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	<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe</title>
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		<title>Notre-Dame du Rosaire (3)Le premier si&#232;cle de vie paroissiale</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Ostiguy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire religieuse</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire seigneuriale</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;piscopat</dc:subject>
		<dc:subject>Jules-Antonin Plourde</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Jules-Antonin Plourde &lt;br class='autobr' /&gt;
Article paru dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 21 septembre 1977. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux si&#232;cles d'histoire religieuse de la paroisse de Saint-Hyacinthe se r&#233;partissent sur deux p&#233;riodes presque &#233;gales d'un si&#232;cle chacune: la desserte par des cur&#233;s s&#233;culiers ( 1777-1873) et la desserte par des religieux dominicains (1873 &#224; nos jours). Durant la premi&#232;re p&#233;riode, neuf cur&#233;s s&#233;culiers prirent en charge les int&#233;r&#234;ts spirituels de la paroisse. Passons-les rapidement en voyant les oeuvres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/jules-antonin-plourde" rel="tag"&gt;Jules-Antonin Plourde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton1284-e3c03.jpg?1688732983' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Par Jules-Antonin Plourde&lt;br /&gt;
Article paru dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 21 septembre 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Les deux si&#232;cles d'histoire religieuse de la paroisse de Saint-Hyacinthe se r&#233;partissent sur deux p&#233;riodes presque &#233;gales d'un si&#232;cle chacune: la desserte par des cur&#233;s s&#233;culiers ( 1777-1873) et la desserte par des religieux dominicains (1873 &#224; nos jours). Durant la premi&#232;re p&#233;riode, neuf cur&#233;s s&#233;culiers prirent en charge les int&#233;r&#234;ts spirituels de la paroisse. Passons-les rapidement en voyant les oeuvres qu'ils ont accomplies. Si celles-ci, que nous allons relever, sont d'ordre mat&#233;riel, c'est qu'elles sont plus facilement discernables; qui dira l'action secr&#232;te et d'ordre spirituel accomplie par chacun d'eux?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;1) &lt;b&gt;Fran&#231;ois Noiseux (1777-1783)&lt;/b&gt; est le premier cur&#233; charg&#233; de Saint-Hyacinthe. Il ne fut pas cependant cur&#233; r&#233;sident, car il &#233;tait cur&#233; de Saint-Mathieu de Beloeil. Il ouvrit les registres le 14 d&#233;cembre 1777 par le bapt&#234;me de Marguerite Jared. Il pr&#233;sida &#224; l'&#233;lection du premier marguillier, le sieur Jean-Baptiste Beno&#238;t, dit Livernois. Il nomma le premier bedeau, Louis Beauregard. En 1778, il b&#233;nit le premier mariage, entre Augustin Galarneau et Th&#233;r&#232;se Laroche. En 1780, on d&#233;cida de la construction d'une chapelle de bois &#224; La Cascade, puis d'un presbyt&#232;re (1782).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;2) &lt;b&gt;Guillaume Durouvray (1783-1796)&lt;/b&gt; devint le premier cur&#233; r&#233;sident. Son premier acte fut de l&#233;galiser le contrat de donation par les seigneurs de la terre du cur&#233;. Le 16 ao&#251;t 1783, il fit baptiser par le cur&#233; Noiseux la premi&#232;re cloche qui ait sonn&#233; &#224; Saint-Hyacinthe, et &#224; laquelle un monument comm&#233;moratif a &#233;t&#233; dress&#233; pr&#232;s de I'actuelle &#233;glise Notre-Dame du Rosaire. Elle avait le cur&#233; Noiseux pour parrain et la seigneuresse Delorme, pour marraine. En I 788, l'&#233;v&#234;que de Qu&#233;bec vient confirmer 280 enfants. L'oeuvre importante du cur&#233; Durouvray fut la construction de la premi&#232;re &#233;glise en pierres, sise &#224; l'endroit m&#234;me de l'actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;3) &lt;b&gt;Joseph Duchouquet (1796-1798)&lt;/b&gt;. Ce cur&#233; ne fit que passer. Il pr&#233;sida &#224; la b&#233;n&#233;diction de l'&#233;glise Resther, qui fut ouverte au culte pour la population qui s'accroissait. Quant &#224; l'ancienne chapelle Noiseux, Mgr Choquette &#233;crit qu'elle fut transport&#233;e sur la rue Saint-Dominique et transform&#233;e en maison de logement, en laquelle naquit en 1810 Joseph-Sabin Raymond.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;4) &lt;b&gt;Pierre Picard (1798-1805)&lt;/b&gt; s'aboucha avec Louis Qu&#233;villon, grand artisan canadien, pour parachever la d&#233;coration int&#233;rieure de la nouvelle &#233;glise. Ce dernier r&#233;alisa une foule de belles choses, dont l'autel majeur et les deux autels lat&#233;raux. Ces derniers ont &#233;t&#233; donn&#233;s en 1931 &#224; la paroisse de Saint-Joachim de Shefford, o&#249; ils se trouvent toujours. Le cur&#233; Picard se fit construire une grande maison, sur le terrain de l'actuel bureau de poste, maison appel&#233;e &#8220;Maison Picard &#034;, et qui allait devenir le berceau d'une maison d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;5) &lt;b&gt;Antoine Girouard (1805-1832)&lt;/b&gt; fut le grand cur&#233; de Saint-Hyacinthe, tant par la dur&#233;e de son terme que par l'abondance de ses oeuvres. Tout d'abord, pour all&#233;ger la lourde t&#226;che du cur&#233; de Saint-Hyacinthe, il consentit &#224; de nombreux d&#233;membrements de sa paroisse. Le premier, en date de 1806, fut La Pr&#233;sentation. Ensuite, il s'occupa activement d'&#233;ducation. Il fit ouvrir d&#232;s 1809 une classe dans la sacristie, fit d&#233;buter des classes latines d&#232;s 1811 (fondation de ce qui allait devenir le premier coll&#232;ge), se porta acqu&#233;reur de la Maison Picard, puis entreprit la construction d'un coll&#232;ge proprement dit, sur l'actuel terrain de l'&#233;v&#234;ch&#233;. En l'espace de sept ans, il fonda une organisation compl&#232;te d'enseignement, profitant du maximum des lois d'&#233;coles de fabriques ou de syndics pour doter sa vaste paroisse de maisons d'&#233;coles. On peut le regarder &#224; juste titre comme le fondateur du s&#233;minaire de Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;https://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/edouard crevier logo chsh.