataillon Royal 22e R&#233;giment de Saint-Hyacinthe. &lt;br class='autobr' /&gt; &#201;tant encore &#224; peu d'ann&#233;es de l'apr&#232;s-guerre, nombreux &#233;taient les officiers v&#233;t&#233;rans attach&#233;s au r&#233;giment et par le fait m&#234;me, membres du mess des officiers, autour duquel tournait non seulement ce qui concernait la milice, mais aussi une vie sociale tr&#232;s active et un endroit fr&#233;quent&#233; par un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L150xH49/arton914-1def1.jpg?1688929201' width='150' height='49' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Aux alentours des ann&#233;es 1950, la vie sociale et mondaine, faisait partie int&#233;grante des activit&#233;s du R&#233;giment de Saint-Hyacinthe, qui plus tard est devenu le 6e bataillon Royal 22e R&#233;giment de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#201;tant encore &#224; peu d'ann&#233;es de l'apr&#232;s-guerre, nombreux &#233;taient les officiers v&#233;t&#233;rans attach&#233;s au r&#233;giment et par le fait m&#234;me, membres du mess des officiers, autour duquel tournait non seulement ce qui concernait la milice, mais aussi une vie sociale tr&#232;s active et un endroit fr&#233;quent&#233; par un nombre restreint de membres associ&#233;s, choisis parmi la population de Saint-Hyacinthe et des alentours.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Qui ne se souvient des party du Jour de l'An, o&#249; nombreux &#233;taient les convives, les mess d'officiers &#233;tant, durant ces ann&#233;es, les seuls endroits o&#249; les boissons alcoolis&#233;es, par une permission sp&#233;ciale, pouvaient couler toute la nuit. &#201;puis&#233;s, &#233;taient les invit&#233;s qui allaient se coucher aux petites heures du matin, heureux, mais un peu chiffonn&#233;s de ces joyeuses libations.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Apr&#232;s un repos d'une semaine, le 6 janvier, en la F&#234;te des Rois, venait la r&#233;ception du Commandant. Les membres et quelques notables de la ville recevaient &#224; l'avance un carton lithographi&#233;, les priant de venir rencontrer le commandant du r&#233;giment lors d'un 5 &#224; 7, o&#249; chacun s'offrait mutuellement leurs voeux pour la nouvelle ann&#233;e. Le retour du courrier amenait invariablement de nombreuses acceptations &#224; cet &#233;v&#233;nement mondain; &#8230;boissons et victuailles &#233;tant aux frais de la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; On ne peut oublier les fameux bals costum&#233;s, o&#249; chacun rivalisait d'invention pour ne pas &#234;tre reconnu, ce qui &#233;tait presque impossible. J'y ai vu entre autres un p&#232;re dominicain bedonnant, tr&#232;s &#224; la mode, un Mickey Mouse s'amusant comme un fou et un maharajah qui y tenait s&#233;rieusement sa cour.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il me faut vous parler des bals que nous y tenions. Rien n'&#233;tait &#233;pargn&#233; pour faire de cette soir&#233;e un moment inoubliable.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Un invit&#233; de marque pr&#233;sidait le bal. Je me souviens entre autres, de Son Excellence le Lieutenant-gouverneur de la province, Paul Comtois, d&#233;c&#233;d&#233; dans des circonstances tragiques, et son &#233;pouse. &#201;galement, Leurs Excellences les Gouverneurs-g&#233;n&#233;raux du Canada, Vincent Massey, Roland Michener, ainsi que leurs &#233;pouses et plusieurs autres sommit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#192; cette occasion, le r&#233;giment au complet (y compris quelques dames pour les &#8220;fantaisies&#8221;) se mettait &#224; l'ouvrage pour changer de fa&#231;on m&#233;connaissable l'aspect du &#8220;drill hall&#8221; qui en fin de compte, ressemblait &#224; une enfilade de petits salons particuliers o&#249; les gens pouvaient se rassembler en bonne compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Plusieurs jeunes filles de Saint-Hyacinthe y ont fait leurs d&#233;buts sous l'oeil fier et approbateur de leurs parents. