Douze ans après la catastrophe que fut 1927 et trois ans à peine après celle de 1936, la Ville de Saint-Hyacinthe est de nouveau frappée par une inondation majeure. Selon le supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe Jean-Baptiste Olivier Archambault, celle-ci est encore provoquée par les températures douces du printemps. Cette chaleur fait fondre la neige qui fait à son tour gonfler le lit de la rivière et provoque la débâcle. Les blocs de glace ainsi libérés provoquent une crue des eaux.
Selon Le Courrier tout le bas de la ville est inondé, l’eau s’infiltrant abondamment dans les rues Saint-Casimir, Saint-Pascal, Saint-Simon, Saint-Louis, Saint-Michel et Saint-Paul. Au sommet de la crise, l’eau se rend vis-à-vis l’Église Christ-Roi à l’angle des rues Concorde et Sainte-Marguerite. Selon Le Clairon, le quartier du marché à foin « repose sous plusieurs pieds d’eau ». Qui plus est, l’inondation fait refouler l’eau des égouts qui envahit les caves des maisons situées près de la rue des Cascades.

Durant la nuit, la police de Saint-Hyacinthe procède au sauvetage de différentes familles qui se retrouvent sans logis. Cinquante personnes sont ainsi logées à l’étage supérieur du marché centre, le temps qu’ils retrouvent leurs habitations.
La montée des eaux a souvent des conséquences plus anodines comme la fermeture des écoles du quartier qui ont eu lieu jusqu’à ce que l’eau des sous-sols soit pompée. Ainsi, les académies Girouard et Prince et l’école Christ-Roi ont toutes trois dû fermer leurs portes.
La circulation dans les rues de la ville se fait en chaloupe, moyen de locomotion emprunté notamment par les marchands de lait et de pains qui distribuent leurs vivres à bord de petites embarcations.
Heureusement, les marchands, avisés de la prochaine inondation, ont eu le temps de déplacer les marchandises susceptibles d’être inondées, ce qui réduit considérablement les pertes occasionnées par la montée des eaux. Néanmoins, plusieurs réparations restent à faire dans les caves et sur certains bâtiments, notamment à l’Église Christ-Roi et au presbytère qui ont tous deux, été inondés.
Si cette inondation n’a pas été des plus dommageable, elle se démarque néanmoins par son ampleur.
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