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;6) &lt;b&gt;&#201;douard Crevier (1832-1852)&lt;/b&gt;. La grave &#233;pid&#233;mie qui s&#233;vit en 1832 avait fait ressortir la n&#233;cessit&#233; d'un h&#244;pital &#224; Saint-Hyacinthe. C'est ce &#224; quoi s'ing&#233;nia le cur&#233; Crevier, en faisant ouvrir le premier H&#244;tel-Dieu. L'&#233;glise de pierre de 1796 n&#233;cessitant d'&#234;tre restaur&#233;e, il proc&#233;da, au milieu de vives oppositions de la part de certains de ses paroissiens, &#224; la construction d'une nouvelle &#233;glise. Cette &#233;glise Crevier, termin&#233;e en 1842, fut de ce fait afflig&#233;e de malfa&#231;on et de faiblesse. Elle &#233;tait caduque d&#232;s que parachev&#233;e. C'est ce cur&#233; qui pr&#233;para les esprits &#224; la venue d'un &#233;v&#234;que &#224; Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;7) &lt;b&gt;Jean-Z&#233;phirin Resther (1852-1858)&lt;/b&gt;. En novembre 1852, Mgr Jean-Charles Prince, nomm&#233; &#233;v&#234;que de Saint-Hyacinthe, prenait possession de l'&#233;glise et du presbyt&#232;re. Il devait y loger un an. Mais le bill de cession de la paroisse &#224; la corporation &#233;piscopale ayant &#233;chou&#233; en Chambre, Mgr Prince dut songer &#224; s'installer ailleurs. Il nomma le cur&#233; Resther en titre. Celui-ci se mit &#224; l'oeuvre pour reb&#226;tir une nouvelle &#233;glise, proportionn&#233;e &#224; la population et au nouvel &#233;tat de choses. Apr&#232;s l'&#233;glise Durouvray (1796), apr&#232;s l'&#233;glise Crevier (1842), l'&#233;glise Resther (1861) allait &#234;tre la troisi&#232;me en pierre, sise sur le m&#234;me emplacement que les deux autres. C'est l'actuelle &#233;glise paroissiale. &#192; sa b&#233;n&#233;diction, Mgr Prince loua les paroissiens qui, en l'espace de 27 ans, consentirent &#224; quatre r&#233;partitions pour leurs constructions d'&#233;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;8) &lt;b&gt;Anthony O'Donnell (1858-1861).&lt;/b&gt; Il s'employa &#224; la d&#233;coration int&#233;rieure. Disons, pour int&#233;r&#234;t, que l'actuelle &#233;glise fut estim&#233;e en 1861, avec sacristie, au prix de $22,000.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;9) &lt;b&gt;&#201;douard Lecours (1861-1873)&lt;/b&gt; offrit la nouvelle &#233;glise aux paroissiens, &#224; la No&#235;l de 1861. Les chroniques rapportent que, d'une &#233;glise &#224; l'autre, on se servit des pierres utilisables pour les reconstructions. Ce qui veut dire que l'actuelle &#233;glise Notre-Dame contient en ses murs des pierres de l'&#233;glise Resther de 1796. C'est sous le cur&#233; Lecours que se firent les tractations pour c&#233;der la paroisse aux religieux dominicains. C'est en effet le 5 octobre 1873 que ces derniers prirent en charge la paroisse Notre-Dame. Il faut dire ici que ce nouveau titulaire avait &#233;t&#233; donn&#233; &#224; la Paroisse, &#224; l'arriv&#233;e du premier &#233;v&#234;que de Saint-Hyacinthe (1852), qui transf&#233;ra le patronage de Saint-Hyacinthe &#224; son &#233;glise cath&#233;drale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;La semaine prochaine, nous verrons quelles circonstances ont amen&#233; les Dominicains, ou Fr&#232;res Pr&#234;cheurs, en terre canadienne, &#224; Saint-Hyacinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&#201;douard Crevier. Collection du Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH001.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/notre-dame-du-rosaire-2-bicentenaire-de-la-paroisse-mere&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;&lt;Notre-Dame du Rosaire (2) &lt;/a&gt; &lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/la-venue-des-dominicains&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Notre-Dame du Rosaire (4)&gt;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le premier maire de Saint-Hyacinthe,un grand exil&#233; !</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/le-premier-maire-de-saint</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>Saint-Hyacinthe</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Par Andr&#233; A. Bourgeois. &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le 24 octobre 2019. &lt;br class='autobr' /&gt; Louis-Antoine Dessaulles &#233;tait l'a&#238;n&#233; des enfants survivants de l'union de Jean Dessaulles, quatri&#232;me seigneur de la seigneurie de Maska et de Marie-Rosalie Dessaulles n&#233;e Papineau, s&#339;ur de Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; la mort de son p&#232;re en 1835, il h&#233;rita de la seigneurie de Saint-Hyacinthe. Sa m&#232;re administra la seigneurie jusqu'&#224; sa majorit&#233; en 1839. Selon les chroniques maskoutaines de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-seigneuriale" rel="tag"&gt;Histoire seigneuriale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton1081-6ca2a.jpg?1688717532' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Andr&#233; A. Bourgeois.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt;, le 24 octobre 2019.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Louis-Antoine Dessaulles &#233;tait l'a&#238;n&#233; des enfants survivants de l'union de Jean Dessaulles, quatri&#232;me seigneur de la seigneurie de Maska et de Marie-Rosalie Dessaulles n&#233;e Papineau, s&#339;ur de Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &#192; la mort de son p&#232;re en 1835, il h&#233;rita de la seigneurie de Saint-Hyacinthe. Sa m&#232;re administra la seigneurie jusqu'&#224; sa majorit&#233; en 1839. Selon les chroniques maskoutaines de G&#233;rard Parizeau, par testament Jean Dessaulles avait laiss&#233; la seigneurie &#224; son fils Louis-Antoine, en le chargeant &#171; de remettre les deux tiers de la juste estimation du domaine &#224; son fr&#232;re Georges-Casimir et &#224; sa s&#339;ur Rosalie-Eug&#233;nie, par parts &#233;gales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Dans sa jeunesse, il c&#244;toya son oncle. Il appuyait enti&#232;rement ses id&#233;es et le suivit en exil aux &#201;tats-Unis et en France o&#249; il devint un fervent admirateur des &#233;crits de F&#233;licit&#233;-Robert de La Mennais dont : &#171; Les affaires de Rome &#187; publi&#233; en 1836. Yvan Lamonde &#233;crivait en 1994 : &#171; &#224; la suite de cette lecture, Louis-Antoine saisit bien l'opposition papale &#224; la libert&#233; de conscience &#187;. Son indignation se poursuivra jusqu'&#224; sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En 1849, lors de l'incorporation en village, que l'essor d&#233;mographique justifie, il est seigneur depuis 1839, il en est le premier maire, et ce, jusqu'en 1857. En 1850, Saint-Hyacinthe devint ville. Louis-Antoine pr&#233;sida aussi la Soci&#233;t&#233; Saint-Jean-Baptiste et fonda l'Institut canadien de Saint-Hyacinthe, sur le mod&#232;le de celui de Montr&#233;al, o&#249; il avait pr&#233;sent&#233; plusieurs conf&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet institut subit la condamnation de Mgr Bourget