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/il_etait_une_fois/Vie-sociale-au-man&#232;ge-militaire_CH380-004-330-000-FAC-ARM-8.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Vous souvenez-vous, apr&#232;s le bal? La messe &#233;puisante aux petites heures du matin chez les S&#339;urs du Pr&#233;cieux-Sang, ... quelle &#233;preuve (vu les circonstances) !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#192; l'Armistice, c'&#233;tait la sortie avec les enfants. Aussi triste &#233;taient les souvenirs qui se rattachaient &#224; cette parade, aussi appr&#233;ci&#233;e elle l'&#233;tait des enfants et de quelques mamans qui regardaient ce beau d&#233;fil&#233; de soldats, accompagn&#233;s d'une nombreuse fanfare qui faisait les d&#233;lices des spectateurs. Apr&#232;s un d&#233;jeuner aux &#8220;beans&#8221; dans le drill hall, les enfants s'en donnaient &#224; coeur joie dans la grande salle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Les femmes des officiers h&#233;ritaient de quelques t&#226;ches humanitaires, on nous donnait le nom de &#8220;dames auxiliaires&#8221;. R&#233;guli&#232;rement, nous nous r&#233;unissions pour fabriquer des pansements pour la Croix-Rouge. Nous organisions une fois par ann&#233;e une parade de mode au profit de cette oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il y avait aussi le No&#235;l des Orphelins. Les enfants venaient au man&#232;ge, accompagn&#233;s des religieuses de l'H&#244;tel-Dieu. Le p&#232;re No&#235;l (Pit Darveau), pendant des ann&#233;es, ne leur a fait d&#233;faut. Il &#233;tait accompagn&#233; de sa f&#233;e des &#233;toiles suivi de ses lutins. Son tra&#238;neau &#233;tait rempli d'&#233;trennes pour chacun des enfants. Apr&#232;s un go&#251;ter servi dans la grande salle, tous s'en retournaient, heureux, repus, r&#234;vant d&#233;j&#224; &#224; l'an prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans les d&#233;buts des ann&#233;es cinquante, c'&#233;tait quelques-uns s'en souviendront, des soir&#233;es de lutte du samedi soir au man&#232;ge militaire. Au milieu du &#8220;drill hall&#8221; tr&#244;nait une ar&#232;ne de lutte dans toute sa majest&#233;. De tr&#232;s bonne heure apr&#232;s le souper, d&#233;j&#224; arrivaient les plus mordus qui se postaient dans les premi&#232;res rang&#233;s, tout en risquant, dans les moments les plus palpitants du spectacle, de recevoir une vol&#233;e de projectiles lanc&#233;s par des spectateurs cr&#233;dules qui arranguaient en m&#234;me temps les lutteurs qui pourtant donnaient une prestation d'envergure.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Plusieurs membres du mess se souviendront avoir, en ces temps-l&#224;, c&#244;toy&#233; apr&#232;s la repr&#233;sentation les Yvon Robert, Lu Thez, Whadeck Cowalsky et plusieurs autres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Je d&#233;plore, en y pensant, qu'un plus grand nombre de civils n'aient pu assister &#224; un souper r&#233;gimentaire, quel apparat! Je souhaiterais encore vibrer &#224; la parade du cuisinier qui, toque sur la t&#234;te et louche &#224; l'&#233;paule, venait au pas, avec tambours et trompettes, trinquer &#224; la table du commandant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Que dire de la parade du &#8220;snuff&#8221; qui &#233;tait une initiation pour les arrivants, nous n'&#233;tions pas tous de vieux soldats.