Le dragon de Saint-Hyacinthe,
par Pierre Breton


Nommé le Liverpool du Québec, Saint-Hyacinthe est au début des années soixante un terreau fertile pour l’émergence des groupes de musique yé-yé. On a qu’à penser aux Hou-Lops, aux Sultans, aux Aristocrates, aux Lutins, etc.  Cette époque d’effervescence sert de toile de fond au nouveau roman de Pierre Breton.

L’auteur nous plonge dans une histoire policière sans prétention, au ton humoristique, dans laquelle le chef de police Cyrille Carignan doit enquêter sur la mort du chanteur idolâtré du groupe Les Mégavolts, Danny Dragon. Carignan et son partenaire, l’agent Truchon, vont aller au bout de cette affaire pour trouver le véritable coupable de l’incendie qui a ravagé la maison de Danny Dragon où il a été retrouvé mort.

Le livre regorge de références à la ville telle qu’elle se présentait à cette époque de grands changements sociaux. On jurerait que Pierre Breton y a vécu tellement celles-ci sont précises. Or, ce n’est pas le cas. L’auteur a, cependant, bien fait ses devoirs en consultant Le Courrier de Saint-Hyacinthe de l’année 1965, ainsi qu’un plan de la ville daté de 1959 pour décrire Saint-Hyacinthe de la façon la plus réaliste possible. La salle de danse l’Escapade, le parc Dessaulles, l’Hôpital vétérinaire, le Séminaire et même Concorde Automobile y occupent une place. Assurément, les Baby-Boomer de Saint-Hyacinthe et les Maskoutains en général liront ce roman avec beaucoup de plaisir.

Anne-Sophie Robert, archiviste.
22 juin 2021.