de Montr&#233;al en 1858, ainsi que celle de Rome en 1869. D'apr&#232;s Yvan Lamonde, les &#233;crits de Louis-Antoine, &#171; Les doctrines pernicieuses &#187;, furent mis &#224; l'index. &#192; partir de ce moment, Dessaulles creuse un immense foss&#233; entre lui et le clerg&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Pour lui, l'infaillibilit&#233; du pape, la puissance des &#233;v&#234;ques et tout l'ultramontanisme doivent &#234;tre d&#233;nonc&#233;s. Au cours de cette &#233;poque, il publie plusieurs articles dans diff&#233;rents journaux. Son combat pour les valeurs lib&#233;rales s'effrite avec la fin de l'Institut canadien o&#249; il peut pr&#233;senter ses conf&#233;rences percutantes. En 1874, il est consid&#233;r&#233; par Edmond Lareau, comme &#171; le plus illustre repr&#233;sentant, le chef actuel de l'&#233;cole lib&#233;rale du Canada &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L500xH323/montage-cimebf6d-bc5b4.jpg?1692352563' style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin: 15px;' width='500' height='323' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Louis-Antoine ne connut pas que le conflit avec les ultramontains&#8201;; il eut &#224; affronter ses ennuis financiers. Il d&#233;pensa beaucoup dans les journaux, fut aussi victime de son train de vie et perdit dans ses investissements ferroviaires. C'est ainsi qu'il d&#251;t vendre sa seigneurie. Robert Jones s'en porta acqu&#233;reur. La fontaine en face du march&#233; public de Saint-Hyacinthe, nous rappelle ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Le 28 juillet 1875, il quitte le Qu&#233;bec pour les &#201;tats-Unis. Son gendre Fr&#233;d&#233;ric-Liguori B&#233;ique est le premier &#224; apprendre son exil. En septembre, il l'informe de son d&#233;part pour la Belgique voulant ainsi &#233;viter &#224; sa famille le d&#233;shonneur de sa d&#233;route et refaire ses finances gr&#226;ce &#224; de nombreux projets. En f&#233;vrier 1878, il s'installe &#224; Paris. En exil, il continue &#224; &#233;crire &#224; sa fille Caroline. Ce lien lui est indispensable, car, jusqu'&#224; sa mort, c'est son gendre qui assurera son existence. Le 4 ao&#251;t 1895, Dessaulles d&#233;c&#232;de &#224; Paris et est inhum&#233; au cimeti&#232;re de Pantin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; En octobre 2017, &#233;tant en voyage &#224; Paris, je me rendis sur sa tombe comme pr&#233;cis&#233; dans la bibliographie d'Yvan Lamonde. Les archivistes du cimeti&#232;re me pr&#233;cis&#232;rent le m&#234;me emplacement. Je m'y rendis et m'y fit photographier. On voit qu'&#224; la concession 43, 1re division, 16e rang&#233;e du cimeti&#232;re de Pantin, il n'y a aucune pierre tombale ou &#233;pitaphe. Notre premier maire repose dans le plus grand anonymat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Collection Andr&#233; A. Bourgeois. En m&#233;daillon : portrait de Louis-Antoine Dessaulles, CH 478.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hyacinthe Delorme, seigneur de Saint-Hyacinthe (5)</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire seigneuriale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Daniel Girouard &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 1er mars 2018. &lt;br class='autobr' /&gt; Hyacinthe-Marie Delorme, 3e seigneur de Saint-Hyacinthe &lt;br class='autobr' /&gt; Hyacinthe-Marie Delorme, fils de Hyacinthe Delorme et de Marie Anne Crevier, est n&#233; au manoir du Rapide-Plat le 15 ao&#251;t 1777 et a &#233;t&#233; baptis&#233; le 9 septembre par le cur&#233; Cherrier de Saint-Denis-sur-Richelieu. &lt;br class='autobr' /&gt; Il n'a que quatorze mois lorsque son p&#232;re, seigneur de Saint-Hyacinthe, d&#233;c&#232;de le 24 octobre 1778, &#224; l'&#226;ge de 58 ans. Sa m&#232;re prend la tutelle et confie (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton880-b613f.jpg?1688732429' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Daniel Girouard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mars 2018.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Hyacinthe-Marie Delorme, 3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; seigneur de Saint-Hyacinthe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Hyacinthe-Marie Delorme, fils de Hyacinthe Delorme et de Marie Anne Crevier, est n&#233; au manoir du Rapide-Plat le 15 ao&#251;t 1777 et a &#233;t&#233; baptis&#233; le 9 septembre par le cur&#233; Cherrier de Saint-Denis-sur-Richelieu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n'a que quatorze mois lorsque son p&#232;re, seigneur de Saint-Hyacinthe, d&#233;c&#232;de le 24 octobre 1778, &#224; l'&#226;ge de 58 ans. Sa m&#232;re prend la tutelle et confie le r&#244;le d'agent des terres au cur&#233; Fran&#231;ois Noiseux de Bel&#339;il. Ce dernier prend sa t&#226;che &#224; c&#339;ur, octroyant au-del&#224; de 450 concessions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hyacinthe-Marie Delorme fait ses &#233;tudes au coll&#232;ge Saint-Rapha&#235;l de Montr&#233;al. Son p&#232;re &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233; sans testament, la coutume de Paris s'applique. Il h&#233;rite du titre et de la moiti&#233; de la seigneurie, ses deux s&#339;urs se partageant l'autre moiti&#233;. Lorsque le cur&#233; Noiseux quitte ses fonctions, la seigneuresse compte sur son neveu Jean Dessaulles, fils de sa s&#339;ur Marguerite, pour l'aider dans l'administration de la seigneurie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/./histoireregionale/histoire_dici/hyacinthe delorme/5-Manoir-seigneurial-selon-livre-Caroline-Dessaulles-Be&#769;ique-1939.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Hyacinthe-Marie atteint sa majorit&#233; en 1798 et prend alors en main les destin&#233;es de la seigneurie. Il montre la m&#234;me d&#233;termination que son p&#232;re &#224; faire prosp&#233;rer le fief familial. Il fait reb&#226;tir le vieux moulin &#224; farine de la Cascade en pierre, qui fonctionne alors sous la direction de Joseph Barbeau, fils du cocher de Montcalm.