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; De jeunes officiers, gants blancs et corne d'abondance au bout du bras, paradaient parmi les convives, accompagn&#233;s d'une mini fanfare. Apr&#232;s quelques tours de table dans un vacarme assourdissant, commen&#231;ait l'&#233;preuve. On pla&#231;ait une peu de tabac &#224; priser sur le dessus de la main gauche, e la main droite, on bloquait une narine, laissant l'autre aspirer &#233;nergiquement la poudre de tabac, ce qui provoquait des &#233;ternuements &#224; n'en plus finir ainsi que des fou-rires interminables. Ceux qui voulaient se d&#233;rober &#224; ce c&#233;r&#233;monial pouvaient, disait-on, &#233;coper d'une punition exemplaire; ce que je n'ai jamais pu v&#233;rifier.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le toast &#224; la Reine cl&#244;turait ce repas d'apparat. Plusieurs carafes contenant du porto, circulaient d'une main &#224; l'autre tout autour des tables. Apr&#232;s en avoir rempli son verre, chaque convive devait passer la carafe &#224; son voisin en prenant bien soin de ne pas la d&#233;poser sur le table, &#8220;because le protocole&#8221;. Alors le commandant du r&#233;giment se levait, et tout en &#233;levant sa coupe, clamait bien haut : &#8220;mesdames, messieurs, la Reine&#8221;. Tous reprenaient en se levant : &#8220;la Reine&#8221;, et l'on trinquait &#224; sa sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; J'ignore si de nos jours, les soldats de la Reine lui portent encore un toast, mais j'y crois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ici, les souvenirs font place &#224; des visages d'amis et &#224; des connaissances faites au cours de ces temps r&#233;volus. Quelques uns des acteurs de ces belles ann&#233;es ont disparu, les autres se sont perdus de vue, les rangs se sont &#233;claircis, l'&#226;ge a fait le reste, mais que de beaux souvenirs restent encore de ces moments privil&#233;gi&#233;s v&#233;cus au sein du 6e bataillon, Royal 22e R&#233;giment de Saint-Hyacinthe. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Un article de madame H&#233;l&#232;ne Nichols, ancienne pr&#233;sidente du Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, paru en deux parties dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; les 17 et 24 novmbre 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Photo prise lors d'une r&#233;union pr&#233;sid&#233;e par le lieutenant-colonel honoraire., M. L&#233;on Nichols. On reconnaite de gauche &#224; droite, le major Jacques Nichols, &#233;poux de Madame H&#233;l&#232;ne Nichols, auteure de l'article, le colonel Jean Berthiaume, le lieutenant-colonel honoraire L&#233;on Nichols, M. Philippe Bernier, maire de Drummondville et le lieutenant-colonel Jean Dor&#233; commandant du 6e bataillon Royal 22e R&#233;giment. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH548 Raymond B&#233;langer, photographe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le colonel Jean Berthiaume commandant du nouveau district militaire</title>
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		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le but de vous faire conna&#238;tre certaines personnalit&#233;s maskoutaines qui ont jou&#233; un r&#244;le important au cours des ann&#233;es 1960, le Centre d'histoire vous pr&#233;sente cette s&#233;rie d'articles transcrits d'un cahier sp&#233;cial publi&#233; par le journal Le Clairon Saint-Hyacinthe &#224; cette &#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt; R&#233;cemment nomm&#233; commandant du nouveau district militaire de l'ouest du Qu&#233;bec, le colonel Jean Berthiaume, &#034;Personnalit&#233; de la Semaine&#034;, est un de ces Maskoutains qui font la fiert&#233; de la r&#233;gion. Sa valeur, appuy&#233;e de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton864-c630e.jpg?1692352503' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans le but de vous faire conna&#238;tre certaines personnalit&#233;s maskoutaines qui ont jou&#233; un r&#244;le important au cours des ann&#233;es 1960, le Centre d'histoire vous pr&#233;sente cette s&#233;rie d'articles transcrits d'un cahier sp&#233;cial publi&#233; par le journal &lt;em&gt;Le