Ainsi, dans le procès — verbal de la séance du Conseil municipal du 2 janvier 1893, on indique que « Son honneur le Maire soumet à ce conseil l’opportunité et l’avantage qu’il y aurait pour ce conseil et les contribuables de cette cité d’accorder une aide pécuniaire afin de favoriser l’établissement d’une industrie en cette cité, ayant pour but de préparer et convertir la terre noire de Savanne en combustible pouvant avantageusement remplacer le charbon. » Le conseil, président par le maire George-Casimir Dessaulles examine cette opportunité.
Au terme des discussions, on donne l’avis qu’à la prochaine séance, on présentera la motion suivante :
« Attendu que M. John McDougall de New York, propose d’établir dans les limites de cette cité, une industrie ayant pour but de manufacturer la terre noire de Savanne en combustible pouvant avantageusement remplacer le charbon pour toutes les fins. De chauffage soit des chaudières à vapeur ou des maisons.
Attendu que le dit M. McDougall ne demande aucune autre aide de ce conseil pour l’établissement de son industrie de transport et l’installation de machines qui lui sont nécessaire et qui ont une valeur d’au moins dix mille dollars, que l ‘usage d’une bâtisse convenable pendant l’espace de six mois.
Attendu que l’établissement d’une industrie de ce genre serait d’un très grand avantage pour la ville et les citoyens.
Attendu qu’il existe dans cette ville une bâtisse convenable pour y établir une telle industrie et que M. McDougall a visité et qu’il peut louer : il est résolu que le conseil paie au dit M. McDougall oui à ses représentants une somme de cinquante piastres par mois, à titre d’aide, du jour de la passation du bail, pendant six mois, à condition que les dites machines soient installées et mises en opération. »
Cette motion, présentée par le conseiller Nault et secondée par le conseiller Brousseau, sera finalement adoptée lors de la séance du 4 janvier 1893. Ainsi, 10 ans avant la conférence de J. De Clercy, un commerce de tourbe s’établit à Saint-Hyacinthe.
Photo :
Sur cette carte datée de 1964, on voit bien ce qui reste de la tourbière de Saint-Dominique.
« Rapport géologique 101. Région de Saint-Hyacinthe (moitié ouest) ». 1964. Bibliothèque du Séminaire de Saint-Hyacinthe.
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