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il fait &#233;galement construire un beau manoir de pierre, &#224; l'emplacement que son p&#232;re avait r&#233;serv&#233;, aujourd'hui le parc Casimir-Dessaulles. Mgr. Choquette nous en fait cette description en 1930 : &#171; C'&#233;tait une massive maison de pierre des champs, de style normand, de 60 X 40 pieds, assise &#224; peu pr&#232;s &#224; l'entr&#233;e du Parc Dessaulles, vis-&#224;-vis la rue Saint-Denis. Une palissade pleine, &#224; hauteur d'homme, faite de planches horizontales et couronn&#233;e par une rang&#233;e de balustres, formait une jolie devanture et contribuait &#224; donner &#224; l'ensemble un aspect distingu&#233; &#187;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le deuil frappe durement le jeune seigneur dans les ann&#233;es suivantes. Le 22 mai 1799, sa demi-s&#339;ur Marie-Jos&#232;phe, &#226;g&#233;e de 35 ans, &#233;pouse de Dominique Debartzch, est inhum&#233;e &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac. Deux ans plus tard, il perd sa m&#232;re qui s'&#233;teint le 17 janvier 1801 &#224; l'&#226;ge d'environ 52 ans. On l'inhume aux c&#244;t&#233;s de son &#233;poux dans la crypte de l'&#233;glise Notre-Dame-du-Rosaire.&lt;br /&gt; &#192; peine douze jours plus tard, c'est sa s&#339;ur cadette, Marie Anne Joseph, qui d&#233;c&#232;de &#224; l'&#226;ge de 22 ans, jeune &#233;pouse de Claude D&#233;n&#233;chau, un n&#233;gociant de Qu&#233;bec.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hyacinthe-Marie Delorme h&#233;rite de la moiti&#233; de la part de la seigneurie de sa s&#339;ur Marie Anne Joseph devenant propri&#233;taire des cinq huiti&#232;mes du domaine. En ao&#251;t 1803, il est fait Commissaire de Paix. En 1808, il est &#233;lu d&#233;put&#233; de Richelieu et appuie le Parti canadien. En 1810, il donne une partie du terrain sur lequel fut construit le coll&#232;ge de Saint-Hyacinthe. Messire Antoine Girouard en fut le ma&#238;tre d'&#339;uvre. Commenc&#233; en 1811 et termin&#233; en 1816, il &#233;tait situ&#233; &#224; l'emplacement actuel de l'&#233;v&#234;ch&#233;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En juin 1812, il est nomm&#233; commissaire charg&#233; de faire pr&#234;ter le serment d'all&#233;geance. En tant que lieutenant-colonel de la milice, il commande la division de Saint-Hyacinthe pendant la guerre de 1812. Il tombe malade cette ann&#233;e-l&#224; et confie le commandement &#224; son cousin Jean Dessaulles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le partage de la seigneurie avait amen&#233; d'incessantes querelles et d'am&#232;res discussions, cr&#233;ant un froid entre les coseigneurs de Saint-Hyacinthe. Hyacinthe-Delorme, malade et sentant la mort approcher, fait demander son neveu Debartzch afin de discuter &#224; nouveau et mettre fin &#224; leur dispute, mais ce dernier refuse. N'ayant pas r&#233;ussi sa tentative de r&#233;conciliation, il nomme son cousin Jean Dessaulles comme unique h&#233;ritier au titre de seigneur et de sa part de la seigneurie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 13 mars 1814, Hyacinthe-Marie Delorme s'&#233;teint dans son manoir, &#224; l'&#226;ge de 36 ans et 6 mois. On l'inhume dans la crypte de l'&#233;glise Notre-Dame-du-Rosaire, aux c&#244;t&#233;s de son p&#232;re et de sa m&#232;re. Mgr. Choquette en fera cet &#233;loge en 1930 : &#171; Instruit, droit et bon, charitable, tendre pour ses censitaires, le regrett&#233; d&#233;funt avait v&#233;cu sans faste, sans rechercher les agr&#233;ments de la vie, sans songer &#224; fonder une famille. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Illustration&lt;/strong&gt;&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Manoir seigneurial selon livre Caroline &lt;/span&gt;Dessaulles&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;/span&gt;B&#233;ique&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, 1939. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Cet article est le cinqui&#232;me d'une s&#233;rie de cinq.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-879&#034;&gt;&lt;&lt; Article 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hyacinthe Delorme, seigneur de Saint-Hyacinthe (4)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-879</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire seigneuriale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Daniel Girouard &lt;br class='autobr' /&gt; &#8203;Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 1er f&#233;vrier 2018. &lt;br class='autobr' /&gt; Hyacinthe Delorme &#224; la Cascade &lt;br class='autobr' /&gt; C'est en 1772 que le seigneur Delorme d&#233;cide de d&#233;placer le centre de d&#233;veloppement de la seigneurie &#224; l'endroit o&#249; il d&#233;couvre une cascade qui allait favoriser l'implantation de nombreux moulins. Cet endroit, longtemps occup&#233; par la Penman's, se trouve du c&#244;t&#233; est de l'entr&#233;e du pont Barsalou. &lt;br class='autobr' /&gt; Il r&#233;serve la premi&#232;re portion de ces terres dites &#171; au-dessus de la cascade du moulin &#187; pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton879-437f7.jpg?1688732610' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Daniel Girouard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &#8203;Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Hyacinthe Delorme &#224; la Cascade&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; C'est en 1772 que le seigneur Delorme d&#233;cide de d&#233;placer le centre de d&#233;veloppement de la seigneurie &#224; l'endroit o&#249; il d&#233;couvre une cascade qui allait favoriser l'implantation de nombreux moulins. Cet endroit, longtemps occup&#233; par la Penman's, se trouve du c&#244;t&#233; est de l'entr&#233;e du pont Barsalou.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il r&#233;serve la premi&#232;re portion de ces terres dites &#171; au-dessus de la cascade du moulin &#187; pour la construction du moulin ainsi que pour une &#233;ventuelle chapelle et un cimeti&#232;re. Un peu plus loin, il se r&#233;serve un vaste emplacement pour le futur domaine seigneurial qu'il r&#234;ve d'y faire construire. Le centre de ce domaine correspond &#224; l'actuel parc Casimir-Dessaulles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/./histoireregionale/histoire_dici/hyacinthe delorme/4-moulin-cascade.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Le 22 juillet 1772, la seigneuresse rend l'&#226;me &#224; l'&#226;ge de 36 ans. Hyacinthe Delorme se retrouve veuf, avec une enfant de huit ans. Deux ans plus tard, il prend pour &#233;pouse une autre fille de seigneur en la personne de Marie Anne Crevier dite Descheneaux, elle aussi de Saint-Fran&#231;ois-du-Lac.