Clairon Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH821/Le-Clairon-188e1-fe11e.jpg?1692352503' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='821' /&gt;R&#233;cemment nomm&#233; commandant du nouveau district militaire de l'ouest du Qu&#233;bec, le colonel Jean Berthiaume, &#034;Personnalit&#233; de la Semaine&#034;, est un de ces Maskoutains qui font la fiert&#233; de la r&#233;gion. Sa valeur, appuy&#233;e de r&#233;alisations importantes au service du pays lui vaudra la reconnaissance de ses concitoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; N&#233; &#224; Saint-Hyacinthe en novembre 1915, le colonel Berthiaume fit ses &#233;tudes ou S&#233;minaire de cet endroit et &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al, Facult&#233; des Sciences, o&#249; il obtint sa licence en chimie, en 1940.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Il obtint son brevet d'officier avec le R&#233;giment de Saint-Hyacinthe en 1936. T&#244;t, durant le second conflit mondial, il occupa le poste d'officier d'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral &#224; Qu&#233;bec, et plus tard &#224; la 7e Division d'Infanterie canadienne, au camp de Debert, N.-E.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En janvier 1943, il fr&#233;quenta le Coll&#232;ge d'&#233;tat-major de l'Arm&#233;e canadienne &#224; Kingston, Ont., puis est affect&#233; ou Royaume-Uni. En janvier 1944, il est nomin&#233; officier d'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral au quartier g&#233;n&#233;ral de la 4e Division Canadienne des blind&#233;s. Un an plus tard, est affect&#233; au quartier g&#233;n&#233;ral de 1a 1&#232;re Arm&#233;e canadienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Apr&#232;s son retour au Canada, en juin 1945, le colonel Berthiaume occupa divers postes ou quartier g&#233;n&#233;ral de l'Arm&#233;e. Il lut officier d'&#233;tat-major r&#233;sident &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al jusqu'en mars 1949. Il occupa en outre divers postes &#224; titre de commandant de l'&#201;cole d'Entra&#238;nement de l'Arm&#233;e canadienne &#224; Saint-Jean, Qu&#233;bec, et d'officier d'administration au Coll&#232;ge militaire royal de Saint-Jean.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En avril 1953; il fut nomm&#233; commandant adjoint du 2e bataillon Royal 22e R&#233;giment. En juillet 1954, il devint lieutenant-colonel et assuma les fonctions de repr&#233;sentant militaire canadien adjoint aupr&#232;s du commandement supr&#234;me des Forces alli&#233;es en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Affect&#233; &#224; l'Organisation de surveillance de la tr&#234;ve des Nations Unies en Palestine, en juillet 1960 il accompagne le g&#233;n&#233;ral Carl Von Horn, de Su&#232;de, commandant supr&#234;me de la force de l'ONU au Congo, &#224; titre de chef d'&#233;tat-major de l'ex&#233;cutif, et subs&#233;quemment, fut choisi comme premier officier ex&#233;cutif, poste qu'il occupa jusqu'en mars 1961.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En juin 1962, notre Personnalit&#233; fut nomm&#233;e officier de l'Ordre de l'Empire Britannique (OBE), pour la contribution remarquable qu'il a apport&#233;e &#224; la cause des Nations-Unies au cours de son service au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; De retour ou Canada, le colonel Berthiaume est affect&#233; au Coll&#232;ge d'&#233;tat-major de l'Arm&#233;e canadienne &#224; Kingston, Ont., en avril 1961 jusqu'en mars 1962, alors qu'i1est nomm&#233; adjudant-g&#233;n&#233;ral adjoint ou quartier g&#233;n&#233;ral de la r&#233;gion militaire du Qu&#233;bec, poste qu'i1 occupa jusqu'&#224; la mi-janvier 1965, alors qu'il fut nomm&#233; colonel de l'&#233;tat-major au m&#234;me endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Lors de la r&#233;organisation des commandements des forces arm&#233;es, le colonel Berthiaume fut choisi pour commander le district ouest du Qu&#233;bec, en date du 1er avril 1966. Dans ses nouvelles fonctions il est responsable pour le commandement, l'administration et l'entra&#238;nement de quelque 36 unit&#233;s et sous-unit&#233;s de Milice, en plus d'une cinquantaine de Corps de cadets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Source : &lt;/span&gt;&lt;em style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Le Clairon Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, 13 avril 1966, p. 26.