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 13 ao&#251;t 1776, elle donne naissance &#224; une fille pr&#233;nomm&#233;e Marie Anne qui d&#233;c&#232;de malheureusement 11 jours plus tard. C'est &#224; partir de cette ann&#233;e-l&#224; que les Maskoutains commencent &#224; ensevelir leurs morts priv&#233;ment sur un coteau de la Cascade, probablement derri&#232;re l'actuelle &#233;glise Notre-Dame-du-Rosaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 15 ao&#251;t 1777 na&#238;t Hyacinthe-Marie Delorme qui est baptis&#233; au manoir du Rapide-Plat, bien que son acte de bapt&#234;me soit not&#233; au registre de Saint-Denis-sur-Richelieu. Sa s&#339;ur a&#238;n&#233;e, n&#233;e du premier mariage de son p&#232;re, est &#226;g&#233;e de 13 ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 11 mai 1778, le cur&#233; Fran&#231;ois Noiseux, cur&#233; de Bel&#339;il desservant de Saint-Hyacinthe, vient b&#233;nir les fosses des onze personnes inhum&#233;es au cimeti&#232;re du haut de la cascade. Pour Hyacinthe Delorme, l'avenir semblait s'annoncer sous d'heureux hospices pour sa seigneurie toujours en expansion.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 24 octobre 1778, le malheur frappe. Hyacinthe Delorme s'&#233;teint dans son manoir du Rapide-Plat, &#224; l'&#226;ge de 58 ans, 1 mois et 21 jours. Outre son &#233;pouse Marie Anne Crevier, enceinte d'environ cinq mois, il laisse sa fille Marie Josephte, &#226;g&#233;e d'environ quatorze ans et son jeune fils Hyacinthe-Marie, &#226;g&#233; d'un an seulement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deux jours plus tard, on l'enterre dans le cimeti&#232;re de la cascade. Le cur&#233; Noiseux note dans l'acte de s&#233;pulture : &#171; Ont &#233;t&#233; pr&#233;sents presque tous les habitants de la dite seigneurie&#8230; &#187;. Tous ses braves censitaires s'&#233;taient r&#233;unis pour rendre un dernier hommage &#224; leur seigneur fondateur. Sa mort fut probablement subite car il est d&#233;c&#233;d&#233; intestat, c'est-&#224;-dire sans testament, chose &#233;tonnante de la part d'un homme qui avait paraph&#233; plusieurs contrats dans sa vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La premi&#232;re chapelle fut commenc&#233;e au printemps de 1780 et fut reb&#226;tie en pierre en 1793. En 1798, on exhume le corps de Hyacinthe Delorme et l'on place ses ossements au fond d'une nouvelle bi&#232;re que l'on enterre dans l'&#233;glise, du c&#244;t&#233; de l'&#233;p&#238;tre, sous le banc seigneurial.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1781, Marie Anne Crevier, veuve Delorme, confie le r&#244;le d'agent des terres au cur&#233; Noiseux, reconnu habile en chiffres. Jusqu'en 1796, il a octroy&#233; au-del&#224; de 450 concessions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 11 janvier 1779 est baptis&#233;e Marie Anne Josette Delorme, n&#233;e quatre jours plus t&#244;t, fille de feu Hyacinthe Delorme et de Marie Anne Crevier. Cette derni&#232;re &#233;pousera le 23 juin 1880 Claude D&#233;n&#233;chau, qui sera plus tard d&#233;put&#233; &#224; la Chambre d'assembl&#233;e du Bas-Canada. Sa jeune &#233;pouse d&#233;c&#232;de le 29 janvier 1801, &#224; l'&#226;ge de 22 ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'autre fille, celle du couple Delorme/Desrosiers, Marie Jos&#232;phe, avait &#233;pous&#233; le 18 avril 1779, Dominique Debartzch. Au bapt&#234;me de sa demi-s&#339;ur en janvier 1779, elle en est la marraine et est d&#233;sign&#233;e sous le nom de Josette Delorme, seigneuresse de Lussaudi&#232;re. Elle d&#233;c&#232;de &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac le 22 mai 1799, &#224; l'&#226;ge de 35 ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marie Anne Crevier, seigneuresse de Saint-Hyacinthe rend l'&#226;me le 17 janvier 1801, &#224; l'&#226;ge de 52 ans. Elle est inhum&#233;e dans la crypte de l'&#233;glise Notre-Dame-du-Rosaire, pr&#232;s de son &#233;poux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quant &#224; son unique fils, Hyacinthe-Marie, troisi&#232;me seigneur de Saint-Hyacinthe, il la suivra dans la crypte en 1814, &#224; l'&#226;ge de 36 ans, apr&#232;s avoir accompli de belles r&#233;alisations.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Photo:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Un des moulins de la Cascade vers 1870.&lt;br /&gt; Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH478.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le quatri&#232;me d'une s&#233;rie de cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-878&#034;&gt;&lt;&lt; Article 3 &lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-880&#034;&gt;Article 5 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hyacinthe Delorme, seigneur de Saint-Hyacinthe (3)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-878</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire seigneuriale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Daniel Girouard &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 18 janvier 2018. &lt;br class='autobr' /&gt; Hyacinthe Delorme au Rapide-Plat &lt;br class='autobr' /&gt; C'est au cours de l'&#233;t&#233; 1757 que Hyacinthe Delorme quitte Saint-Fran&#231;ois-du-Lac en compagnie de son &#233;pouse et de six d&#233;fricheurs pour venir s'&#233;tablir d&#233;finitivement dans sa seigneurie. Ces derniers sont : Nicolas Pond dit Jolibois, Pierre Leclaire, Jean-Baptiste Lafond, Louis Ledoux, Amable Mayet et Fran&#231;ois Hubert. En remontant la rivi&#232;re Yamaska, le petit groupe est forc&#233; de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton878-a140b.jpg?1688732610' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Daniel Girouard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 18 janvier 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Hyacinthe Delorme au Rapide-Plat&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; C'est au cours de l'&#233;t&#233; 1757 que Hyacinthe Delorme quitte Saint-Fran&#231;ois-du-Lac en compagnie de son &#233;pouse et de six d&#233;fricheurs pour venir s'&#233;tablir d&#233;finitivement dans sa seigneurie. Ces derniers sont : Nicolas Pond dit Jolibois, Pierre Leclaire, Jean-Baptiste Lafond, Louis Ledoux, Amable Mayet et Fran&#231;ois Hubert. En remontant la rivi&#232;re Yamaska, le petit groupe est forc&#233; de s'arr&#234;ter &#224; un endroit o&#249; coulent de nombreux rapides. Delorme nomme cet endroit le Rapide-Plat. Un monument y a &#233;t&#233; d&#233;voil&#233; le 13 ao&#251;t 1948 pour comm&#233;morer l'arriv&#233;e du seigneur Delorme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est l&#224; qu'il a fait construire son humble manoir. Selon des notes de madame Maurice Laframboise, on disait que &#171; cette maison &#233;tait une pauvre construction en planches brutes &#187;. Cependant, l'inventaire qui sera fait apr&#232;s le d&#233;c&#232;s du seigneur Delorme mentionne qu'il poss&#232;de une maison de cinq pi&#232;ces bien meubl&#233;es, alors que les maisons de colons ne comportaient souvent qu'une seule pi&#232;ce commune.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/hyacinthe delorme/3-Plan-du-rapide-plat-1867.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;Un premier moulin &#224; scie, aliment&#233; par un petit affluent de la rivi&#232;re Yamaska qu'il a nomm&#233; la rivi&#232;re Delorme, y avait &#233;t&#233; construit. Mes plus r&#233;centes recherches me portent &#224; croire que le moulin &#233;tait d&#233;j&#224; en op&#233;ration en 1757. Sur la carte illustrant cet article, on identifie ce premier moulin &#224; scie sous le num&#233;ro 11 et la rivi&#232;re Delorme sous le num&#233;ro 16.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au printemps de 1758, la jeune seigneuresse donne naissance &#224; des jumelles baptis&#233;es Claire et Genevi&#232;ve qui sont baptis&#233;es le 26 mars &#224; Saint-Michel d'Yamaska. La premi&#232;re d&#233;c&#232;de &#224; 38 jours et la seconde &#224; 5 mois. Comme il n'y avait pas encore de chapelle ni de cimeti&#232;re, elles sont inhum&#233;es &#224; Saint-Michel d'Yamaska.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De 1757 &#224; 1763, le d&#233;veloppement de la seigneurie, &#233;loign&#233;e de tout et surtout des principales voies navigables, s'av&#232;re tr&#232;s lent. On se consacre alors exclusivement &#224; l'abattage des arbres et au commerce du bois. En 1763, le seigneur Delorme accorde les 19 premi&#232;res concessions, en aval et en amont du Rapide-Plat. Cette ann&#233;e-l&#224;, les Martin Balthazar, Louis Jaret dit Vincent, Pierre Plouf, Jean-Baptiste Lafond, Jean-Baptiste Landiran, Nicolas Pond dit Jolibois, Louis, Fran&#231;ois et &#201;tienne Ledoux, Antoine Provaux, Pierre Leclaire, Louis Minet, Fran&#231;ois Hubert, Pierre Codere, Pierre Plouf, Jacques Codere, Jean-Baptiste Adrien et Athanase Lefebvre deviennent officiellement des maskoutains. Parmi ces noms, on retrouve les noms de cinq des six d&#233;fricheurs qui accompagnaient le couple Delorme en 1757. Ne manque qu'Amable Mayet dont on perd la trace.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 25 f&#233;vrier 1764 marque la naissance de Marie-Jos&#232;phe Delorme qui est baptis&#233;e &#224; Saint-Denis-sur-Richelieu. Elle sera la seule enfant survivante du couple Delorme/Desrosiers. Cette ann&#233;e-l&#224;, une trentaine de nouvelles terres sont conc&#233;d&#233;es. Les dites terres avaient g&#233;n&#233;ralement une superficie de trois arpents de front sur trente de profondeur. Tous les actes de concession pour les ann&#233;es 1763 et 1764 sont r&#233;dig&#233;s par Me Louis-Simon Frichet de Saint-Denis-sur-Richelieu dont les archives sont conserv&#233;es &#224; Montr&#233;al.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1769, le d&#233;frichement des terres progresse avec l'ouverture, &#224; l'ouest et au nord-ouest, du Rang Salvail et du Grand Rang avec pour r&#233;sultat d'attirer bient&#244;t des colons des paroisses riveraines du Richelieu, d&#233;j&#224; satur&#233;es. &#192; titre d'exemple, il y avait en 1763 &#224; Saint-Ours 800 habitants et 1000 &#224; Sorel. Apr&#232;s une douzaine d'ann&#233;es d'efforts acharn&#233;s &#224; &#171; faire de la terre &#187; pour employer une vieille expression, Hyacinthe Delorme voyait enfin sa seigneurie pr&#234;te &#224; entamer une nouvelle phase de son d&#233;veloppement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#192; partir de quel moment a-t-on cess&#233; de nommer la seigneurie Maska pour la nommer Saint-Hyacinthe ? Dans les actes des premi&#232;res concessions, on disait : &#171; &#8230; la seigneurie de St Hyacinthe, par Hyacinthe Delorme, seigneur en partie de la rivi&#232;re d'Yamaska vulgairement nomm&#233;e St Hyacinthe&#8230; &#187;. M. G&#233;rard Parizeau dans son livre &#171; Les Dessaulles seigneurs de Saint-Hyacinthe &#187;, publi&#233; en 1976, nous dit : &#171; La seigneurie sera connue sous le nom de Saint-Hyacinthe, &#224; partir du moment o&#249; elle &#233;cherra &#224; Messire Hyacinthe-Marie de l'Orme, &#224; la mort de son p&#232;re. &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le saint nomm&#233; Hyacinthe est un fr&#232;re pr&#234;cheur de Cracovie en Pologne canonis&#233; en 1594 par le pape Cl&#233;ment VIII.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Illustration:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Plan du Rapide-Plat en 1867. Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH478.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le troisi&#232;me d'une s&#233;rie de cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-877&#034;&gt;&lt; &lt; Article 2&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-879&#034;&gt; Article 4 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hyacinthe Delorme, seigneur de Saint-Hyacinthe (2)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-877</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire seigneuriale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Par Daniel Girouard &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 11 janvier 2018. &lt;br class='autobr' /&gt; Hyacinthe Delorme &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac &lt;br class='autobr' /&gt; Dans ce deuxi&#232;me article, nous retrouvons le jeune seigneur Hyacinthe Delorme &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac, situ&#233; de nos jours &#224; environ une heure de route &#224; l'est de Saint-Hyacinthe. L'histoire ne nous r&#233;v&#232;le pas les circonstances qui l'ont amen&#233; en ce lieu avant de venir s'&#233;tablir d&#233;finitivement dans sa seigneurie de Maska. &lt;br class='autobr' /&gt; La paroisse Saint-Fran&#231;ois dans le lac Saint-Pierre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-maskoutaine" rel="tag"&gt;histoire maskoutaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-seigneuriale" rel="tag"&gt;Histoire seigneuriale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton877-357c3.jpg?1688733379' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Daniel Girouard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe &lt;/em&gt;le 11 janvier 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Hyacinthe Delorme &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Dans ce deuxi&#232;me article, nous retrouvons le jeune seigneur Hyacinthe Delorme &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac, situ&#233; de nos jours &#224; environ une heure de route &#224; l'est de Saint-Hyacinthe. L'histoire ne nous r&#233;v&#232;le pas les circonstances qui l'ont amen&#233; en ce lieu avant de venir s'&#233;tablir d&#233;finitivement dans sa seigneurie de Maska.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/hyacinthe delorme/2-carte-st-francois-du-lac.