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Parlons baseball (3)</title>
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		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>Sports et loisirs</dc:subject>
		<dc:subject>HIstoire militaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Paul Foisy &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 13 juillet 2017. &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s l'usage du parc Laframboise au printemps 1941, les militaires veulent l'utiliser &#224; nouveau en 1942. Cette fois, la demande provient du commandant A.P. Musgrave. Ce dernier fait savoir qu'une &#233;quipe repr&#233;sentant le camp des matelots joindra la Ligue de baseball Starr. Il offre une garantie de revenus minimums de 15 $ jusqu'&#224; concurrence de 150 $ par partie. Si les revenus sont plus grands que 150 $, le commandant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Foisy&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 13 juillet 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Apr&#232;s l'usage du parc Laframboise au printemps 1941, les militaires veulent l'utiliser &#224; nouveau en 1942. Cette fois, la demande provient du commandant A.P. Musgrave. Ce dernier fait savoir qu'une &#233;quipe repr&#233;sentant le camp des matelots joindra la Ligue de baseball Starr. Il offre une garantie de revenus minimums de 15 $ jusqu'&#224; concurrence de 150 $ par partie. Si les revenus sont plus grands que 150 $, le commandant offre 15 % du montant &#224; la municipalit&#233;. Il ajoute &#224; sa demande que l'entra&#238;nement des chevaux de course ne doit pas &#234;tre permis lors des parties se d&#233;roulant le dimanche apr&#232;s-midi.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; La nouvelle indiquant qu'une &#233;quipe de la marine de Saint-Hyacinthe est accept&#233;e dans la Ligue Starr fait la manchette de la page sportive du &lt;em&gt;Clairon&lt;/em&gt; du 2 avril 1943. On y apprend que la ligue est de calibre interm&#233;diaire &#171;&#8201;A&#8201;&#187; et qu'elle est form&#233;e de seize &#233;quipes. L'&#233;quipe maskoutaine, mise sur pied gr&#226;ce &#224; un groupe de sportmen maskoutains et les directeurs de la section sportive du camp des matelots, jouera onze parties, dont huit &#224; domicile. La premi&#232;re section de la ligue est form&#233;e des clubs de Marieville, Farnham, Chambly, Seven-Up, Verdun, Id&#233;al, M&#233;tropole et Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Trois semaines avant le d&#233;but du calendrier, le lieutenant D&#233;ry, le responsable de l'&#233;quipe locale, fait conna&#238;tre le nom de quelques joueurs. Comme le camp accueille des matelots provenant de l'ensemble du Canada, il n'est pas surprenant de constater que la formation est majoritairement anglophone et que les joueurs ont &#233;volu&#233; dans des ligues de baseball &#224; Toronto, Winnipeg et Calgary. Deux d'entre eux ont jou&#233; pour Valleyfield et un autre pour Notre-Dame de Gr&#226;ce. Le seul francophone, un d&#233;nomm&#233; Laroche, a jou&#233; dans la ligue St-Fran&#231;ois de Victoriaville.