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;La paroisse Saint-Fran&#231;ois dans le lac Saint-Pierre comprenait alors trois seigneuries : Saint-Fran&#231;ois, Lussaudi&#232;re et Pierreville. Le sieur Jean-Baptiste Jutras dit Desrosiers avait achet&#233; la seigneurie de Lussaudi&#232;re de Paul-Fran&#231;ois Raimbault en 1724 pour la somme de 600 livres. C'est en cet endroit pr&#233;cis qu'on retrouve le jeune seigneur Delorme en 1756.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &#194;g&#233; de 35 ans, Hyacinthe Delorme fait &#171; un beau mariage &#187; en demandant la main de Marie-Josephte, fille unique du seigneur Jutras dit Desrosiers, alors &#226;g&#233;e de 21 ans et n&#233;e de son premier mariage avec Marie-Claire Crevier de Saint-Fran&#231;ois. Les &#233;poux unissent leurs destin&#233;es le 25 f&#233;vrier 1756, dans l'&#233;glise de Saint-Fran&#231;ois-du-Lac. La veille, les futurs &#233;poux avaient paraph&#233; un contrat de mariage, dans la maison du sieur Desrosiers, devant le notaire Jean Leproust des Trois-Rivi&#232;res. En d&#233;but de contrat, le notaire d&#233;crit ainsi Hyacinthe Delorme : &#171; seigneur de St Hyacinthe sur la rivi&#232;re Maska y demeurant&#8230; &#187;. Dans ce dit contrat, Hyacinthe Delorme re&#231;oit en guise de dot la somme de mille livres. Le notaire mentionne &#233;galement que l'&#233;poux poss&#232;de &#171; une seigneurie situ&#233;e dans la rivi&#232;re Maska appel&#233; le fief St-Hyacinthe, sur laquelle il a fait construire un &#233;tablissement consid&#233;rable pour transporter des bois&#8230; &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces deux mentions nous font jeter un regard nouveau sur les affirmations nous laissant croire que la seigneurie &#233;tait inoccup&#233;e avant 1757. D'apr&#232;s mes recherches, j'ai tout lieu de croire que Hyacinthe Delorme avait d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; l'exploiter avant de venir s'y installer avec sa jeune &#233;pouse. Son manoir devait m&#234;me &#234;tre, si non compl&#233;t&#233;, &#224; tout le moins habitable durant la belle saison.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Autre mention &#224; souligner du contrat de mariage des &#233;poux Delorme : &#171; le dit futur &#233;poux a dou&#233; et do&#252;i&#233; la dite future &#233;pouse de la somme de quatre mille livres de douaire pr&#233;fix&#233; ou de douaire constitu &#224; son choix&#8230; &#187;. En d'autres termes, il garantissait cette somme &#224; sa future &#233;pouse s'il advenait qu'il d&#233;c&#232;de avant elle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certains auteurs affirment que les nouveaux &#233;poux demeur&#232;rent pendant une ann&#233;e au manoir des Desrosiers avant de se rendre en bateau sur leurs terres en 1757. Une quittance envers le sieur Louis Descheneaux, dat&#233;e du 1er f&#233;vrier 1757 et sign&#233;e chez le notaire Jean-Baptiste Dugast nous le confirme par cette mention : &#171; &#8230; le Sr Hyacinthe Delorme demeurant au dit St-Fran&#231;ois au nom et comme ayant &#233;pous&#233; damoiselle Josephte Jutras Desrosiers&#8230; &#187;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 31 mars 1757, Hyacinthe Delorme y voit na&#238;tre son premier enfant, un fils baptis&#233; Jean-Baptiste-Hyacinthe. L'enfant d&#233;c&#232;de malheureusement le 23 juin, &#224; l'&#226;ge de 23 jours et son petit corps est inhum&#233; dans le cimeti&#232;re paroissial. Certains ont pr&#233;tendu que les Delorme avaient quitt&#233; la seigneurie de Lussaudi&#232;re au printemps de 1757 pour aller prendre possession de la seigneurie de Maska. Les &#233;v&#233;nements ci-haut mentionn&#233;s me laissent croire que ce d&#233;part se fit plut&#244;t apr&#232;s le 23 juin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 16 janvier 1762, Jean-Baptiste Jutras dit Desrosiers, seigneur de Lussaudi&#232;re rend l'&#226;me &#224; l'&#226;ge d'environ 70 ans. Outre sa seconde &#233;pouse Marie-Anne Desroches, il ne laisse que sa fille Marie-Josephte qui h&#233;rite de la seigneurie. Dans un acte paraph&#233; par le notaire Louis Pillard et dat&#233; du 1er mars 1762, on peut lire que le Sieur Delorme et damoiselle son &#233;pouse s'engagent &#224; verser &#224; la veuve Desrosiers une pension annuelle de trois cents livres, payable de quatre mois en quatre mois, et ce pour le reste de ses jours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On raconte que Hyacinthe Delorme a pass&#233; l'hiver de 1762 &#224; Saint-Fran&#231;ois-du-Lac afin d'organiser la gestion du fief. Par la suite, quelques actes notari&#233;s mentionnent son nom comme &#233;tant le seigneur de Lussaudi&#232;re. Entre autres, celui dat&#233; du 13 f&#233;vrier 1765, paraph&#233; par le notaire Rigaud des Trois-Rivi&#232;res, concernant la concession de 18 terres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Illustration:&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Extrait d'une carte publi&#233;e vers 1740.&lt;br /&gt; Collection Soci&#233;t&#233; Historique de la R&#233;gion de Pierreville.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est de deuxi&#232;me d'une s&#233;rie de cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de&#034;&gt;&lt;&lt; Article 1&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-878&#034;&gt;Article 3 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hyacinthe Delorme, seigneur de Saint-Hyacinthe (1)</title>
		<link>https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de</link>
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		<dc:date>2018-03-21T13:29:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Foisy</dc:creator>


		<dc:subject>histoire maskoutaine</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire seigneuriale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Daniel Girouard &lt;br class='autobr' /&gt; &#8203;Publi&#233; dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 28 d&#233;cembre 2017. &lt;br class='autobr' /&gt; Passionn&#233; de g&#233;n&#233;alogie et d'histoire depuis une trentaine d'ann&#233;es, je porte un int&#233;r&#234;t particulier &#224; notre fondateur Hyacinthe Delorme. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est lui qui conc&#233;da les terres num&#233;ros 17 et 18 &#224; mon anc&#234;tre Germain-Jacques Girouard et &#224; son fils Victor le 1er avril 1772. Ces terres d&#233;crites comme &#233;tant situ&#233;es au-dessus de la cascade du moulin seraient aujourd'hui, selon mes plus r&#233;centes estimations, dans les environs du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/" rel="directory"&gt;Histoire d'ici&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://histoire.a3communications.ca/mot/histoire-seigneuriale" rel="tag"&gt;Histoire seigneuriale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://histoire.a3communications.