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Quelques jours apr&#232;s la publication de ces noms, la ligue fait savoir qu'elle accepte trois nouveaux clubs dans ses rangs, dont celle du Saint-Damase qui comptera sur les services de l'excellent athl&#232;te maskoutain Oscar Aubuchon. L'ajout de ces formations am&#232;ne des changements au calendrier et l'&#233;quipe des Signaleurs de la Marine jouera 17 parties. Au d&#233;but mai, les joueurs y vont de pratiques quotidiennes malgr&#233; la pluie et le mauvais temps.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH251/Art-3_parc-Laeb0-be7a9.jpg?1692352503' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px; float: right;' width='500' height='251' /&gt;Play Ball&#8201;!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Finalement, la saison se met en branle le 23 mai alors que l'Arm&#233;e de Saint-J&#233;r&#244;me, compos&#233;e de francophones, affronte l'&#233;quipe locale form&#233;e exclusivement d'anglophones. Environ 1000 personnes assistent &#224; la partie qui se termine par une victoire des marins par le compte de 8 &#224; 7. Le journaliste sportif du &lt;em&gt;Clairon &lt;/em&gt;commente la performance de l'&#233;quipe locale : &#171;&#8201;Les Marins auraient besoin d'un ou deux frappeurs de longs coups pour am&#233;liorer leur puissance au b&#226;ton qui est jusqu'ici la plus grande faiblesse de l'&#233;quipe.&#8201;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le 7 juin, l'&#233;quipe locale affronte le Saint-Damase. La premi&#232;re partie se d&#233;roule &#224; Saint-Hyacinthe en d&#233;but d'apr&#232;s-midi, alors que la seconde est jou&#233;e &#224; Saint-Damase &#224; 17 h 30&#8201;! Mais le programme double est fatal aux marins qui s'inclinent 8 &#224; 2 et 9 &#224; 1. On note que quatre Maskoutains, Oscar Aubuchon, Claude Savary, Paul Leclerc (trois excellents joueurs de hockey) et un nomm&#233; Cardin, un lanceur gaucher, portent les couleurs de Saint-Damase. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Trois semaines apr&#232;s cette double &#171;&#8201;d&#233;gel&#233;e&#8201;&#187;, l'&#233;quipe maskoutaine occupe le dernier rang de la section sud compos&#233;e de six clubs. Avec une victoire et cinq d&#233;faites, les Marins font pi&#232;tre figure, car la leur moyenne de .166 est la plus faible de la ligue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Ce qui devait arriver arriva : d&#233;but juillet, le club de baseball de la Marine annonce qu'il se retire de la ligue. L'&#233;quipe fait naufrage&#8201;! &#171;&#8201;Les raisons qui ont motiv&#233; la suspension d'activit&#233;s du club de la Marine sont, d'abord, le peu de temps dont pouvaient disposer les marins pour pratiquer : en effet, ce sont, pour la plupart, des &#233;l&#232;ves des cours de signaleurs qui doivent d'abord passer leurs examens de t&#233;l&#233;graphistes avant de jouer au baseball&#8201;&#187;, note le journaliste du &lt;em&gt;Clairon&lt;/em&gt;. Un journaliste sportif de&lt;em&gt; La Patrie&lt;/em&gt; mentionne que le club s'est retir&#233; &#224; cause de la faiblesse des joueurs. Ainsi, apr&#232;s sa seule victoire en lever de rideau, les r&#233;sultats sur le terrain am&#232;nent rapidement une forte baisse au niveau de l'assistance aux rencontres locales. N'ayant ni l'argent pour payer les d&#233;penses et ni le temps pour s'entra&#238;ner, les marins de Saint-Hyacinthe quittent le navire. L'aventure du baseball chez les militaires &#224; Saint-Hyacinthe se termine ainsi en plein c&#339;ur de l'&#233;t&#233; 1943.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Une partie en soir&#233;e au parc Laframboise.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire CH085 Studio B. J. H&#233;bert.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le troisi&#232;me d'une s&#233;rie de quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/parlons-baseball-2&#034;&gt;&lt;&lt; Article 2&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/parlons-baseball-4&#034;&gt;Article 4 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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