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton876-ad669.jpg?1688732285' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;strong&gt;Par Daniel Girouard&lt;br /&gt; &#8203;&lt;/strong&gt;Publi&#233; dans &lt;em&gt;Le Courrier de Saint-Hyacinthe&lt;/em&gt; le 28 d&#233;cembre 2017.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Passionn&#233; de g&#233;n&#233;alogie et d'histoire depuis une trentaine d'ann&#233;es, je porte un int&#233;r&#234;t particulier &#224; notre fondateur Hyacinthe Delorme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; C'est lui qui conc&#233;da les terres num&#233;ros 17 et 18 &#224; mon anc&#234;tre Germain-Jacques Girouard et &#224; son fils Victor le 1er avril 1772. Ces terres d&#233;crites comme &#233;tant situ&#233;es au-dessus de la cascade du moulin seraient aujourd'hui, selon mes plus r&#233;centes estimations, dans les environs du pont de Douville. Un autre point qui piqua ma curiosit&#233; est le fait que la marraine de la derni&#232;re enfant de cet anc&#234;tre &#233;tait nulle autre que la seigneuresse, Marie Anne Crevier, deuxi&#232;me &#233;pouse du seigneur Hyacinthe Delorme. Depuis 2012, je m'efforce de raviver le souvenir du seigneur Hyacinthe Delorme, allant m&#234;me jusqu'&#224; le personnifier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img alt=&#034;&#034; src=&#034;http://www.histoiredemaska.com/IMG/UserFiles/Images/histoireregionale/histoire_dici/hyacinthe delorme/1-statue-Delorme.jpg&#034; style='max-width: 500px; max-height: 10000px' /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Hyacinthe Delorme &#224; Qu&#233;bec&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le premier anc&#234;tre de Hyacinthe Delorme qui d&#233;barqua &#224; Qu&#233;bec en Nouvelle-France est son arri&#232;re-grand-p&#232;re Hubert Simon dit Lapointe. Originaire de Taverny, situ&#233; &#224; environ 25,8 kilom&#232;tres de Paris, il avait dans la jeune vingtaine lorsqu'il vint s'&#233;tablir au pays. C'est en 1657 qu'on trouve la premi&#232;re trace &#233;crite de sa pr&#233;sence, alors qu'on le dit &#171; travaillant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Jacques-Hyacinthe Simon dit Delorme, fils de Jacques Simon dit Delorme, ma&#238;tre charron et de Marie Ursule Rouillard est n&#233; &#224; Qu&#233;bec le 3 septembre 1720 et fut baptis&#233; le m&#234;me jour en l'&#233;glise Notre-Dame. Hyacinthe &#233;tait le deuxi&#232;me enfant de cette famille qui en comptera sept. Comme son p&#232;re &#233;tait un homme d'affaires visiblement prosp&#232;re, et non pas modeste ou m&#234;me pauvre comme on l'a parfois pr&#233;tendu, je pr&#233;sume qu'il a fait ses &#233;tudes au Coll&#232;ge des J&#233;suites qui &#233;tait situ&#233; &#224; l'emplacement actuel de l'h&#244;tel de ville de Qu&#233;bec. Comme son oncle Pierre &#233;tait lui aussi ma&#238;tre charron et son oncle Jacques ma&#238;tre charpentier, il &#233;tait donc tout naturel que le jeune Delorme oriente sa carri&#232;re dans le travail du bois. On le cite parfois comme menuisier, parfois comme charron.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entre 1701 et 1720, la ville de Qu&#233;bec avait &#233;t&#233; un immense chantier. Paris ayant enfin pris au s&#233;rieux la d&#233;fense de la colonie, on avait alors construit une multitude de fortifications. Vingt-cinq ans plus tard, elles avaient s&#233;rieusement besoin d'entretien et de r&#233;parations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1745, alors qu'il atteint sa majorit&#233;, Hyacinthe Delorme d&#233;croche un important contrat pour Louis XV, Roi de France et de Navarre, dit le &#171; Bien-Aim&#233; &#187;. Il devient entrepreneur des plates-formes, aff&#251;ts et artillerie, c'est-&#224;-dire des ouvrages n&#233;cessaires &#224; l'installation des canons. En 1746, on retrouve d'ailleurs son nom dans les archives de la colonie o&#249; il appara&#238;t parmi d'autres fournisseurs charg&#233;s de mettre l'artillerie en &#233;tat et de monter les batteries. Ce contrat fut certainement tr&#232;s lucratif pour lui car on constate par la suite de nombreuses transactions immobili&#232;res &#224; son nom dans la ville de Qu&#233;bec, sur la rue Saint-Louis, l'une des plus anciennes de la ville.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 25 octobre 1753, on le retrouve dans l'&#233;tude de ma&#238;tre Christophe-Hilarion Dulaurent, notaire royal de la ville de Qu&#233;bec, en compagnie du sieur Pierre-Fran&#231;ois de Rigaud, &#233;cuyer, seigneur de Vaudreuil, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis et gouverneur des ville et gouvernement des Trois-Rivi&#232;res. Ce jour-l&#224;, Hyacinthe Delorme paraphait un contrat qui allait radicalement changer le cours de sa vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faisait l'achat de la seigneurie de Maska, l'une des deux plus grandes au pays, couvrant une superficie de six lieues sur six, les autres en ayant g&#233;n&#233;ralement deux sur deux. &#192; l'origine conc&#233;d&#233;e &#224; Pierre-Fran&#231;ois Rigaud en 1748, ce dernier, militaire de carri&#232;re, par manque de temps et des obligations trop lourdes &#224; supporter, n'exploita pas sa seigneurie. Ce territoire immense &#233;tait travers&#233; par une rivi&#232;re et une for&#234;t riche en pins. Cette vente fut conclue pour un montant de 4 000 livres, somme alors tr&#232;s importante. &#192; titre de comparaison, un ouvrier sp&#233;cialis&#233; gagnait environ 300 livres par ann&#233;e.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La seigneurie de Maska tirait son nom de la rivi&#232;re qui la traverse, la Yamaska, que les Ab&#233;naquis pronon&#231;aient &#171; ouabmaska &#187;, qui signifie &#171; il y a des joncs au large &#187; ou &#171; il y a beaucoup de foin &#187;.&lt;br /&gt; &#192; suivre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Photo: &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;Statue d'Hyacinthe &lt;/span&gt;Delorme&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;. Daniel &lt;/span&gt;Girouard&lt;span style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt;, 2017.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; Cet article est le premier d'une s&#233;rie de cinq.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&#034;http://www.histoiredemaska.com/histoire/histoire-regionale/histoire-d-ici/article/hyacinthe-delorme-seigneur-de-877&#034;&gt;Article 2 &gt;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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